L’arrivée des héritières devrait pousser la gestion de patrimoine à se féminiser
Qualifié de «plus grand transfert de richesse» de l’Histoire par le secteur de la finance, le passage de relais des babyboomers à la génération des millenials, dans les prochaines décennies, ne se fera pas sans les femmes.
«Comparées aux précédents transferts de richesse, les sommes qui sont sur le point d’être transmises sont inégalées. C’est un constat global, au niveau mondial», souligne Stéphanie Lair Crommen, head of wealth solutions chez Pictet Wealth Management.
S’il est encore difficile d’estimer l’impact de ce mouvement sur le Vieux continent, McKinsey prévoit que les Américaines hériteront «d’une part importante des 30.000 milliards de dollars d’actifs financiers» qui changeront de mains rien qu’aux Etats-Unis au cours de la prochaine décennie. Et cela qu’elles soient épouses ou héritières.
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Adapter le conseil
Loin de vouloir laisser leurs parts du gâteau, les femmes seront plus susceptibles de rechercher des conseils auprès de professionnels que les hommes, explique Credit Suisse dans une note. Elles sont également de plus en plus nombreuses à s’être émancipées financièrement en s’engageant sur le monde du travail, avec des diplômes toujours plus importants, comme le souligne la banque helvète.
Une aubaine, mais aussi un challenge pour les professionnels du conseil, qui devront s’adapter aux profils de risque de leurs clientes connues pour être généralement plus prudentes que la majorité des hommes. Et de plus en plus averties !
Peut-être aussi l’occasion de féminiser davantage une profession encore largement exercée par des hommes. Selon des données de L’Agefi, les décisionnaires dans les banques privées, family office ainsi que parmi les conseillers en gestion de patrimoine et conseillers en investissements financiers comptent seulement un quart de femmes en moyenne. Avec la banque d’affaires, c’est la proportion la plus faible au sein d’une industrie financière pourtant assez loin de la parité.
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