L’arrivée des héritières devrait pousser la gestion de patrimoine à se féminiser
Ce billet est issu de notre nouvelle newsletter Ambitions dédiée aux femmes dans la finance. Pour la recevoir gratuitement chaque mercredi dans votre boîte mail, vous pouvez vous inscrire ici.
Ambitions est la newsletter de L'Agefi dédiée aux femmes dans la finance
-
Adobestock
Qualifié de «plus grand transfert de richesse» de l’Histoire par le secteur de la finance, le passage de relais des babyboomers à la génération des millenials, dans les prochaines décennies, ne se fera pas sans les femmes.
«Comparées aux précédents transferts de richesse, les sommes qui sont sur le point d’être transmises sont inégalées. C’est un constat global, au niveau mondial», souligne Stéphanie Lair Crommen, head of wealth solutions chez Pictet Wealth Management.
S’il est encore difficile d’estimer l’impact de ce mouvement sur le Vieux continent, McKinsey prévoit que les Américaines hériteront «d’une part importante des 30.000 milliards de dollars d’actifs financiers» qui changeront de mains rien qu’aux Etats-Unis au cours de la prochaine décennie. Et cela qu’elles soient épouses ou héritières.
Loin de vouloir laisser leurs parts du gâteau, les femmes seront plus susceptibles de rechercher des conseils auprès de professionnels que les hommes, explique Credit Suisse dans une note. Elles sont également de plus en plus nombreuses à s’être émancipées financièrement en s’engageant sur le monde du travail, avec des diplômes toujours plus importants, comme le souligne la banque helvète.
Une aubaine, mais aussi un challenge pour les professionnels du conseil, qui devront s’adapter aux profils de risque de leurs clientes connues pour être généralement plus prudentes que la majorité des hommes. Et de plus en plus averties !
Peut-être aussi l’occasion de féminiser davantage une profession encore largement exercée par des hommes. Selon des données de L’Agefi, les décisionnaires dans les banques privées, family office ainsi que parmi les conseillers en gestion de patrimoine et conseillers en investissements financiers comptent seulement un quart de femmes en moyenne. Avec la banque d’affaires, c’est la proportion la plus faible au sein d’une industrie financière pourtant assez loin de la parité.
Hans Murday et Nassim Aloui rejoignent l’équipe dédiée aux clients UHNWI, dirigée par Christiane Hobeica, dans un contexte de croissance des activités de gestion de fortune et de turnover dans les banques privées.
Trois mois après sa nomination à la présidence du groupe, Malcolm Vincent s’entoure notamment d’une directrice générale en la personne d’Aurélie de Béchade.
Elle quittera ses fonctions le 31 août prochain après trois années au sein du groupe. Dans l'attente du recrutement de son successeur, l'actuel directeur financier adjoint assurera l'intérim.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?