L’action Société Générale profite d’un coup de pouce d’Emmanuel Macron
Emmanuel Macron avive le débat sur une consolidation entre banques européennes. Dans une interview accordée à Bloomberg le 13 mai, le président de la République a appelé de ces vœux un tel mouvement qui pourrait impliquer plusieurs banques françaises.
«Nous avons besoin d’une consolidation et nous avons aussi besoin d’un vrai marché domestique [européen] (…) Energie, finance et télécoms sont les secteurs clés où un marché unique n’existe pas», a-t-il estimé en réponse à une question comparant la relative petite taille de la première banque européenne, BNP Paribas, par rapport à ses concurrents américains JPMorgan ou Bank of America.
Alors que Bloomberg lui demandait s’il serait heureux que Santander rachète la Société Générale, il n’a pas nié : «ça fait partie du marché, agir comme européen signifie qu’il faut une consolidation européenne». «L’union bancaire est déjà en route, maintenant nous avons besoin d’une union des marchés de capitaux (…) et je pense que nous pouvons parvenir à un accord franco-allemand sur le sujet», a complété Emmanuel Macron.
Le président s’en est par ailleurs pris aux réglementations Solvency et Bâle qui, selon lui, ne devraient pas être mises en place en Europe si elles ne le sont pas aux Etats-Unis.
L’action Société Générale en profite
En réaction à ces propos, l’action Société Générale bondissait de près de 4% mardi dans l’après-midi, à 27,3 euros, portant sa hausse à 12% en six séances. BNP Paribas et le Crédit Agricole étaient proches de l'équilibre dans un marché parisien en légère hausse.
La banque de la Défense, valorisée 21,9 milliards d’euros, fait figure de proie potentielle parmi les banques françaises alors que BNP Paribas pourrait jouer un rôle de consolidateur en tant que première banque de la zone euro.
Outre ces déclarations d’Emmanuel Macron, les spéculations sur une consolidation bancaire en Europe ont été relancées ces derniers jours par le lancement d’une opération hostile de l’Espagnol BBVA sur son compatriote Sadabell.
A lire aussi : Emmanuel Macron cultive ses relations avec les banques américaines
Plus d'articles du même thème
-
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Les émissions de dettes bancaires subordonnées ralentissent
Leurs performances moyennes calent également, mais restent meilleures que celles des autres segments du crédit, au moins pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). -
Pierre-Alexandre Rocoffort de Vinnière (Excellcium) « La qualité des données est primordiale pour la lutte contre la déshérence »
Pour le président du groupe Excellcium, spécialisé dans la recherche des ayants droit, la lutte contre la déshérence passe d’abord par une meilleure qualité des données clients et par des recherches plus systématiques avant le transfert des avoirs à la Caisse des dépôts et consignations.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester