La nouvelle direction du Gema fait face à un programme de travail chargé
Pascal Demurger et Arnaud Chneiweiss ne chômeront pas à la tête du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance, dont ils devraient prendre officiellement les rênes au 1er juillet en tant que président et secrétaire général.
L’exercice écoulé s’est révélé «plutôt bon», selon l’actuel président Gérard Andreck, les mutuelles adhérentes engrangeant notamment un chiffre d’affaires en hausse de 2,5% en assurance dommages (contre +2% estimés pour le marché), à près de 13 milliards d’euros. En assurance vie, la collecte nette a atteint 1,7 milliard (contre des sorties de 194 millions en 2012), soit 16% de celle de l’ensemble du marché pour une part des encours de 6,8%.
La mise en place du contrat-euro croissance appellera particulièrement dans ce contexte l’attention du Gema, qui salue le souhait affiché par le gouvernement «dans un contexte fragile sur l’épargne» selon l’actuel secrétaire général Jean-Luc de Boissieu de ne pas modifier le cadre fiscal du contrat euro existant. Dans l’attente de textes réglementaires définitifs, le Gema prône «le choix de la simplicité», mais se garde bien pour l’heure de faire des prévisions sur ce que pourrait être le marché du nouveau produit. Quant au sujet épineux des contrats en déshérence, le groupement, conscient de la responsabilité de l’assureur, espère le voir régler «une fois pour toute» par le biais de la proposition de loi actuellement en discussion au Parlement, quand bien même il lui semble illusoire d’espérer voir réduit à néant le stock de contrats non réclamés.
Quant à la loi Hamon sur la consommation, la voilà désormais «à l’épreuve de la mise en œuvre», le Gema soulignant la hausse tant des besoins en fonds propres et des frais de gestion induite par la résiliation à tout moment en dommages. Le groupement regrette en outre que le «texte de compromis» sur l’assurance emprunteur ne permette toujours pas à ses adhérents de «jouer à armes égales» avec les banquiers.
Mais le Gema se fait fort de «travailler avec les services de Bercy» avant que la réforme n’entre en vigueur. Autre déception, l’encadrement des comparateurs d’assurance, laissé de côté par la loi Hamon, même si le dossier «devrait être pris en main par Bruxelles».
Les sujets européens d’ailleurs ne manquent pas, de la «course contre la montre» pour la transposition en droit français de Solvabilité 2 au serpent de mer du statut de mutuelle européenne.
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