La banque régionale NYCB va vendre 5 milliards de dollars de prêts à JPMorgan
La banque newyorkaise en difficulté poursuit son chemin vers la rédemption. Deux semaines après la publication de comptes trimestriels encourageants, NYCB a annoncé mardi soir avoir noué un accord avec JPMorgan en vue de lui céder pour environ 5 milliards de dollars de prêts hypothécaires.
En réaction, le titre NYCB grimpait de plus de 6% dans les échanges après la clôture de Wall Street mardi soir. Depuis le 30 avril, il a rebondi de près de 50%.
Cette cession de prêts immobiliers à la plus grande banque américaine – qui était déjà intervenue pour éviter la faillite de First Republic Bank il y un an – permettra au groupe régional d’améliorer son ratio de solvabilité CET1 de 65 points de base, à 10,8%. «Elle renforcera également notre profil de liquidité puisque le produit de la vente sera réinvesti dans des liquidités et des titres», indique NYCB dans un communiqué.
Sur une base pro forma, le niveau de cash et de titres de la banque représenterait 24% de la totalité de ses actifs après cette opération, contre 20% initialement. De la même manière, le rapport prêts sur dépôts diminuera de 110% à 104%.
Objectif 2026
«Conformément aux orientations que j’ai données lors de notre récente conférence téléphonique sur les résultats, nous avançons rapidement dans la mise en œuvre de notre plan stratégique, qui se concentre sur l’amélioration de notre capital, de nos liquidités et de notre ratio prêts/dépôts», a estimé le PDG de la banque, Joseph Otting.
NYCB ambitionne de retrouver un niveau de rentabilité comparable à ses pairs d’ici le quatrième trimestre 2026. D’ici là, le groupe prévoit notamment de réduire son exposition au secteur immobilier.
En grande difficulté depuis janvier dernier, lorsqu’elle a dévoilé des pertes surprises et des dépréciations massives, la banque a réussi à stopper l’hémorragie début mars grâce à la levée d’un milliard de dollars auprès de plusieurs fonds menés par Liberty Strategic Capital, le fonds de l’ancien secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, et à la nomination d’un nouveau directeur général.
Malgré son récent rebond, l’action perd encore 60% sur son niveau de fin janvier.
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