JPMorgan fait mieux qu’attendu en 2022 mais déçoit sur sa cible pour 2023
JPMorgan a ouvert vendredi le bal des résultats de banques outre-Atlantique. En hausse de 6% à 11 milliards de dollars, ou 3,57 dollars par action, son bénéfice net au quatrième trimestre dépasse les attentes. Les analystes tablaient en moyenne sur 3,07 dollars par action. En première réaction aux craintes de recession économique et de ralentissement très marqué des activités d’investissement, le titre de la banque américaine perdait 2,8 % à l’ouverture à Wall Street. Avant de combler rapidement l’essentiel du terrain abandonné.
Tandis que la banque a fait évoluer son scénario central, qui est désormais celui d’une «récession légère», elle a passé de nouvelles provisions de 1,4 milliard de dollars au quatrième trimestre. «Nous ne connaissons toujours pas l’effet ultime des vents contraires provenant des tensions géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine, l'état vulnérable des approvisionnements énergétiques et alimentaires, l’inflation persistante... et le resserrement quantitatif sans précédent», a énuméré le PDG Jamie Dimon.
Baisse de 57%
L’activité de banque d’investissement a continué de souffrir au cours du trimestre écoulé, avec des revenus en baisse de 57%. Les revenus du trading ont continué à profiter de la volatilité sur les marchés, mais se sont montrés inférieurs aux attentes. Alors que les revenus du «fixed income» (taux et devises) ont progressé de 12% à 3,74 milliards de dollars, ils sont restés stables sur le trading actions, à 1,93 milliard de dollars, et en-deçà des attentes des analystes.
JP Morgan a surtout bénéficié au quatrième trimestre de la hausse des revenus nets d’intérêts grâce aux hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed). Hors activités de marchés, ils ont bondi de 72% à 20 milliards de dollars. La banque a toutefois déçu car elle prévoit un revenu net d’intérêts de 74 milliards de dollars hors marchés pour l’année 2023, contre une estimation moyenne de 75,15 milliards de dollars, selon les données de Refinitiv.
Plus d'articles du même thème
-
JP Morgan AM étoffe sa gamme alternative avec un nouvel ETF actif
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles. -
JP Morgan AM veut faire passer les investisseurs des ETF passifs aux ETF actifs dans l'obligataire
Lors de son Media Summit, JP Morgan AM a réaffirmé ses ambitions sur le segment des ETF obligataires actifs. La société de gestion américaine gère notamment 100 milliards de dollars d’encours sur ce segment. -
JPMorgan collecte 67 milliards de dollars en gestion d'actifs au premier trimestre 2026
Le groupe financier américain JPMorgan affiche une collecte nette de 67 milliards de dollars en gestion d’actifs pour le premier trimestre 2026, selon ses résultats publiés mardi 14 avril.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX : premier vol d’essai réussi pour la mégafusée Starship depuis l’entrée en Bourse du groupe
La mégafusée Starship a mené vendredi un vol d'essai réussi, le premier depuis l'introduction en Bourse de SpaceX en juin. Le lanceur doit notamment jouer un rôle central dans le programme lunaire Artémis de la Nasa -
Ukraine : ce que la nomination du général Mykhaïlo Drapaty à la tête de l'armée peut changer
Connu pour son image de réformateur, Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, succède à Oleksandr Syrsky à la tête des forces armées ukrainiennes. Une nomination porteuse d'espoir en Ukraine, mais qui s'accompagne d'attentes considérables -
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran
Donald Trump a menacé dans la nuit de vendredi à samedi d'intensifier les frappes contre l'Iran, après avoir déjà averti vouloir saisir les avoirs iraniens gelés pour indemniser les navires touchés dans le Golfe. Téhéran multiplie les mises en garde, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge