JPMorgan et Bank of America profitent de l’effet Trump
L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis semble avoir ouvert une période bénie pour les géants de Wall Street. Outre les promesses de dérégulation du secteur financier qui ont fait bondir leur cours de Bourse depuis le 8 novembre, Bank of America (BoA) et JPMorgan ont publié vendredi des résultats trimestriels en forte hausse. Les deux premières banques américaines en termes d’actifs ont profité du rebond des marchés après l’élection américaine puis de la hausse d’un quart de point des taux de la Réserve fédérale en décembre.
JPMorgan a doublé les bénéfices de ses activités de banque de financement et d’investissement au quatrième trimestre 2016, à 3,7 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) contre 1,7 milliard un an plus tôt. Chez BoA, la hausse des profits atteint 69% dans les activités de marché (qui ne figurent pas dans la même division que les métiers de conseil financier). JPMorgan a profité d’un bond de 31% de ses activités de trading FICC (produits de taux, change et matières premières) sur un an. Les revenus restent inférieurs à ceux des trois premiers trimestres, mais l’année 2016 pourrait marquer la fin du déclin du trading obligataire, a estimé vendredi Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan. Le fixed income avait été durement touché ces dernières années par le contexte de taux bas et l’inflation des exigences prudentielles et réglementaires.
Chez BoA, la hausse du trading FICC atteint 12% au dernier trimestre, une performance inférieure aux attentes des analystes. L’activité a été soutenue en octobre et novembre, mais « les choses se sont tassées à la fin de l’année », a déclaré Paul Donofrio, le directeur financier du groupe. Pour autant, BoA signe sa meilleure année depuis quatre ans dans le fixed income. Le groupe compte aussi profiter de la remontée des taux dans sa division de banque commerciale. Il anticipe une hausse de 600 millions de dollars de ses revenus nets d’intérêts au premier trimestre 2017.
Les autres activités de BFI ont moins bénéficié de l’effet Trump que les produits de taux. Dans le trading actions, JPMorgan et BoA affichent des revenus en hausse de respectivement 8% et 11% au dernier trimestre. Les métiers de banque d’investissement sont quant à eux restés à la traîne. Leurs revenus ont progressé de 1% seulement chez JPMorgan et ont diminué de 4% chez BoA, en raison de la baisse des fusions-acquisitions et des introductions en Bourse, dans un contexte politique incertain.
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