HSBC réfléchirait à un programme de réduction de coûts de 300 millions de dollars
Le nouveau directeur général de HSBC, Georges Elhedery, envisage des mesures de réduction des coûts qui pourraient permettre d'économiser jusqu'à 300 millions de dollars en réduisant le nombre de cadres supérieurs, a rapporté le Financial Times jeudi.
Ce plan entrerait dans le cadre d’un projet de fusion des banques commerciale et d’investissement qui réduirait les niveaux de direction, affectant les cadres supérieurs et certaines des fonctions les plus importantes, selon le FT, et une annonce devrait être faite d’ici la fin du mois d’octobre.
HSBC n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters.
HSBC est la plus grande banque d’Europe et emploie environ 214.000 personnes dans le monde. Depuis des années, elle supprime les fonctions qui font double emploi afin de rationaliser les rangs des cadres et de réduire les coûts.
A lire aussi: HSBC veut réorganiser sa banque d’investissement
Une nouvelle directrice financière
Les 300 millions de dollars d'économies annoncés ne représenteraient qu’une fraction des coûts du groupe, qui ont atteint 16,3 milliards de dollars au cours des six premiers mois de cette année, soit 5 % de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente.
Le mois dernier, Bloomberg avait déjà rapporté que HSBC envisageait de regrouper ses divisions de banque commerciale et de banque d’investissement afin d'éliminer les chevauchements de fonctions et de réduire les coûts.
Ces dernières années, HSBC a également réduit ses activités sur les marchés occidentaux, tels que les États-Unis, la France et le Canada, pour se concentrer sur l’Asie et les marchés où elle dispose d’une certaine envergure.
La banque est par ailleurs à la recherche d’un nouveau directeur financier pour remplacer Georges Elhedery. Selon le FT, confirmant des informations précédentes de Bloomberg, Pam Kaur, actuellement en charge du risque et de la conformité, serait la favorite pour lui succéder à ce poste.
(Avec Reuters)
A lire aussi: BNP Paribas va racheter la banque privée de HSBC en Allemagne
Plus d'articles du même thème
-
Les banques du Golfe Persique émettent toujours plus de dettes
La banque dubaïote Emirates NBD Bank PJSC a réussi mardi une émission de dette subordonnée AT1 et rouvert ce marché « risqué » qui était fermé depuis le début de la guerre en Iran. Un marché en plein essor. -
Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
Même dans l'univers des fintechs, Revolut reste à part en raison de la structure de ses revenus et de son bilan. Alors que le groupe envisage une entrée en Bourse, mais pas avant 2028, et caresse l'espoir d'une capitalisation de 200 milliards de dollars, les analystes de JPMorgan viennent de disséquer le modèle économique de la néobanque la mieux valorisée et la plus crainte d'Europe. -
Barclays gaspille une occasion de briller
En dépit d’une activité soutenue dans le trading sur fond de volatilité générale, la banque britannique enregistre une perte de 300 millions de dollars sur le dossier MFS. Elle fait miroiter un nouveau programme de rachat d'actions.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Sot-l'y-laisseMaster Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue -
Coq gauloisDerrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet -
EditorialLogement à Paris : Emmanuel Grégoire organise la pénurie et la flambée des prix
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace