Le réseau HSBC France laisse la place au nouveau CCF
Après la technique, la pratique. Les essais se sont multipliés cet automne pour effectuer la bascule des comptes de HSBC France vers My Money group, appartenant au fonds Cerberus, qui a racheté le réseau français d’agences de la banque britannique en novembre 2021. Formalité administrative oblige, le week-end du 1ᵉʳ janvier 2024 a été choisi pour l’annonce formelle de la conclusion de la cession. Mais le gros du travail a consisté à tester la bascule informatique définitive afin que tout se déroule dans les meilleures conditions. Symbole de ce passage de relais, le nouveau logo est progressivement dévoilé sur le fronton des agences. Comme cela était souhaité en interne par le personnel historique du réseau, la marque CCF renaît de ses cendres, après avoir été abandonnée en 2000 lorsque la banque française avait été rachetée par le groupe britannique.
Ce retour aux sources ne s’est pas fait sans mal. Dès 2019, les premières informations concernant la vente par HSBC de son réseau français ont commencé à s’ébruiter dans la presse. Il aura fallu ensuite deux ans pour trouver un repreneur pour les 250 agences et 3.500 salariés, et trois ans encore pour que la cession devienne effective.
Banque patrimoniale
Entre-temps, HSBC a dû revoir ses ambitions à la baisse. Il y a cinq ans, la banque espérait bien retirer quelques centaines de millions d’euros de cette cession. Finalement, elle aura dû au contraire débourser 2 milliards d’euros pour se séparer de sa branche déficitaire. Les conditions de la cession ont même été revues en cours de route à cause de la remontée des taux. HSBC conserve ainsi dans ses comptes un portefeuille de 7 milliards d’euros de crédits immobiliers qui, à l’origine, auraient dû être inclus dans la transaction.
Le nouveau groupe entend maintenant se remettre en ordre de marche, en s’appuyant sur un nouveau système informatique moderne, alors que l’ancien avait été souvent décrié. Le retour de la marque CCF sonne comme un clin d’œil à la clientèle haut de gamme qui avait fait les beaux jours de la banque française à la fin des années 1990. Elle veut redevenir «une banque patrimoniale à taille humaine» avec «une offre de produits et de services renouvelés», comme elle le précise sur son site internet. Le mardi 2 janvier, les clients pourront avoir accès à leurs conseillers dans le courant de l’après-midi et le 3 janvier, ils pourront se rendre dans leur agence. Si tout s’est bien passé.
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