HSBC lance un plan d'économies de 3,5 milliards de dollars
Très attendues, les nouvelles orientations stratégiques d’HSBC, si elles n’ont pas été jugées révolutionnaires, ont le mérite de délimiter les nouveaux contours de la banque. A l’occasion hier d’une journée dédiée aux investisseurs, Stuart Gulliver, directeur général, a annoncé son intention d’économiser entre 2,5 et 3,5 milliards de dollars d’ici à la fin 2013 afin d’atteindre un objectif de ratio coûts/revenus compris entre 48 et 52%, comparé à 61% au premier trimestre. Ces économies devraient ainsi permettre au groupe d’augmenter sa rentabilité sur fonds propres entre 12 et 15% mais aussi d’investir plus amplement dans les marchés à fort potentiel de croissance. «19 des 30 économies les plus importantes d’ici à 2050 seront celles que l’on classe actuellement sous le terme de marchés émergents», a ainsi rappelé Stuart Gulliver lors de sa présentation.
Pour y parvenir, le groupe souhaite désormais concentrer sa gestion de patrimoine sur 18 marchés clés, comme le Royaume-Uni et Hong Kong. L’un des axes de travail sera aussi de se concentrer sur une clientèle susceptible d’investir entre 1 et 5 millions de dollars, une initiative qui devrait permettre au groupe de générer quelque 4 milliards de dollars de revenus supplémentaires sur le moyen terme. Le groupe a également l’intention de rapprocher plus étroitement les services offerts aux entreprises par ses activités de banque d’investissement et de banque commerciale, pour dégager 1 milliard de dollars de revenus supplémentaires.
HSBC réduira la voilure dans sa banque de détail, par exemple en Russie, et se concentrera sur les marchés où il a atteint une échelle suffisante, comme le Brésil, le Mexique, la Turquie ou l’Egypte. Sur le marché français, le groupe a l’intention d’accélérer sa stratégie dans la gestion du patrimoine en s’appuyant sur de nouveaux produits, tels des mandats de gestion discrétionnaires, lancés cette année et en 2012. Les économies seront aussi au programme dans l’Hexagone, suite à la poursuite d’une politique consistant notamment à retirer des agences les tâches administratives.
HSBC, qui a réaffirmé son attachement au marché nord-américain, a enfin signalé que son activité dans les cartes de crédit aux Etats-Unis n’était plus centrale et qu’une étude était actuellement menée pour évaluer l’avenir de cette division. Selon les analystes, une vente pourrait permettre de dégager quelque 25 milliards de dollars.
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