HSBC durcit un peu plus sa politique de télétravail
Le retour en arrière sur le télétravail dans les banques, notamment anglo-saxonnes, se poursuit. HSBC vient de demander à son top management (les salariés de rang managing director) de revenir au bureau au moins quatre jours par semaine à partir du 1er octobre prochain, a indiqué à L’Agefi un porte-parole de la banque, confirmant des informations de Bloomberg.
«Les interactions en personne sont essentielles à la manière dont nous dirigeons et servons nos clients», estime HSBC pour justifier cette décision. Jusqu’à présent, aucune règle ne couvrait les managing directors dans leur ensemble. Ils recouraient au télétravail de manière variable, «en fonction des circonstances individuelles» ou du lieu de travail, précise le porte-parole tout en indiquant que «la grande majorité d’entre eux faisaient déjà au moins quatre jours de présence au bureau».
Depuis plusieurs mois, la banque britannique a engagé un mouvement de durcissement de sa politique en matière de travail à distance. Si celle-ci est pour le moment déterminée par les lignes de métier et les marchés locaux du groupe, les dirigeants ont prévenu plus tôt dans l’année les collaborateurs que leurs bonus pourraient être réduits s’ils ne venaient pas assez souvent au bureau. En juin, Bloomberg avait en outre rapporté que ce changement de braquet pourrait coûter environ 200 millions de dollars par an en nouveaux espaces immobiliers à HSBC.
Une nouvelle tendance
Ces évolutions s’inscrivent dans un mouvement global touchant plusieurs banques ces derniers mois. En début d’année, JPMorgan a demandé à ses salariés de revenir en présentiel cinq jours sur cinq et le suisse UBS a durci ses propres règles.
En France, la Société Générale a récemment ouvert une brèche sur ce sujet sensible, entraînant une forte contestation de la part de ses salariés. La banque de la Défense prévoit de revenir à un jour de télétravail maximum pour l’ensemble de ses collaborateurs à l’horizon septembre 2026. La mise en œuvre de cette nouvelle politique et ses éventuelles conséquences sur l’attractivité du groupe dirigé par Slawomir Krupa sera à n’en pas douter suivie de près par les autres banques françaises mais, à ce stade, elles n’envisagent pas de remettre en cause leurs propres pratiques.
A lire aussi : CCF récupère son portefeuille de prêts laissé à HSBC
Plus d'articles du même thème
-
Le comité de Bâle durcit les modalités déclaratives des banques systémiques
La Banque des règlements internationaux a publié des amendements visant à traiter le problème du « maquillage des comptes » des banques systémiques. Les mesures seront applicables en janvier 2030. -
BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
Pour la première fois depuis 2024, la plus grande banque française par la capitalisation a accordé une hausse générale des rémunérations. Les salariés payés moins de 100.000 euros obtiennent une augmentation comprise entre 1% et plus de 5%. -
UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
La banque italienne a obtenu le feu vert de la BCE pour monter au-delà des 30% du capital de sa concurrente allemande. Elle pourrait en détenir près de 50% d’ici la fin de l’année.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
Contenu de nos partenaires
-
FantaisieDe Saddam Hussein à Jean Castex, le parcours singulier de Mayada Boulos
PDG de Havas France, elle a connu le descendeur social. Dans un livre, elle raconte son enfance au Caire, sa découverte de la France, ses échecs et ses réussites -
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 19 octobre ?
Baccarat confie ses icônes à des designers contemporains, deux experts décryptent les recettes business des grands chefs, J.M. Weston poursuit sa complicité avec l’Opéra national de Paris… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle. -
Défaillances« On a perdu le contrôle » : après le chaos, Emmanuel Macron et Laurent Nuñez sous un déluge de critiques
Le chef d'Etat a refusé la démission de son ministre de l'Intérieur, qui a reconnu ce lundi une « perte de contrôle » de l'autorité publique dans plusieurs villes, le 17 octobre. Les deux hommes sont ciblés par l'ensemble de l'échiquier politique.