Groupama Banque a creusé ses pertes en 2012
La vente de Groupama Private Equity (PE) n’a pas renfloué sa maison mère Groupama Banque. Selon ses comptes annuels publiés hier au Balo, elle a enregistré une moins-value de 1,5 million d’euros lors de la cession de la société de gestion, actée pour seulement 3,5 millions d’euros. Une garantie de passif de 50% a également été accordée à l’acheteur, le groupe ACG.
L’opération, distincte de la vente d’une partie des fonds, a été finalisée en mars dernier mais comptabilisée en 2012. Elle a fait plonger Groupama Banque dans le rouge sur son périmètre consolidé qui inclut ses filiales de gestion (Groupama Asset Management, etc), avec une perte nette part du groupe de 2,5 millions d’euros contre un bénéfice de 1,1 million en 2011 et 10,1 millions en 2010.
La gestion n’a pas, comme par le passé, contrebalancé la mauvaise performance des activités bancaires. Ces dernières accusent une perte nette part du groupe de 22,7 millions d’euros, après -23,1 millions en 2011 et -21,8 millions en 2010. Ce cas n’est pas isolé parmi les «assurbanques», Axa banque restant elle aussi déficitaire. En 2011, des éléments exceptionnels (provisions sur la dette grecque, etc) avaient pesé sur les comptes des activités bancaires de Groupama Banque à hauteur de 8 millions d’euros. L’an dernier, le coût du risque a impacté les comptes positivement (+1,9 million), mais c’est l’activité commerciale qui a reculé: le produit net bancaire (PNB) a chuté de 14%, à 84,2 millions d’euros, sous le coup d’une baisse des revenus d’intérêts et des commissions. Les charges étant restées stables, la perte brute d’exploitation a été multipliée par deux, à 26,6 millions d’euros.
Pour abaisser son point mort, Groupama Banque a lancé, comme d’autres entités de l’assureur Groupama, un plan de départs volontaires visant 85 CDI, sur un effectif total de 716 personnes fin 2012 (hors filiales). Provisionné l’an dernier pour 7 millions d’euros, il a été lancé en février 2013. L’appel à candidatures sera clos ce mercredi. Recapitalisé l’an dernier à hauteur de 50 millions d’euros, l'établissement a revu sa stratégie.
«La croissance du nombre de clients n’est plus un objectif en soi, expliquait le mois dernier Bernard Pouy, son directeur général, à L’Agefi Hebdo . Notre priorité est de faire progresser le PNB moyen par client. » Fin 2012, 543.000 clients particuliers totalisaient 1,1 milliard d’euros de dépôts pour 0,9 milliard de crédits.
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