DZ Bank muscle ses fonds propres en prévision des tests de résistance
La proximité de la revue des bilans bancaires (AQR) par la BCE et des tests de résistance européens continue à produire ses effets préventifs. DZ Bank AG, la banque de gros et internationale des établissements coopératifs allemands, a levé la semaine dernière 1,48 milliard d’euros de fonds propres. Une augmentation de capital, la plus importante de l’histoire du groupe, réalisée auprès des 900 volksbanken et autres sparda-banken qui composent la nébuleuse bancaire coopérative outre-Rhin.
«Bien que nous ayons doublé le ratio de solvabilité sur les 5 dernières années, les nouvelles exigences réglementaires signifient que nous devons lever du capital sur une échelle qui dépasse largement les ressources propres de DZ Bank», reconnaissait la banque dans son rapport annuel 2013. Pour ses dirigeants, la réussite de cette opération témoigne de la confiance retrouvée des banques coopératives allemandes en leur vaisseau amiral. Le groupe revient de loin: il s’était surtout illustré durant la crise financière de 2007-2009 pour son exposition aux banques islandaises ou à Lehman Brothers, avec laquelle il continue d’ailleurs à ferrailler devant les tribunaux.
Après cette augmentation de capital, DZ Bank AG affiche un ratio de solvabilité core tier one supérieur à 10%, selon un communiqué du groupe. A fin 2013, cet indicateur se situait à 8,9%. L’an dernier, l’organe central DZ Bank a dégagé un bénéfice net de 166 millions d’euros, en hausse de 30%. L’ensemble du groupe DZ, lui, a engrangé 1,47 milliard d’euros contre 969 millions l’année précédente. Avec 387 milliards d’actifs au compteur, le groupe coopératif fait partie des établissements soumis à l’AQR de la BCE et directement supervisés par la banque centrale.
Le processus de revue de la qualité des actifs par la banque centrale, que le cas BES au Portugal rend encore plus indispensable, touche d’ailleurs à sa fin. L’AQR se terminera à la fin juillet. Tous les éléments récupérés par la BCE sur les portefeuilles de prêts des banques ne seront cependant pas utilisés pour les stress tests, selon un document de travail cité par Bloomberg. La banque centrale doit plancher cette semaine sur la manière dont elle entend lier l’AQR et les tests.
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