Dix banques américaines voient leur note de crédit dégradée par Moody’s
L’agence de notation Moody’s a abaissé lundi soir la note de crédit de plusieurs banques américaines de petite et moyenne taille et prévenu qu’elle pourrait dégrader celle d'établissements de plus grande envergure.
Moody’s a abaissé d’un cran la note de dix banques et placé six grands établissements, parmi lesquels Bank of New York Mellon, US Bancorp, State Street et Truist Financial sous revue pour une éventuelle dégradation.
M&T Bank, Pinnacle Financial Partners, Prosperity Bank et BOK Financial Corp font partie des établissements dégradés.
«De nombreux résultats de banques au deuxième trimestre ont montré des pressions croissantes sur la rentabilité qui vont réduire leur capacité à générer du capital interne», observe Moody’s dans une note.
«Cela intervient alors qu’une récession modérée est attendue aux Etats-Unis début 2024 et que la qualité des actifs devrait décliner, avec un risque en particulier dans les portefeuilles d’immobilier commercial des banques».
A lire aussi : Les banques françaises subissent l'effet retard de la remontée des taux
11 grandes banques
Moody’s a également placé sous perspective négative la note de 11 grands établissements bancaires américains, dont Capital One, Citizens Financial et Fifth Third Bancorp .
La faillite, en mars dernier, des banques régionales Silicon Valley Bank et Signature Bank a provoqué une crise de confiance dans le secteur bancaire américain et une fuite des dépôts malgré les mesures d’urgence prises par les autorités.
Le rapport de Moody’s intervient dans un contexte de taux d’intérêt élevés qui pèse sur l’activité économique et la demande en crédit et après la dégradation, la semaine dernière, par sa concurrente Fitch de la note de crédit des Etats-Unis.
(Avec Reuters)
A lire aussi : Après SVB, la Fed durcit les règles pour les grandes banques
Plus d'articles du même thème
-
Les perspectives des banques françaises s'assombrissent
Les résultats financiers des banques françaises ont été très solides au premier semestre. Pour autant, il n’y a pas de quoi pavoiser selon Fitch Ratings qui maintient une perspective négative sur le secteur pour 2026. En cause : plusieurs facteurs de risques auxquels le Crédit Mutuel Alliance Fédérale apparaît plus exposé que les autres. -
Revolut se soumet au superviseur français pour crédibiliser son modèle
L'agrément de plein exercice obtenu auprès de l'ACPR et de la BCE donne à la néobanque un gage de sérieux auprès des clients comme des investisseurs. Elle doit également lui permettre de libérer un potentiel de croissance important. -
Revolut décroche son agrément bancaire français
La néobanque a annoncé le 10 août que sa filiale Revolut Bank S.A. a obtenu une licence bancaire de plein exercice, au terme d'une instruction conjointe de l'ACPR et de la BCE. Le groupe dispose désormais de deux établissements de crédit dans l'Union, la filiale française ayant vocation à porter l'ensemble de l'activité en Europe de l'Ouest.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Revolut décroche son agrément bancaire français
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
En apnéePrix des médicaments : l’Europe retient son souffle face à Trump
Le président américain ne décolère pas contre les différentiels de prix des produits pharmaceutiques entre les Etats-Unis et l’Europe, faisant planer la menace d'un affrontement -
En France, un financement des médicaments innovants au bord de l'implosion
L’Assurance maladie ne cesse d’alerter sur l’explosion des dépenses pour les médicaments innovants. Avec les pressions américaines sur les prix, les laboratoires trouvent un argument supplémentaire -
Les réseaux électriques européens à l'épreuve de l'éclipse solaire
Alors que l'énergie solaire représente entre 20 % et 25 % de la production d'électricité de l'UE pendant l'été, les gestionnaires de réseau européens se préparent depuis des mois à cette baisse éphémère de la production