Deutsche Bank accélère la mise au régime de sa BFI
La banque allemande serait en train de procéder au licenciement de 250 à 500 personnes dont des cadres importants en amont de la période des bonus.
Publié le
Julien Beauvieux
Les licenciements seront concentrés à Londres et aux Etats-Unis. Siège de Deutsche Bank à New York.
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Photo Deutsche Bank.
L’exercice 2017 difficile de Deutsche Bank va laisser des traces au sein de sa banque de financement et d’investissement (BFI). Selon Bloomberg et le Financial Times, la banque allemande a lancé un plan de licenciement qui portera sur au moins 250 postes et pourrait même atteindre la barre des 500 suppressions d’emplois. Concentrés à Londres et aux Etats-Unis, ces licenciements interviennent à seulement deux semaines de la période d’attribution des bonus.
Ces suppressions s’inscrivent dans un programme annoncé fin 2015 visant à réduire de 9.000 postes les effectifs du groupe. Elles concernent notamment des cadres de la BFI remerciés ces deux dernières semaines. Seraient ainsi concernés Marc Benton, qui dirige le département européen de la banque d’investissement dédié à l’énergie, et Evans Haji-Touma, en charge des fonds de pension et des fonds souverains. Bloomberg rapporte également que le directeur du courtage corporate britannique, Andrew Tusa, et le responsable des institutions financières à Londres, Jonathan Gold, font partie des cadres licenciés. La division de corporate finance pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique serait également touchée.
Chute des revenus
Employant plus de 17.200 salariés à la fin de l’année dernière, la BFI de Deutsche Bank a connu un exercice 2017 éprouvant, marqué par une perte avant impôts de 733 millions d’euros au quatrième trimestre. Tous les voyants clignotent en rouge au niveau des revenus, avec notamment une baisse de 27% dans le trading et une chute de 16% des revenus de financement au quatrième trimestre. Le produit net bancaire des activités transactionnelles (cash management, trade finance) a baissé de 12%, tandis que les revenus de conseil se sont érodés de 3%.
Dans un contexte toujours dégradé pour les BFI, la stratégie de rigueur de la banque allemande, illustrée par la baisse de 3% des actifs pondérés du risque sur 2017, lui fait perdre du terrain. «Deutsche Bank se classe désormais bien en dessous de ses concurrents américains tant en termes de revenus de trading que d’activité dans la banque d’investissement», constate CreditSights. Fin 2015, Deutsche Bank avait indiqué vouloir réduire de moitié son nombre de clients tout en augmentant le taux d’équipement de chaque compte. Lors de l’annonce de son augmentation de capital en mars 2017, la banque allemande avait par ailleurs effectué un revirement stratégique en renonçant à la scission de sa BFI en deux pôles.
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