« Des interrogations sur les bonus différés »
Quels sont les points d’attention relatifs à l’année blanche pour les DRH des banques ?
Il y a des interrogations concernant notamment les éléments de rémunération différés des « preneurs de risques » qui, du fait de la réglementation européenne, voient en effet le versement d’une partie de leur bonus différé dans le temps. Or, pour les sommes perçues en 2018, l’administration fiscale conditionne l’éligibilité au CIMR* au fait qu’il s’agit bien d’éléments normaux de rémunération. Il faut donc que ces bonus soient déterminés à l’avance, soient habituels dans leur principe et leur montant, et aient été versés à leur date normale d’échéance. Mais on ne peut pas être catégorique sur ce point, c’est une analyse au cas par cas.
Autre sujet d’attention, particulièrement pour les filiales françaises de banques étrangères : certaines ont des plans de stock-options ou d’actions gratuites non conformes au Code de commerce français (plans non qualifiés), ce qui leur permet, par exemple, d’avoir leur propre timing et de pouvoir distribuer du cash à la place des actions, le gain étant alors traité comme un complément de salaire et reporté en paie. La question qui se pose est de savoir s’ils seront ou non éligibles au CIMR pour éviter le risque d’un double assujettissement à l’impôt en 2019 des sommes perçues en 2018 et en 2019.
Les entreprises peuvent-elles lever ces doutes ?
Elles ont la possibilité, pour leurs salariés concernés par ces rémunérations en cash ou actions différées dans le temps, de demander à l’administration fiscale une prise de position formelle. Or, comme c’est au contribuable lui-même de distinguer sur sa déclaration les éléments de rémunération exceptionnels, il interrogera très certainement son employeur. La question est : vaut-il mieux, pour les salariés, rester dans le flou ou savoir, au risque de s’exposer clairement à une déconvenue ?
*Crédit d’impot modernisation du recouvrement.
Plus d'articles du même thème
-
Gift City fait une tournée auprès des financiers européens
BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Société Générale et Natixis. Quatre banques françaises sont déjà implantées dans cette place financière indienne, destinée à accueillir aussi assureurs et réassureurs, fonds et fintechs grâce à un cadre réglementaire et fiscal attractif. -
« Nous ne reprendrons pas d'exposition à la France vu le contexte »
Joëlle Harb, directrice de la gestion obligataire chez Amplegest -
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
France Inter : Charles Sapin renonce à y intervenir à la suite de la suppression de son édito par la direction
Directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », Charles Sapin a indiqué qu’une séquence de débat était envisagé suite à la suppression de son édito sur France Inter, sous pression des grévistes et syndicalistes. Il a refusé l’offre -
Arabie saoudite : des flammes et de la fumée noire visibles près de l'aéroport de Riyad
Des flammes et de la fumée noire s’élevaient dans les environs de l’aéroport international de Riyad, samedi 19 septembre. D’après Flightradar24, de nombreux vols sont annulés ou retardés. Deux fortes explosions ont eu lieu dans la nuit, après une alerte des autorités prévenant d’une « menace aérienne hostile » -
La stratégie du gouvernement pour faire avaler son budget
Montrer aux marchés que la France agit, aux Français que tout le monde doit faire des efforts, aux oppositions qu'elles n'ont pas intérêt à bloquer ce budget : le Premier ministre cherche à relever ce triple défi