Crédit Agricole SA affiche un an d’avance sur la plupart de ses objectifs
Le Crédit Agricole a pris de l’avance sur son plan de marche. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, ce jeudi, Crédit Agricole SA (CASA), l’entité cotée du groupe bancaire, a indiqué avoir atteint en 2018 la plupart des objectifs de son plan stratégique 2016-2019. A commencer par le bénéfice net part du groupe sous-jacent (hors éléments spécifiques), ressorti à 4,4 milliards d’euros l’an dernier, supérieur aux 4,2 milliards visés en 2019.
Au cours du seul quatrième trimestre, le résultat net publié a été multiplié par 2,6 par rapport à la même période de 2017, à 1 milliard d’euros, alors que les analystes sondés par FactSet anticipaient 859 millions d’euros. Cette envolée tient en partie à un effet de base favorable, car les trois derniers mois de 2017 avaient été grevés par près de 400 millions d’euros d’ajustements fiscaux. La hausse du bénéfice provient également d’une nouvelle chute, de 26,6%, du coût du risque.
Le produit net bancaire sous-jacent a en revanche progressé de seulement 0,1%, d’octobre à décembre, à 4,81 milliards d’euros, sous l’effet d’évolutions contrastées dans les différents métiers. La dynamique des volumes de crédits et des commissions ayant compensé la pression des taux bas sur les marges nettes d’intérêt, LCL a vu son PNB se stabiliser. De l’autre côté des Alpes, l’activité de banque de proximité a crû de 17,5%, notamment grâce à l’intégration de trois banques italiennes. A l’opposé, la société de gestion d’actifs Amundi a vu ses revenus dévisser de 18,2%, la forte volatilité des marchés en fin d’année ayant pesé sur sa capacité à générer des commissions de surperformance et à collecter des capitaux. Même cause, même effet au sein de la banque de marché et d’investissement, dont le PNB a fléchi de 29,3%, sous le coup de la baisse des émissions obligataires.
Les résultats n’en sont pas moins «très bons, qu’il s’agisse du quatrième trimestre ou de l’ensemble de l’année 2018», a estimé Philippe Brassac, directeur général de CASA, lors d’une conférence de presse. La banque proposera ainsi un dividende en hausse de 9,5%, à 69 centimes d’euros, payable en numéraire, au titre de 2018. Son ratio de solvabilité CET1 le lui permet, à 11,5% à la fin 2018, au lieu d’un objectif «supérieur ou égal à 11%» pour 2019. CASA dévoilera ses nouvelles ambitions le 6 juin, lors de la présentation d’un plan stratégique qui courra jusqu’en 2022.
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