Le Crédit Agricole compte dénouer ses liens avec CNP Assurances
Le Crédit Agricole a présenté mercredi un nouveau plan stratégique à horizon 2020 à la fois prudent et ambitieux. La banque verte va ainsi miser sur une augmentation de 1 milliard d’euros des synergies entre ses métiers pour assurer une croissance annuelle de ses revenus supérieure à 1,5%.
L’assurance emprunteur y contribuera: la banque verte compte internaliser les contrats groupe d’assurance emprunteur des caisses régionales aujourd’hui confiés pour partie à CNP. Dans un communiqué séparé, l’assureur précise qu’il négocie les conditions de cette évolution avec le Crédit Agricole, et que la contribution moyenne de ce partenariat à son résultat brut d’exploitation récurrent a été de 30 millions d’euros lors des trois dernières années. «Cette contribution pourrait ainsi décroître progressivement à partir de 2018», précise CNP Assurances.
Grâce à un plan d’efficacité opérationnelle chez Crédit Agricole SA (CASA) de 900 millions d’euros, qui abaissera le coefficient d’exploitation sous les 60%, le résultat net de l’ensemble du groupe devrait dépasser les 7,2 milliards d’euros d’ici 2020. Soit une augmentation d’environ 20% par rapport aux 6 milliards d’euros de l’an dernier.
Malgré l’engagement de verser 50% de son résultat en numéraire dès l’exercice 2016, les efforts de rationalisation du Crédit Agricole lui permettront d’assurer un plan d’investissement de 7,7 milliards d’euros. Près de 5 milliards seront consacrés au développement des métiers et à la transformation digitale des caisses régionales.
Le groupe entend enfin conserver sa marge de manœuvre par rapport aux exigences de solvabilité réglementaire. Alors que la mise en application de la simplification capitalistique annoncée le 17 février a permis à CASA d’atteindre son ratio cible de 11% avec un an d’avance, le groupe va limiter l’inflation des actifs pondérés de son véhicule coté à 2,3%.
Plus d'articles du même thème
-
L’AMF demande une information transparente, détaillée et spécifique dans les comptes 2026
Comme chaque année, le régulateur alerte sur les points de vigilance pour l’arrêté des comptes 2026, dans un contexte économique et géopolitique très tendu. -
Le ciel de Bank of America s'assombrit
La deuxième plus grande banque américaine a dévoilé des résultats trimestriels décevants après l’annonce d’une amende salée et alors que certains de ses cadres quittent le navire depuis plusieurs mois. -
Morgan Stanley bat les attentes au troisième trimestre grâce aux marchés actions
La banque américaine a révélé des résultats dans la lignée de ceux publiés par Goldman Sachs la veille mais elle peine à en profiter en Bourse.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- La folie IA pousse l'ingénierie financière dans ses retranchements
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : Glucksmann et Philippe à égalité, derrière Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage
Selon un sondage réalisé auprès de 1 390 personnes par Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio, en cas de candidatures d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal, le second tour opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen -
EditorialJean-Luc Mélenchon, un budget contre la France
En voilà un, au moins, qui se moque comme de l’an quarante des avertissements du FMI et des alertes de la Banque centrale européenne sur l’état catastrophique des finances publiques françaises. Comme si de rien n’était en effet, Jean-Luc Mélenchon a présenté mercredi son projet de budget pour la France ; on devrait dire « projet de budget contre la France », tant il contient de bombes à fragmentation : explosion de la pression fiscale, des dépenses de l’Etat, du nombre des emplois publics et des budgets sociaux, torpillage de la création de richesse dans l’entreprise, dynamitage de ce qu’il reste de la réforme des retraites avec retour à l’âge légal de 60 ans. -
Apre au gain
« C'était une négociation difficile » : les retraites complémentaires revalorisées de 1,4 %
Après des heures de discussions sous tension, patronat et syndicats ont arraché un compromis de justesse pour éviter le gel des pensions complémentaires des 14 millions de retraités du privé