Co-operative Bank se retrouve sous le feu de Moody’s
L’agence de notation a dégradé de six crans d’un coup la note de la banque coopérative britannique. Une réaction jugée disproportionnée
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Landrot
Cité en exemple l’année dernière au congrès annuel de la Fédération nationale du Crédit Agricole, le britannique Co-operative Bank (Co-op) se retrouve dans l’embarras. Vendredi, Moody’s a dégradé de six crans ses notes de dette senior et de dépôt, de A3 à Ba3. Le groupe mutualiste demeure sous surveillance négative.
L’agence de notation énumère trois motifs: la perspective de pertes importantes sur ses actifs non stratégiques, le faible niveau de couverture des créances douteuses et litigieuses (CDL), ainsi qu’une génération de fonds propres insuffisante. Selon les calculs de Moody’s, le taux de CDL serait passé de 8,1% à 10,9% entre 2011 et 2012 en raison de son exposition aux créances en immobilier commercial, en particulier depuis l’acquisition de Britannia Building Society en 2009.
En outre, la banque a annoncé un ratio de fonds propres core tier one de 8,8% sous Bâle 2,5 au 31 décembre dernier (remonté à 9,2% en janvier) – un niveau «considérablement inférieur à celui de ses concurrentes». Sous Bâle 3, son ratio tombe à 6,7% au 1er janvier, alors que la Banque d’Angleterre exige au moins 7%. L’agence doute que d’éventuelles cessions (assurance-vie, gestion) suffisent à renflouer son bilan.
Enfin, l’abandon du projet d’acquisition de 632 agences de Lloyds Banking Group le mois dernier «implique que toute croissance à l’avenir ne pourra provenir que de l’intérieur du groupe», ajoute l’agence. Un échec qui a poussé le directeur général, Barry Tootell, à la démission vendredi.
L’action de Moody’s a suscité la crainte d’une intervention de l’Etat, obligeant Co-op à démentir tout recours à la puissance publique. La réaction des marchés a été immédiate: son obligation subordonnée 2021 a chuté de 26,5%, à 74,9 pence pour une livre, selon la cote de Bloomberg. Son obligation senior non garantie à échéance 2015 a perdu 5%. Les investisseurs sont devenus très susceptibles, en particulier depuis que l’Etat néerlandais a exproprié certains détenteurs de dette junior de SNS Reaal en février.
Toutefois, les analystes estiment que la décision de Moody’s est disproportionnée. «Si nous partageons globalement son analyse, il nous paraît inacceptable qu’une agence de notation annonce une dégradation de six crans en l’absence d’un événement de crédit important et/ou précis», écrit par exemple CreditSights, qui souligne des «carences sérieuses» dans le processus de notation Moody’s à l’égard de Co-op.
L’IAPF vient de publier un document dans l’optique de lancer une consultation pour la création d’un fonds d’investissement destiné à mobiliser la retraite des Irlandais vers un portefeuille d'actifs centré sur l’Irlande.
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »