Citigroup améliore ses résultats trimestriels grâce à l’international
Deuxième grande banque américain après JP Morgan à avoir publié la semaine dernière ses résultats trimestriels, Citigroup a enregistré un bénéfice net à 3,3 milliards de dollars, en hausse de 24% par rapport à l’an dernier, et un revenu net bancaire à 20,6 milliards de dollars en recul de 7%. Selon les dirigeants de Citigroup, ce recul des revenus est essentiellement lié à des cessions d’actifs à risques qui étaient détenus dans la structure Citi Holding dédiée à ce type d’activités.
Malgré des résultats supérieurs aux attentes, le titre Citigroup a toutefois cédé 1,6% vendredi à Wall Street avec des investisseurs inquiets par une hausse importante des coûts opérationnels. Ces derniers ont en effet bondi de 14% par rapport à l’an dernier sur la même période. Selon le directeur financier John Gerspach, il s’agit d’un incident passager s’expliquant surtout par des taux de change actuellement défavorables au dollar, une augmentation des coûts juridiques liés aux problèmes immobiliers américains, mais aussi, par une ambitieuse stratégie de développement. «En sortant de la crise, il n’y a pas eu beaucoup d’investissements en 2008 et 2009 (...). Maintenant, nous sommes en mode investissement», a expliqué John Gerspach.
Parmi ces différents investissements figurent une gigantesque refonte du système informatique du groupe, le développement des activités de banque d’affaires (avec des revenus en hausse de 61%), ainsi qu’une multiplication de bureaux à l'étranger. Bien que déjà installé dans 140 pays, Citibank veut encore en effet accélérer son internationalisation.
Selon Citigroup, près de 50% de ses revenus et 60% de ses profits ont été générés lors du dernier trimestre hors des États-Unis. Alors que ses activités de banque de détail sont en baisse de 9% sur le marché américain, elles sont en hausse de 12% à l’international, particulièrement en Amérique latine (+15%).
En ce qui concerne l’Europe, la troisième banque américaine en actifs estime avoir une exposition de 22 milliards de dollars sur les cinq pays à risque de la zone Euro (Grèce, Italie, Portugal, Irlande et Espagne), mais ne compte pas opérer de désengagement du Vieux Continent.
Sur son marché domestique, Citigroup a souligné, tout comme son rival JP Morgan deux jours auparavant, que son principal souci demeurait l’activité de crédits immobiliers. «Je considère les prêts immobiliers comme le principal risque que nous courons», a affirmé John Gerspach.
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