Le groupe bancaire américain va vendre sa banque de détail en Australie à la National Australia Bank pour plus de 800 millions de dollars.
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Bertrand De Meyer
Citi se concentrera sur la gestion de patrimoine et ses activités institutionnelles en Asie.
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La stratégie de Jane Fraser, la directrice générale de Citi, prend forme. National Australia Bank (NAB) a annoncé lundi qu’elle allait racheter la banque de détail australienne de Citigroup dans une transaction dépassant 1,2 milliard de dollars australiens (820 millions de dollars). Une première annonce qui arrive quelques mois après que Jane Fraser avait indiqué renoncer aux services de banque aux particuliers dans treize pays, dont l’Australie, la Chine ou encore la Russie.
Déjà, la banque américaine avait conclu début juillet un accord de vente avec Banco National De Credito concernant la vente de ses opérations au Venezuela, pays qui ne fait pas partie de ces treize marchés. Mais les grands travaux semblent bel et bien lancés pour redorer la rentabilité et la capitalisation boursière du groupe, en berne face à ses concurrents, après un bon deuxième trimestre marqué par un bénéfice net multiplié par six.
L’autorité de la concurrence australienne reste «très attentive»
Pour cela, Citi, qui avait écopé d’une amende de 400 millions de dollars en octobre 2020 des régulateurs bancaires américain pour sa gestion des risques, a décidé de se concentrer sur la gestion de patrimoine et ses activités institutionnelles en Asie à la suite d’une revue stratégique.
Le deal avec NAB ne comprend pas les activités institutionnelles de Citi et la technologie (plateformes sous-jacentes).
Précisément, ce sont 12,2 milliards de dollars australiens d’actifs de prêts, 9 milliards de dollars de dépôts et 800 salariés qui devraient rejoindre NAB pour des coûts totaux d’intégration estimés à 375 millions de dollars australiens. L’opération créerait ainsi le deuxième plus grand fournisseur de cartes de crédits en Australie où quatre acteurs (Commonwealth Bank, Westpac, Australia and New Zealand Banking group et NAB) possèdent 80% du marché.
Une caractéristique qui pourrait compliquer l’opération, soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Or, si l’autorité de la concurrence australienne (ACCC) a autorisé le rachat de la néobanque 86400 en début d’année par NAB, elle a déjà prévenu qu’elle serait très attentive à une éventuelle acquisition à la mi-juillet après des rumeurs. «Nous ne savons pas ce qu’il en est, mais si cela devait se faire, nous l’examinerions de très près», déclarait à l’époque Rod Sims, président de l’ACCC, au Sydney Morning Herald.
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