Bruxelles renonce à fixer un plancher de capital pour la résolution bancaire
Les autorités n’auront pas à respecter un seuil quantitatif pour établir la listes des passifs exigibles en cas de bail-in. Un choix justifié par la diversité des modèles bancaires.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
«La directive BRRD ne prévoit pas de niveau minimum harmonisé d’instruments mobilisables au niveau des banques individuelles», indique la Commission.
-
Fotolia
Jonathan Hill confirme son souci de proportionnalité dans la mise en œuvre des règles prudentielles. Il s’agit des exigences minimales de fonds propres et de passifs exigibles à mobiliser en cas de crise bancaire. «Il est important que les banques détiennent suffisamment de capital réglementaire et de passifs de haute qualité pour absorber les pertes si elles doivent être résolues», a expliqué hier le commissaire aux Services financiers. Mais le standard technique sur le MREL ne prescrit pas de seuil quantitatif de 8% du bilan, contrairement aux propositions de l’Autorité bancaire européenne (EBA) et aux déclarations de la directrice du Conseil européen de résolution (CRU) Elke König. «La directive BRRD (sur le redressement et la résolution des crises bancaires) ne prévoit pas de niveau minimum harmonisé d’instruments mobilisables (bail-in-able) au niveau des banques individuelles», indique la Commission, qui clôt ainsi un différend avec l’EBA sur l’interprétation de l’article 44.5 de la directive résolution. «L’EBA voulait que les autorités puissent tester si les banques, dont la défaillance pourrait comporter un risque systémique, se qualifiaient bien pour être résolues avec le soutien d’un fonds de résolution», explique Christian Stiefmüller, de Finance Watch, pour qui la Commission a créé un «vide juridique» en écartant toute référence quantitative.
Bruxelles justifie sa souplesse par «la diversité des modèles d’affaires et des stratégies de financement» des banques européennes qui toutes entrent dans le champ de BRRD. L’article 44.5 ne concernait, lui, que les plus grandes.
Hier, le CRU rappelait qu’il «ne voit pas pour l’instant la nécessité de changer sa politique: un MREL de pas moins de 8% – mais possiblement et au cas par cas bien plus – sera exigé comme point de départ pour les banques les plus importantes de l’Union bancaire». Finance Watch estime toutefois que la marge d’appréciation du CRU est réduite. «Le nouveau texte (du standard) a lié l’évaluation des passifs par l’autorité de résolution à celle des autorités de supervision alors que leurs objectifs respectifs sont différentes», explique Christian Stiefmüller.
Le CRU définira les MREL des 140 banques sous son autorité cette année. Le standard technique ne fixe pas de délai minimum pour atteindre le MREL, alors que l’EBA proposait quatre ans maximum.
Alors que le marché américain a connu une libéralisation précoce, l’Union européenne a mis en place un arsenal réglementaire destiné à mieux protéger les voyageurs.
Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux.
L’Autorité des marchés européenne a sélectionné mardi le fournisseur de la base de données consolidée sur les produits dérivés de gré à gré (OTC) de l’UE avec Transparent Markets Europe (TME). Les fournisseurs des bases obligataires britannique (Etrading Software) et européenne (Ediphy) ont mis fin à leur conflit en mai. Et EuroCTP lancera la commercialisation de la base actions de l’UE dans les prochains jours.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
La candidate d'extrême droite domine aujourd'hui largement les sondages pour l'élection présidentielle de 2027 mais les marchés, en pleine effervescence mondiale, pourrait entraver son ascension
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des « comportements inacceptables », qui « relèvent désormais de la Justice ». Les individus ont été interpellés dans 22 départements