BPCE mutualise sa production informatique pour dégager des économies
BPCE pousse un cran plus loin sa logique industrielle dans l’informatique. Le groupe a lancé un projet visant à regrouper dans une seule structure ses activités de production informatique, indiquent des sources concordantes. La production est aujourd’hui principalement disséminée dans trois entreprises: IT-CE, le GIE informatique du réseau des Caisses d’Epargne; iBP, son équivalent pour les Banques Populaires; et l’organe central BPCE SA. Le projet comporte également un deuxième volet, qui consisterait à spécialiser les centres régionaux où sont aujourd’hui assurées ces activités.
Baptisée BPCE Infogérance et Technologies (IT), cette nouvelle filiale doit voir le jour au premier trimestre 2015. Elle sera détenue conjointement par IT-CE, iBP et BPCE SA, qui conserveront des autres activités informatiques comme l’édition. Elle devrait compter 1.200 salariés, transférés majoritairement d’IT-CE (qui en compte 2.000 au total) et d’iBP (1.200). La filiale assurera aussi la production informatique des activités de crédit à la consommation, de paiement, de monétique et de titres de Natixis, mais pas de la banque de financement et d’investissement. Quelque 60 à 70 collaborateurs de Natixis devraient rejoindre le futur pôle.
Le budget de fonctionnement de BPCE-IT tournerait autour de 400 millions d’euros, selon des proches du dossier. Pour le groupe bancaire, la logique de cette mise en commun est claire: dégager des synergies. Selon une source, un objectif de 70 millions d’euros d’économies annuelles aurait été communiqué lors de la présentation du projet cette semaine – un chiffre que le groupe n’était pas en mesure hier de confirmer. Dans son plan stratégique 2014-2017, BPCE a annoncé en novembre dernier un objectif global de 900 millions d’euros d’économies, dont 27% sur les systèmes d’information.
Jointe hier par L’Agefi, la banque assure que le projet se fera à effectif constant, et que les transferts de personnel seront réalisés sur la base du volontariat. Les informaticiens logés dans la nouvelle entité continueront à bénéficier de la convention collective nationale de la banque et ne seront donc pas soumis à celle, peu protectrice, du Syntec. Reste que la présentation du projet a été fraîchement accueillie par les équipes informatiques du groupe, qui se sont constituées en intersyndicale.
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