Boursorama adapte son infrastructure informatique à ses enjeux de croissance
Au terme d’un appel d’offres, IBM annoncera aujourd’hui avoir remporté un accord d’externalisation d’une durée de cinq ans auprès de Boursorama. La banque en ligne, filiale de la Société Générale, va transférer sur le cloud SoftLayer, racheté par IBM en 2013 pour 2 milliards de dollars, une partie de son infrastructure informatique. «Ce contrat d’hébergement et d’exploitation répond à un double enjeu de résilience et de croissance, étant donné que nous visons 600.000 clients à la fin de l’année et 1,5 million à l’horizon 2020», déclare Patrick Sommelet, directeur général adjoint de Boursorama.
L’accord touche à la fois le site internet en front-office et une partie du back-office, en l’occurence les données du CRM (gestion de la relation client). «S’agissant des autres domaines applicatifs, Boursorama continuera à s’appuyer sur ses partenaires historiques: Atos, SGSS et HP», précise Patrick Sommelet. «La solution proposée par SoftLayer est multiple puisqu’elle combine des serveurs physiques privés dédiés et virtualisés privés permettant l’évolutivité du cloud», indique pour sa part Juliette Macret, directrice du cloud chez IBM France. La banque pourra donc activer rapidement des serveurs en fonction des besoins et des usages de ses clients. La phase de transition est prévue pour durer environ un an.
La particularité du contrat est de porter sur un système en production 24h/24 et 7j/7. Compte tenu des exigences inhérentes à l’univers bancaire, Boursorama va pouvoir se reposer, pour la partie back-office, sur une solution de sauvegarde exploitant le dispositif d’IBM en matière de services de continuité des opérations et de résilience (BCRS). Si Boursorama anticipe un afflux de clients, IBM accentue grâce à cet accord son développement dans le domaine du cloud.
«IBM investit 1,2 milliard de dollars en 2014 pour créer 15 nouveaux datacenters à travers le monde, dont un second en France avant la fin de l’année et un autre à Londres. Dans cette montée en puissance du cloud, le secteur de la finance représente pour IBM un axe de développement essentiel dans sa stratégie», souligne Juliette Macret. L’informatique «en nuage» a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars pour IBM, en hausse de 70% par rapport à 2012. Le groupe vise 7 milliards de dollars en 2015.
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