BNP Paribas revoit en baisse les gains anticipés du rachat d’Axa IM
La banque compte finaliser cette acquisition en juillet. Une décision de la Banque centrale européenne va toutefois affecter le retour sur capitaux investis de l’opération.
BNP Paribas rachète Axa IM pour 5,1 milliards d'euros
-
RK
Comme pressenti dès vendredi, BNP Paribas pâtit d’une décision de la Banque centrale européenne (BCE) dans son projet d’acquisition d’Axa IM. A l’instar de son verdict concernant le rachat d’Anima par Banco BPM, l’institution de Francfort n’autorise pas la banque française à appliquer une règle comptable favorable dite du «compromis danois» dans le cas de la reprise de la filiale de gestion d’actifs d’Axa.
Compte tenu de cette décision, BNP Paribas prévoit dorénavant que cette opération aura un effet négatif de 35 points de base sur son ratio de solvabilité CET1, contre 25 points de base anticipé initialement, et le retour sur capital investi serait limité à «plus de 14% la troisième année», contre 18% visés à la base.
Toutefois, les objectifs globaux de rentabilité BNP Paribas, comme ses trajectoires de croissance, de fonds propres et de ratio CET1, restent inchangés, a précisé la banque dans un communiqué. La politique du groupe en matière de distribution de dividendes et de retour aux actionnaires est également confirmée, en particulier le lancement prochain du programme de rachat d’actions annoncé en février dernier.
Au début d’août dernier, Axa avait annoncé avoir entamé des négociations exclusives concernant la vente d’Axa IM à BNP Paribas et la conclusion d’un accord stratégique d’une durée de 15 ans selon lequel la banque fournirait des services de gestion d’investissement à l’assureur. En décembre, les parties avaient indiqué avoir signé un accord d’acquisition, en vue de la finaliser «mi-2025».
Le prix convenu pour l’acquisition et la mise en place du partenariat de long terme est de 5,1 milliards d’euros, tandis que la transaction doit donner naissance à un nouvel ensemble fort de 1.500 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Alors que la Banque centrale européenne a récemment fait part de son interprétation relative au traitement prudentiel pour les acquisitions d’entreprises de gestion d’actifs, BNP Paribas prévoit dorénavant que cette opération aurait un effet négatif de 35 points de base sur son ratio de solvabilité CET1 et le retour sur capital investi serait de plus de 14% la troisième année.
Ces nouvelles prévisions sont à comparer à un effet négatif de 25 points de base sur le ratio CET1 du groupe et à un objectif de retour sur capital investi de 18% la troisième année, qui ont été présentés lors du lancement de l’opération.
Comme le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, la filiale bancaire du groupe La Poste bénéficie à plein de la configuration des taux, alors que la contribution de CNP Assurances marque le pas.
Résultats, fusions-acquisitions, nominations, collecte, L'Agefi dresse le bilan non-exhaustif du mois de juillet 2026 dans le secteur de la gestion d'actifs pour ses abonnés de retour de congés.
L'assureur allemand s’apprête à racheter pour plus d’un milliard d’euros les parts minoritaires de Pimco détenues par ses salariés anciens et actuels renforçant ainsi son emprise sur le géant américain de la gestion obligataire.
Face à la fronde des confédérations, notamment de l'UEFA, Gianni Infantino a annoncé samedi le retrait de son projet destiné à ouvrir une partie des activités commerciales de la Fifa à des investisseurs privés
Face aux mégafeux, l'opposition dénonce le manque de moyens attribués aux sapeurs-pompiers. L'Opinion vous propose de découvrir l'évolution de leur budget annuel dans votre département, de 2017 à 2025.
Après avoir retiré sa candidature à la tête de l’association qui chapeaute la rénovation de l'édifice, le maire LFI de la ville dénonce de « graves irrégularités » dans le scrutin remporté par l'animateur