BNP Paribas revoit en baisse les gains anticipés du rachat d’Axa IM
Comme pressenti dès vendredi, BNP Paribas pâtit d’une décision de la Banque centrale européenne (BCE) dans son projet d’acquisition d’Axa IM. A l’instar de son verdict concernant le rachat d’Anima par Banco BPM, l’institution de Francfort n’autorise pas la banque française à appliquer une règle comptable favorable dite du «compromis danois» dans le cas de la reprise de la filiale de gestion d’actifs d’Axa.
Compte tenu de cette décision, BNP Paribas prévoit dorénavant que cette opération aura un effet négatif de 35 points de base sur son ratio de solvabilité CET1, contre 25 points de base anticipé initialement, et le retour sur capital investi serait limité à «plus de 14% la troisième année», contre 18% visés à la base.
Toutefois, les objectifs globaux de rentabilité BNP Paribas, comme ses trajectoires de croissance, de fonds propres et de ratio CET1, restent inchangés, a précisé la banque dans un communiqué. La politique du groupe en matière de distribution de dividendes et de retour aux actionnaires est également confirmée, en particulier le lancement prochain du programme de rachat d’actions annoncé en février dernier.
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1.500 milliards d’euros
Au début d’août dernier, Axa avait annoncé avoir entamé des négociations exclusives concernant la vente d’Axa IM à BNP Paribas et la conclusion d’un accord stratégique d’une durée de 15 ans selon lequel la banque fournirait des services de gestion d’investissement à l’assureur. En décembre, les parties avaient indiqué avoir signé un accord d’acquisition, en vue de la finaliser «mi-2025».
Le prix convenu pour l’acquisition et la mise en place du partenariat de long terme est de 5,1 milliards d’euros, tandis que la transaction doit donner naissance à un nouvel ensemble fort de 1.500 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Alors que la Banque centrale européenne a récemment fait part de son interprétation relative au traitement prudentiel pour les acquisitions d’entreprises de gestion d’actifs, BNP Paribas prévoit dorénavant que cette opération aurait un effet négatif de 35 points de base sur son ratio de solvabilité CET1 et le retour sur capital investi serait de plus de 14% la troisième année.
Ces nouvelles prévisions sont à comparer à un effet négatif de 25 points de base sur le ratio CET1 du groupe et à un objectif de retour sur capital investi de 18% la troisième année, qui ont été présentés lors du lancement de l’opération.
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