BNP Paribas peut boucler la cession de Bank of the West
C’est fait, ou presque. BNP Paribas va pouvoir boucler une opération annoncée il y a plus d’un an.
Le 1er février, la plus grande banque française devrait mettre un point final à la vente de sa filiale américaine Bank of the West pour 16,3 milliards de dollars (équivalent à 14,4 milliards d’euros au moment de l’annonce de l’opération). L’acquéreur, Banque de Montréal (BMO) a indiqué avoir obtenu toutes les autorisations pour procéder à la transaction.
La banque a précisé que les impacts financiers finaux liés à cette opération seront présentés le 7 février prochain, en même temps que l’annonce des résultats annuels du groupe.
Plus-value exceptionnelle
Le montant de la transaction représentait, au moment de son annonce, «1,72 fois la valeur de l’actif net tangible de Bank of the West et 20,5% de la capitalisation boursière de BNP Paribas, pour une contribution moyenne de Bank of the West au résultat avant impôt du groupe au cours des dernières années d’environ 5%», avait précisé BNP Paribas fin 2021. La banque française avait ajouté que la transaction générerait une plus-value exceptionnelle, nette d’impôt, d’environ 2,9 milliards d’euros au taux de change de l'époque et aurait un effet positif d’environ 170 points de base sur son ratio de fonds propres CET1.
Après cette cession, BNP Paribas demeurera présent aux Etats-Unis via «une solide franchise en Corporate & Institutional Banking qui a été renforcée récemment», indique le directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, cité dans le communiqué. «L’implantation de BNP Paribas aux Etats-Unis demeure un pilier stratégique de son développement», a-t-il complété. Il a aussi remercié «chaleureusement les équipes de Bank of the West et de BNP Paribas qui ont travaillé en étroite collaboration avec BMO Groupe Financier ces derniers mois afin de préparer la réalisation de l’opération et la transition vers BMO Groupe Financier».
Plus d'articles du même thème
-
Les banques du Golfe Persique émettent toujours plus de dettes
La banque dubaïote Emirates NBD Bank PJSC a réussi mardi une émission de dette subordonnée AT1 et rouvert ce marché « risqué » qui était fermé depuis le début de la guerre en Iran. Un marché en plein essor. -
Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
Même dans l'univers des fintechs, Revolut reste à part en raison de la structure de ses revenus et de son bilan. Alors que le groupe envisage une entrée en Bourse, mais pas avant 2028, et caresse l'espoir d'une capitalisation de 200 milliards de dollars, les analystes de JPMorgan viennent de disséquer le modèle économique de la néobanque la mieux valorisée et la plus crainte d'Europe. -
Barclays gaspille une occasion de briller
En dépit d’une activité soutenue dans le trading sur fond de volatilité générale, la banque britannique enregistre une perte de 300 millions de dollars sur le dossier MFS. Elle fait miroiter un nouveau programme de rachat d'actions.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Sot-l'y-laisseMaster Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue -
Coq gauloisDerrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet -
EditorialLogement à Paris : Emmanuel Grégoire organise la pénurie et la flambée des prix
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace