Barclays déménagera bien son siège européen à Paris en 2027
Barclays Europe va quitter Dublin pour Paris. La banque britannique a dévoilé mercredi le lancement d’un projet annoncé de longue date et décalé de deux ans en janvier dernier. Barclays va transférer dans la capitale française son siège pour l’Union européenne avec un déménagement qui devrait être effectif au premier semestre 2027.
«Ce transfert renforcera la supervision et la gouvernance en rapprochant la prise de décision de la majorité de ses opérations de banque d’investissement en Europe continentale», indique le groupe dans un communiqué.
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10% des revenus
En ce sens, la banque a désormais entamé «les procédures juridiques et réglementaires formelles» pour réaliser ce déménagement de siège social. Elle prévoit notamment de transformer la forme juridique de sa filiale en société européenne d’ici à la fin de 2026. L’entité sera alors renommée Barclays Europe SE.
«Entreprendre des démarches formelles pour délocaliser notre siège européen à Paris est une étape stratégique qui renforcera notre capacité à servir nos clients à travers l’Europe continentale», a estimé Francesco Ceccato, directeur général de Barclays Europe.
En 2024, le groupe a enregistré 2,7 milliards de livres de revenus en Europe (hors Royaume-Uni), soit 10% de ses revenus totaux.
Le nouveau siège sera situé avenue Hoche à Paris. L’opération «ne conduira pas à un déménagement des emplois de Dublin vers la France, mais il y a une ambition d’augmenter la présence à Paris tout de même», a indiqué un porte-parole. Barclays compte actuellement 370 salariés dans l’Hexagone.
Depuis le Brexit, la France bénéficie d’un regain d’attrait de la part des banques anglo-saxonnes. En quelques années, les effectifs parisiens de la plupart des groupes américains ont été multipliés entre trois et neuf fois selon les banques. Mais l’incertitude politique née de la dissolution en 2024 a un peu refroidi les ardeurs. « Si vous ne vous sentez pas les bienvenus, si l’environnement économique devient trop coûteux ou, disons, irréaliste par rapport à la moyenne des autres pays européens, par la force des choses, vous devrez envisager de déplacer vos opérations », a prévenu Mathieu Wiltz, co-dirigeant de JP Morgan en Europe, dans un entretien aux Echos mi-janvier.
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