Axa centralise sa multigestion chez Axa Wealth
La coïncidence n’est sans doute pas fortuite. Quelques jours après la parution dans la presse britannique de rumeurs de cession d’une partie de son fonds de commerce au Royaume-Uni, dont Axa Wealth, l’assureur français Axa a annoncé mardi que cette entité centralisera désormais ses activités européennes de multigestion (fonds de fonds). En plus d’Architas, sa propre entité de multigestion, Axa Wealth chapeautera «les activités de gestion privée en France et en Belgique» et la «multigestion d’Axa Investment Management qui a été acquise par Architas en juillet», précise le communiqué du groupe.
L’ensemble affiche près de 30 milliards d’euros d’actifs en multigestion et 150 salariés, principalement à Londres, Paris et Bruxelles.
A lui seul, Architas gérait ou conseillait 14,1 milliards de livres (19,2 milliards d’euros) d’actifs au 30 juin 2015. En progression de 10% sur un an à fin mars, il représente la moitié des 29 milliards de livres d’encours d’Axa Wealth, également connu outre-Manche pour Elevate, une plate-forme en ligne de produits d’épargne et retraite (10 milliards de livres d’encours).
Interrogé par L’Agefi, Axa ne donne pas de détails sur la future organisation (fusion ou non des entités, type de produits et clients, etc). L’assureur français refuse aussi de commenter les articles britanniques qui évoquent un mandat confié à Barclays pour vendre Axa Wealth. Difficile dès lors de savoir si son annonce dans la multigestion signifie que le groupe a renoncé à une cession totale ou partielle, ou s’il habille la mariée pour mieux trouver preneur. En 2014, Axa Wealth a renoué avec les profits mais n’a pas atteint pas l’objectif fixé en 2010 après la vente d’Axa UK Life and Pensions, jusque-là vaisseau amiral du groupe au Royaume-Uni. D’ici à 2015, les encours devaient tripler mais ils ont seulement doublé sur la période.
Axa opère aussi dans le pays via les marques Axa Insurance, Axa PPP Healthcare et Axa Self Investor. Au premier semestre, le Royaume-Uni a généré 13% des revenus du groupe en vie-épargne, ainsi qu’en assurance dommages (y compris l’Irlande). Dans le segment vie, le volume d’affaires nouvelles a diminué de 16%, «pénalisé par un recul des ventes en retraite collective», tandis que le résultat opérationnel a doublé sur un an, mais ce dernier atteint seulement 27 millions d’euros. Une goutte d’eau à l’échelle d’Axa, de plus en plus tourné vers les marchés émergents ou à forte croissance, comme l’atteste sa sortie récente du Portugal.
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