Axa Assistance mise sur les marchés émergents comme relais de croissance
Face à une concurrence accrue dans les marchés matures tels que l’Europe continentale, Axa Assistance mise sur les pays émergents comme relais de croissance. Sur 2011, la part de l’activité réalisée par la filiale d’Axa dans ces pays est passée de 13 à 18%. «Réaliser un tiers de notre activité sur les marchés émergents à horizon 2015 serait une bonne chose», estime Serge Morelli, président d’Axa Assistance.
«Nous sommes déjà bien implantés dans un certain nombre de pays. L’un de nos principaux axes de développement porte sur la Chine et le Brésil», indique le président. Le développement sera axé sur les lignes de métier automobile - où Axa vient de lancer une offre en Chine -, et voyages. La société s’implante dans les pays au cas par cas, soit en accompagnement d’Axa, à l’image l’an passé de la Malaisie, soit indépendamment de sa maison-mère à l’instar de certains pays d’Amérique latine.
Axa Assistance entend par ailleurs renforcer ses relations avec Axa, les clients de la maison-mère générant actuellement 25% du chiffre d’affaires de la filiale. «Nous menons des réflexions pour inscrire l’offre d’assistance très en amont dans le contrat d’assurance. Les offres combinées sont bien développées avec Axa France, nous souhaitons les développer dans d’autres pays», indique François Klitting, président d’Axa Assistance pour la France.
La filiale, qui dispose de 6.300 collaborateurs dans 33 pays, cherche parallèlement à développer de nouvelles offres, à l’image de la conciergerie ou de l’assistance aux véhicules électriques. Par ailleurs, elle s’est réorganisée l’an passé en mutualisant ses plates-formes dédiées à la gestion des rapatriements pour ses clients globaux. Un pôle de gestion à Barcelone couvre ainsi la zone Europe et Afrique, tandis que la zone Amériques est gérée depuis Mexico. «Un troisième pôle sera prochainement créé pour la région Asie Pacifique», indique Serge Morelli.
Sur 2011, le chiffre d’affaires d’Axa Assistance a reculé de 2% à 911 millions d’euros, sous le coup de la perte d’un contrat avec la société Ryanair, qui a internalisé son service d’assistance. L’automobile et le voyage ont représenté 37% et 21% de l’activité, contre 13% pour la santé, 24% pour le domicile et les services à la personne et 5% pour les autres services. Le résultat opérationnel a crû de 25% à 16,5 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Jeudi noir pour la tech à Wall Street
Le marché américain a connu sa pire séance depuis avril 2025 et le Liberation Day de Donald Trump. Les valeurs technologiques liées à l'IA restent au centre des préoccupations. L'indice Nasdaq a basculé en territoire de correction avec plus de 10% de baisse par rapport à son record. -
La Banque d’Angleterre élève son étendard faucon
La banque centrale a relevé son taux directeur pour la première fois depuis plus de trois ans tout en laissant la porte ouverte à d’autres hausses. Une décision plus unanime qu’anticipée. -
Rheinmetall paie encore les incertitudes entourant ses commandes publiques
Le spécialiste allemand de l’armement, qui a une nouvelle fois abaissé sa prévision de chiffre d’affaires annuel, table désormais sur une stabilité de sa marge d’exploitation.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Règle d’or budgétaire : l’offensive politique du RN à l'épreuve d'un calendrier intenable
Au lendemain du rejet du budget, Jordan Bardella veut voter « en urgence » la règle d’or pour l'inscrire dans la Constitution. Or, les délais et le contexte politique rendent intenable son calendrier express -
« Sur les réseaux sociaux, l'agressivité attire l’attention des électeurs, sans pour autant les convaincre »
La somme phénoménale de douze milliards de dollars a été dépensée pour la publicité politique à la télévision et sur les réseaux à l'occasion de la campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Avec quels résultats ? -
DésinformationPrésidentielle : la campagne otage des algorithmes
Une partie de l’échiquier politique s’inquiète de voir l’élection présidentielle biaisée par la prolifération de faux contenus et l’opacité entretenue par les plateformes, dont la responsabilité est pointée du doigt