Le Congrès américain approuve le projet de loi sur le plafond de la dette
A voté. Après la Chambre des représentants le 1er juin, le Sénat américain a, à son tour, approuvé le projet de loi prévoyant la suspension temporaire du plafond de la dette des Etats-Unis. Ce vote écarte le spectre d’un défaut des Etats-Unis.
Il appartient désormais à Joe Biden de promulguer le texte. Le président a remercié les chefs de file du Congrès pour avoir fait adopter rapidement l’accord bipartite, fruit d'âpres négociations entre le locataire démocrate de la Maison blanche et le «speaker» républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy.
Dans un communiqué, Joe Biden a salué cette «grande victoire pour l'économie américaine» et exprimé sa volonté de promulguer le texte «au plus vite». Ses services ont indiqué qu’il prononcerait une allocution vendredi en début de soirée.
Pour l’essentiel, l’accord prévoit la suspension du plafond de la dette américaine jusqu’au 1er janvier 2025, soit après l'élection présidentielle de novembre 2024. Il fixe aussi une limite sur les dépenses publiques l’an prochain et en 2025.
Le Sénat, où les pairs démocrates de Joe Biden disposent d’une majorité étroite, a approuvé le projet de loi avec 63 voix contre 36.
Le chef de file de la majorité démocrate, Chuck Schumer, avait exprimé plus tôt dans la journée son optimisme quant à un vote favorable sur le texte ce jeudi soir. «L’Amérique peut pousser un ouf de soulagement», a-t-il dit devant les sénateurs.
Bataille rangée
Pendant des semaines, les républicains s'étaient opposés à un quelconque relèvement du plafond de la dette, désireux d’obtenir au préalable des coupes budgétaires jugées nécessaires pour commencer à enrayer la flambée de la dette publique.
Joe Biden a poussé au contraire pour relever les impôts des classes aisées et des grandes entreprises afin d’alimenter les finances fédérales, une hypothèse rejetée par les républicains. Le compromis a été trouvé principalement dans les programmes de dépenses dits «discrétionnaires», revus à la baisse.
(Avec Reuters)
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