La vidéo du jour : Volkswagen, un retour symbolique sur les marchés
Ce sera une nouvelle preuve de la réconciliation entre Volkswagen et ses investisseurs. Deux ans et demi après le scandale du Dieselgate aux Etats-Unis, le constructeur automobile allemand va revenir sur le marché obligataire américain.
La levée de cet emprunt en dollars, dont ni le montant ni le calendrier ne sont encore connus, concrétisera tout le travail de reconstruction engagé par la nouvelle direction du groupe allemand pour réparer les dommages du scandale. Les dégâts étaient d’autant plus grands chez les investisseurs obligataires américains que Volkswagen avait réalisé son premier emprunt en dollar en mai 2015, quelque mois seulement avant que le Dieselgate n’éclate et entache sérieusement la réputation du groupe auprès des conducteurs américains.
Ce retour à la normale constitue un coup de pouce bienvenu pour Herbert Diess, arrivé il y a seulement quelques jours aux commandes du directoire de Volkswagen. Car même s’il dispose de 18 milliards d’euros de trésorerie, le constructeur allemand ne peut pas se priver des ressources financières abondantes des investisseurs obligataires américains.
Pour tenir son rang dans la course à la voiture autonome et à l’électrification des moteurs, Volkswagen a prévu d’investir 34 milliards d’euros d’ici à 2022 dans la mobilité et la digitalisation. Une rupture durable après des investisseurs américains aurait constitué un handicap de poids face à ses grands concurrents.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
Contenu de nos partenaires
-
Série d'étéMoi, Robot 1er, président : « Je reconstruirais le contrat social »
SERIE. Le cofondateur de Blablacar Frédéric Mazzella a imaginé le discours fictif d'une Intelligence artificielle parvenue au sommet de l'Etat -
Le taux de chômage en France s’emballe à 8,3 %, un niveau inédit depuis 2020
Selon l’Insee, le taux de chômage en France s’établit à 8,3 % au deuxième trimestre, soit 0,7 point de plus par rapport à l’an passé. Ainsi, 2,7 millions de personnes sont au chômage, au sens du Bureau international du travail (BIT) -
Pollueur payeurFace au surtourisme, l'Italie joue la carte de la dissuasion
De Venise aux plages de Sardaigne, les sites les plus fréquentés multiplient tarifs, réservations obligatoires et quotas pour contenir des flux touristiques toujours plus importants