La vidéo du jour : Theresa May au bord de l’abîme du Brexit
L’heure de vérité approche pour le gouvernement de Theresa May. Les discussions avec l’Union européenne sur les conditions du Brexit n’ont pas encore formellement abouti à un accord. Mais les modalités techniques sont quasiment prêtes et le calendrier s’affine. Pour qu’un sommet des chefs d’Etat puisse avaliser un compromis en novembre, les diplomates britanniques et européens devront faire converger leurs vues dans les tout prochains jours. Surtout, la Commission européenne veut être sûre que les conditions du divorce auront reçu le feu vert du cabinet de la Première ministre britannique. Michel Barnier, le négociateur de l’Union sur ce dossier, l’a confié lundi aux ministres des Affaires européennes des 27.
Theresa May parviendra-t-elle toutefois à vendre un tel accord à son gouvernement, à son parti et à son opinion publique ? Il est permis d’en douter au vu de la confusion politique qui s’accroît outre-Manche. En présentant vendredi sa démission, Jo Johnson, secrétaire d’Etat aux transports et frère de Boris, a bien résumé les termes de l’alternative qui attend Londres. Soit le Royaume-Uni accepte de rester temporairement dans une forme d’union douanière pour éviter, entre autres, de rétablir une frontière physique entre les deux Irlande. Auquel cas, le pays continuerait à se plier à des règles européennes sur lesquelles il n’aurait plus aucun pouvoir – une perspective inacceptable pour les Brexiters. Soit Londres joue le tout pour le tout et se résout à un Brexit dur. Les conséquences pour son économie, du moins à court terme, seraient dramatiques. Voilà pourquoi les demandes d’un nouveau référendum se multiplient au Royaume-Uni. Un second vote que Theresa May a rejeté, et dont il n’est pas sûr, d’ailleurs, qu’il livrerait un résultat différent cette fois-ci.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
Contenu de nos partenaires
-
ConvergencesDroite et centre : un programme (déjà) commun pour 2027
En attaquant Gabriel Attal pour plagiat, David Lisnard montre qu'il existe quelques grands axes politiques autour desquels les candidats de l'ex-majorité présidentielle et Les Républicains peuvent s'entendre -
Présidentielle : la bataille du « socle commun » passe aussi par le Sénat
Les sénatoriales ne devraient pas bouleverser les équilibres de la Chambre haute. Mais l’arrivée probable d’un groupe RN et l’affaiblissement de la droite qu’elle entraînera, pourrait transformer le Palais du Luxembourg en terrain d’expérimentation de la présidentielle -
Spiritisme« En maintenant caché le Guide suprême, le régime iranien veut semer la confusion »
Le président iranien a évoqué une communication « difficile » avec Mojtaba Khamenei, qui n'est toujours pas apparu en public