La vidéo du jour : L’IPO de Snapchat rappelle les grandes heures de la bulle internet
L’introduction en Bourse de Snap, la holding possédant l’application de partage de photos et vidéos évanescentes Snapchat, est assurée de rester dans les annales. Et pas seulement pour sa valorisation stratosphérique. Sur ce terrain, on se croirait revenu aux grandes heures de la bulle internet. Facebook, en pleine croissance, est valorisée 14 fois son chiffre d’affaires ; Twitter 4,5 fois. Or Snap vise une valorisation comprise entre 48 et 56 fois !
Pour une entreprise qui a perdu 515 millions de dollars l’an dernier, ce n’est pas mal. Or même son taux de croissance justifie difficilement ce prix. Car un ralentissement est notable au 3e trimestre. La hausse des revenus n’a été que de 30% cet automne, pour 600% sur l’ensemble de l’année.
L’autre caractéristique de cette introduction, c’est que pour la première fois, les nouveaux actionnaires seront tout simplement privés de droit de vote. Les fondateurs Evan Spiegel and Robert Murphy sont assurés de conserver plus de 88% des droits de vote après l’opération, alors que les nouveaux entrants pourraient apporter plus de 3 milliards de dollars. La conséquence la plus remarquable, c’est que les fondateurs pourraient conserver leur pouvoir même s’ils devaient quitter leurs postes opérationnels !
L’attitude que les grands investisseurs, fonds de pensions et grandes sociétés de gestion, adopteront à l’égard de l’IPO sera donc cruciale. Ils ont vivement contesté cet actionnariat à deux vitesses, mais de précédentes protestations semblables – dans le cas de Facebook notamment – ne les avaient pas empêchés de souscrire. S’ils boudaient l’opération, les conséquences seraient majeures. Car les IPO prévisibles de Uber ou d’AirBnB seraient compromises.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
Budget de la Sécurité sociale : ce transfert de CSG aux départements qui provoque un tollé
Les débats enflammés de vendredi à l'Assemblée nationale ont une nouvelle fois mis en lumière les tensions sur le financement de l'autonomie – et plus largement sur le modèle économique des départements. -
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans