La vidéo du jour : L’impossible consolidation boursière se confirme en Europe
On ne sortira les mouchoirs ni à Berlin ni à Londres si, comme il est quasi assuré, les bourses de Londres et de Francfort sont interdites de fusion. Car l’opération n’était appréciée ni sur le continent ni au Royaume-Uni. Avec un tact rare, c’est Bruxelles qui devrait bientôt se charger d’éviter aux deux autres capitales le soin d’y mettre le holà !
Comme il était prévisible, la Commission a demandé aux deux partenaires de céder des actifs qui leur promettaient de dominer sans partage l’activité dite de «compensation des produits dérivés». Derrière ce vocable barbare se cache l’activité la plus lucrative des marchés modernes : celle qui consiste à assurer la bonne fin des transactions sur ces produits d’assurances qui permettent de couvrir le risque afférent à un instrument financier.
Londres s’était déjà résolu à vendre l’activité française de sa chambre de compensation à son rival continental Euronext. Mais Bruxelles a exigé qu’il fasse de même avec une autre plate-forme spécialiste des marchés de taux, MTS. Demande que la Bourse de Londres a jugée «disproportionnée».
A supposer même que Bruxelles ait été moins exigeant, il est douteux que la fusion aurait pu aboutir. Ainsi la localisation du siège social, prévue à Londres, irritait en Allemagne, notamment le Land de Hesse où se trouve la Bourse de Francfort. Il est vrai que le Brexit devrait couper les activités financières de la City du fameux «passeport» donnant accès au marché unique.
La consolidation boursière demeure donc introuvable en Europe. C’est la 5e opération du genre qui y capote depuis l’an 2000. Alors que New York, Tokyo ou Hong Kong affirment leur suprématie mondiale, l’Europe cherche toujours son champion.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
Budget de la Sécurité sociale : ce transfert de CSG aux départements qui provoque un tollé
Les débats enflammés de vendredi à l'Assemblée nationale ont une nouvelle fois mis en lumière les tensions sur le financement de l'autonomie – et plus largement sur le modèle économique des départements. -
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans