La vidéo du jour : Le portefeuille de participations de l’Etat demeure difficilement cessible
Dans la gestion des participations publiques, l’Etat n’a pas à rougir des résultats financiers obtenus depuis un an. Mais en dépit de ses efforts, surtout sensibles en matière de restructurations, peu d’actifs demeurent cessibles, au point que les privatisations s’annoncent moins juteuses qu’espéré.
Côté restructurations, celles-ci sont allées bon train, avec entre autres celle du pôle nucléaire, autour d’EDF, Areva et Orano, du pôle naval, civil et militaire, via un partenariat franco-italien, enfin du pôle financier, autour de la Caisse des dépôts, futur actionnaire de contrôle de la Poste et, indirectement, d’un grand groupe public de bancassurance.
Côté chiffres, l’Agence des participations de l’Etat affichait à fin septembre une forte appréciation, toujours bonne à prendre, de ses actifs cotés, valorisés plus de 86 milliards, en hausse de 26% sur un an. Un taux dix fois supérieur au CAC 40, grâce au retour en grâce du secteur de l’énergie-matières premières.
Par ailleurs, le résultat net global à fin 2017, à près de 10 milliards, a repris quelque hauteur depuis trois ans et son trou vertigineux de 2015. Il est vrai cependant que s’agissant de l’excédent brut d’exploitation global ou du résultat opérationnel, c’est plutôt à un effritement des résultats qu’on assiste.
Est-ce la raison pour laquelle ces efforts ne trouvent pas encore leur contrepartie dans la cessibilité des actifs publics ? Promis à la privatisation du fait de la loi Pacte, ADP, Française des Jeux et Engie s’annoncent, pour des raisons diverses, comme autant de sacs de nœuds difficiles à dénouer avant d’être proposés au public.
Petite cagnotte à forte résonnance, la FDJ promet un vif débat autour des risques que pose son contrôle, en termes de blanchiment notamment ; ADP constitue un enjeu d’une tout autre importance et la politique y jouera, là encore, le premier rôle à côté de sujets techniques non négligeables.
Autour de la question : peut-on céder le contrôle à une entité privée, en l’occurrence Vinci, candidat déclaré, et selon quelles conditions ? La privatisation controversée des autoroutes, quoiqu’ancienne, sera dans toutes les têtes.
Quant à Engie, son parcours boursier récent disqualifie pour l’instant toute idée de cession. Aussi en 2019, l’Etat aura-t-il du mal à éviter les traditionnelles recettes de poche, via de petites cessions au fil de l’eau, s’il veut doter comme prévu son fonds pour l’innovation.
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