La vidéo du jour : Le Brexit sonne la fin de l’austérité en Grande-Bretagne
Si cela continue, le candidat de la droite française à l’élection présidentielle va se sentir bien seul à prôner l’austérité.
Après le Canada, et avant les Etats-Unis de Donald Trump, c’est au tour de la Grande-Bretagne de lui tourner résolument le dos.
Plus question d’annuler le déficit budgétaire en 2020 comme le prévoyait encore en mars le grand argentier de David Cameron, George Osborne.
Pour que le pays surmonte le choc du Brexit en termes d’activité, c’est une relance musclée que Londres met à l’ordre du jour.
Comme aux Etats-Unis, elle passe par la mise à l’honneur de la dépense d’infrastructures, financée essentiellement par l’emprunt.
Son augmentation par rapport aux prévisions de mars est de 120 milliards de livres à horizon 2020, ce qui correspond grosso modo à 6% de PIB en 4 ans.
Aggravé par diverses mesures sociales et baisses d’impôts pour les entreprises, le déficit global des finances publiques atteindra 90% du PIB dès 2017.
Mais c’est le prix à payer pour maintenir la croissance, et donc l’emploi, à des niveaux raisonnables.
Encouragé par la résistance relative de l’économie depuis le scrutin de juin, le chancelier de l’Echiquier Philip Hammond a calculé que le pays limitera le recul du taux de croissance à moins de 1% par rapport aux prévisions et évitera la récession.
Il prévoit même que la croissance remontera dès 2018, pour retrouver sa tendance passée en 2019, à plus de 2%.
Tel est le pari car c’en est un. Les chiffres cités par le Chancelier sont fondés sur une hypothèse de sortie effective de l’Union en 2019, fort improbable pour l’heure.
Les investisseurs ont répondu à ses propos par une baisse de la livre et une hausse des taux, ce qui traduit bien leur scepticisme.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran