La vidéo du jour : Brexit, la livre suspendue à un vote crucial
A dix-huit jours de la date prévue pour le Brexit, la plus grande confusion règne au Royaume-Uni. Le vote attendu aujourd’hui à la Chambre des communes ouvre une semaine cruciale pour la suite du processus. La Première ministre Theresa May soumet à nouveau aux parlementaires britanniques l’accord de retrait qu’elle a négocié avec l’Union européenne. Le texte s’apparente en tous points à celui que les députés avaient massivement rejeté le 15 janvier dernier.
Jusqu’à lundi encore, les négociateurs britanniques ont tenté d’arracher auprès de Bruxelles d’ultimes concessions sur la forme qui éviteraient à Theresa May de subir un deuxième échec, mais un nouveau rejet reste le résultat le plus probable. Le parlement britannique aura alors à se prononcer sur deux autres questions. La première, le 13 mars, sur l’opportunité d’un Brexit sans accord. Si les membres de la Chambre des communes rejettent cette perspective dramatique, ils devraient alors décider, le 14 mars, en toute logique, une extension de l’article 50.
L’incertitude se transmet au marché des devises, qui se prépare à traverser une zone de turbulences d’ici fin mars. Les options sur la volatilité implicite du taux de change dollar/sterling coûtent aujourd’hui plus cher à une échéance d’un mois qu’à un an. C’est un cas unique parmi les grandes devises. Autrement dit, les opérateurs anticipent de fortes secousses autour de la livre dans les prochaines semaines, et sont prêts à mettre le prix pour se couvrir contre ces variations. Cela ne veut pas dire pour autant que le marché spécule sur un effondrement de la devise. La livre a regagné près de 3% face au dollar en 2019. Quant aux positions spéculatives à la vente, elles ont été réduites de 40% depuis le précédent vote du 15 janvier.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Quand Emmanuel Grégoire donne raison à #SaccageParis
Le successeur d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris a choisi de ne pas nommer d'adjoint au Patrimoine, lui préférant le « design et à l’esthétique » en décrétant un « droit au beau » dans tous les quartiers -
Ca débordeMaroc : un risque croissant d’inondation
Avec le réchauffement climatique, le Maroc risque d’être de plus en plus confronté à une alternance de sécheresses extrêmes et d’épisodes de fortes pluies -
Troisième acteVotre bilan retraite est-il encore à jour ? Pourquoi 2026 est l'année pour le refaire
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle