Le code Afep-Medef revisé devrait clarifier les thèmes de gouvernance
Le lancement de la consultation sur le code Afep-Medef, ouverte jusqu’au 8 juillet, s’est fait dans la discrétion. Pourtant, pour la première fois, la Place a la possibilité de donner son avis. Le patronat a pour objectif un code «mieux rédigé et axé sur des principes» qui réaffirme «le rôle et la responsabilité du conseil d’administration dans la mise en œuvre et l’application effective des règles de gouvernance». Cette révision «répond à l’attente des professionnels demandant un code plus lisible, explique Charles Cardon, avocat associé chez Dechert. D’une part, les redondances avec le Code de commerce, par exemple sur le fonctionnement du conseil d’administration, ont été supprimées. D’autre part, la nouvelle organisation du code permet de clarifier les thèmes de gouvernance. Notamment, toutes les modalités liées aux éléments de rémunération en cas de départ d’un dirigeant ont été rassemblées dans la même section.»
Cette révision propose quelques aménagements attendus. Ainsi, la mention selon laquelle le départ contraint ne peut être que celui lié «à un changement de contrôle ou de stratégie» est supprimée. «Cette notion extrêmement large suscitait de nombres interrogations et introduisait un élément d’incertitude majeur et donc de polémique en germe pour déterminer si l’indemnité de départ était ou non due», souligne Charles Cardon.
Les propositions en matière de rémunération des dirigeants risquent de devenir en partie caduques avant même d’être appliquées, les parlementaires se préparant à imposer un vote contraignant. Néanmoins, «le ‘say on pay’ a montré qu’il était efficace depuis sa création, constate Charles Cardon. Il devient maintenant impératif, autrement dit il est obligatoire de consulter les actionnaires, mais le vote reste consultatif. Un émetteur ne peut plus se contenter d’expliquer pourquoi il ne propose pas ce vote en invoquant la règle du ‘comply or explain’».
Le code impose de rendre public le montant du golden hello «même en cas de paiement échelonné ou différé». Il déconseille l’attribution d’une rémunération variable, d’options d’actions ou d’actions de performance aux dirigeants non exécutifs, sinon le conseil doit la justifier.
Ce projet recommande aux commandites par actions d’introduire des mécanismes permettant de rapprocher les règles de détermination de la rémunération des gérants de celles des dirigeants de sociétés anonymes.
Plus d'articles du même thème
-
Le fonds souverain norvégien redistribue ses fonctions de gouvernance et de conformité
L'engagement actionnarial rejoint la gestion active, tandis que la conformité, le juridique et la communication changent de rattachement. -
Eni boucle la réorganisation de sa filiale Plenitude
Le groupe d’hydrocarbures italien nommera cinq membres au nouveau conseil d’administration de cette société, contre trois représentants pour Ares et un seul pour EIP. -
Regarder les risques comme des opportunités
L’Institut français des administrateurs dévoile son guide sur la gestion des risques. Il propose une approche dynamique pour « éclairer les choix, challenger les certitudes ». Ou comment faire d’un dispositif formel qui rassure, un levier d’anticipation.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
Contenu de nos partenaires
-
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 5 octobre ?
Longchamp enrichit son vestiaire d'un nouveau sac, le Cadence, Mango pousse plus haut sa ligne premium Selection pour l'automne, Renault installe sur les Champs-Élysées le deuxième acte de son exposition Pop Art Car… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle. -
Midterms : à quoi pourrait ressembler la Chambre des représentants ?
INFOGRAPHIES. Âge, religion, positionnement idéologique… L'Opinion a passé au crible tous les candidats démocrates et républicains en lice aux élections de mi-mandat le 3 novembre prochain -
ExclusifCybersécurité : Fleuret AI veut faire mouche avec ses agents IA
La start-up française est spécialisée dans le « pentest », où des hackers « éthiques » attaquent leurs clients comme le ferait un vrai pirate informatique pour repérer les failles de leurs systèmes et expliquer comment les corriger