En février, Vanguard a dominé le paysage américain de la distribution sur le marché des fonds ouverts et des ETF avec des entrées nettes de 20,5 milliards de dollars, devant Fidelity (9,5 milliards de dollars), selon des données communiquées par Morningstar. La part de marché de Vanguard atteint désormais 25%. En tête des fonds les plus recherchés, le seul Vanguard Total Bond Market II Index affiche des entrées nettes de 5,3 milliards de dollars. A l’autre bout du spectre, Franklin Templeton, dont les stratégies actives sont concurrencées par les produits passifs,a limité la casse avec des sorties nettes de seulement 1,2 milliard de dollars, les moins élevées depuis mai 2015. Durant le mois sous revue, les flux de long terme ont totalisé 53,5 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis janvier 2018. Sur les deux premiers mois de l’année, les flux atteignent 92,7 milliards de dollars. Les fonds gérés activement ont attiré 11,4 milliards de dollars, soit le cinquième mois avec des flux nets positifs supérieurs à 10 milliards de dollars au cours des trois dernières années, tandis que les fonds passifs engrangeaient 42,2 milliards de dollars.
Larry Fink, le patron de BlackRock, le reconnaît. «Il y a des milliers d’ETF mais seulement une toute petite partie d’entre eux sont vraiment pertinents pour les investisseurs», déclare-t-il dans un entretien au quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung (NZZ). D’ailleurs,seulement 15% des ETF cotés en bourse sont à l’origine de 95% des volumes de transactions au niveau mondial. Et iShares, l’un des principaux acteurs mondiaux dans la gestion indicielle, n’est bien évidemment pas étranger à cette évolution. Même si la pertinence n’est pas au rendez-vous, la croissance du marché devrait se poursuivre pour au moins trois raisons, affirme Larry Fink. «Tout d’abord, les clients comprennent les produits de mieux en mieux, notamment en ce qui concerne le traitement fiscal», indique Larry Fink. Ensuite, les fonds gérés activement ont connu l’an dernier une année très difficile et, enfin, les investisseurs, tant particuliers qu’institutionnels, sont de plus en plus nombreux à utiliser les ETF dans le cadre de la gestion active de leur patrimoine. Autrement dit, la transformation de stratégies actives en produits passifs n’est pas près de s’arrêter. «Cette tendance va s’accélérer», estime Larry Fink. Mais il ne partage pas le point de vue de certains régulateurs qui affirment que les ETF pourraient déstabiliser le système financier en cas de crise. En cas de ventes forcées, les fonds indiciels sont même plus sûrs que les fonds gérés activement, indique-t-il «Avec les ETF, les investisseurs peuvent avoir un prix en temps réel, alors que du côté des fonds, les livres ne sont réconciliés qu’une fois par jour».
Les dirigeants des pays de l’Union européenne sont prêts à accorder au Royaume-Uni une «courte extension», pour un Brexit, a déclaré mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk. «A la lumière des consultations que j’ai conduites ces derniers jours, je crois qu’une courte extension sera possible mais elle serait conditionnée à un vote positif sur le traité de retrait à la Chambre des communes», a déclaré Donald Tusk devant la presse.
La banque chinoise a indiqué ce matin avoir lancé un programme pilote visant à permettre aux résidents hongkongais ayant un visa pour la Chine d’ouvrir des comptes de dépôts onshore par le biais de ses filiales à Hong Kong. Les comptes rémunéreront les dépôts au taux de référence chinois en yuan, dont le niveau à un an est actuellement de 1,5%, même si les banques offrent généralement des conditions plus avantageuses, alors qu’il est de seulement 0,125% à Hong Kong. La limite maximale de retraits sur ces comptes a été fixée à 200.000 yuans (environ 26.300 euros).
Shahril Ridza Ridzuan, le directeur de Khazanah Nasional, a indiqué que le fonds souverain de la Malaisie envisage de fermer ses bureaux londoniens qui abritent 10 employés, afin de réduire ses coûts opérationnels face à l’incertitude entourant l’issue du Brexit. Cette décision est «moins liée au Brexit qu’à nos projets futurs», a néanmoins précisé Shahril Ridza Ridzuan dans un entretien accordé à Bloomberg. Le fonds a déjà commencé à sortir de ces investissements réalisés par sa filiale londonienne, qui entend se recentrer sur la Chine et les Etats-Unis qui constituent le cœur de sa stratégie.
Le gouvernement allemand a adopté aujourd’hui un projet de budget en équilibre pour 2020, avec une hausse de 1,7% des dépenses qui devra être compensée par des économies. Le projet de loi de finances prévoit des dépenses de 362,6 milliards d’euros. Les ministères devront identifier des économies de 625 millions d’euros par an pour éviter un recours à l’emprunt.
L’action de l’opérateur de satellites bondissait de plus de 17% en fin de matinée à la Bourse de Londres après l’annonce d’une offre d’achat d’un consortium dirigé par des fonds d’investissement, qui valorise le groupe britannique à 3,3 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros). Ce consortium, qui comprend le fonds Apax Partners, l’américain Warburg Pincus et l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), offrait au 31 janvier un prix de 7,21 dollars par action, soit 543 pence, a indiqué hier soir Inmarsat.
Air France-KLM a annoncé mercredi le lancement d’une émission d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions ordinaires nouvelles ou existantes (Oceanes) à échéance 2026, pour un montant nominal maximal de 500 millions d’euros. Ces obligations feront l’objet d’un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels uniquement. Leur valeur nominale unitaire fera apparaître une prime comprise entre 57,5% et 65% par rapport au cours de référence de l’action Air France-KLM sur Euronext Paris, indique le transporteur aérien dans son communiqué. «Le produit net de l'émission sera affecté aux besoins généraux de financement de la société, et notamment au refinancement des obligations subordonnées perpétuelles émises en 2015», poursuit-il.
La sanction est tombée. La Commission européenne a annoncé ce midi infliger une amende de 1,49 milliard d’euros à Google pour violation des règles de l’Union européenne en matière de pratiques anticoncurrentielles. « Google a abusé de sa position dominante sur le marché en imposant un certain nombre de clauses restrictives dans les contrats passés avec des sites web tiers, empêchant ainsi ses concurrents de placer leurs publicités contextuelles sur ces sites », explique le communiqué de la Commission.
Dans une lettre adressée ce matin au président du Conseil européen, Donald Tusk, la Première ministre britannique, Theresa May, a officiellement demandé un report de la date du Brexit jusqu’au 30 juin, contre une échéance initiale au 29 mars. La chef du gouvernement britannique indique qu’elle ne pense pas que la participation du Royaume-Uni aux élections européennes du mois de mai soit une bonne chose. Le Parlement européen issu de ce scrutin commencera à siéger à partir du 2 juillet.
La banque centrale de Thaïlande (BoT) a décidé ce matin de maintenir le niveau de ses taux directeurs à 1,75%, après l’avoir relevé de 25 points de base (pb) au mois de décembre dernier. Cette décision était largement attendue par le consensus, compte tenu des élections générales qui se tiennent dans le pays à la fin de la semaine, les premières à se tenir sous le règne du roi Rama X dans le cadre de la nouvelle Constitution de 2017, et aussi les premières depuis le coup d’Etat orchestré par la junte militaire au pouvoir en mai 2014.
Face aux pressions baissières sur le dollar local qui menacent de faire sortir sa parité de sa bande de fluctuation autorisée face au dollar américain, la banque centrale hongkongaise (HKMA) a acheté 604 millions de dollars locaux (68 millions d’euros) supplémentaires sur le marché lors de la séance d’hier, après les 2,01 milliards déjà dépensés le jour précédent. Au total, ce sont ainsi 8 milliards de dollars hongkongais qui ont été achetés par la HKMA depuis la semaine dernière, ce qui n’a pas empêché la devise de rester très proche, à 7,8498, de la borne haute de sa fourchette de fluctuation, de 7,85.
A Wall Street, le « private equity » est la seule industrie financière qui a pouvoir de se targuer d’un bond de plus de 25 % net en quatre ans des rémunérations, écrit Les Echos qui reprend une analyse du cabinet de recrutement Johnson Associates. A contrario, en banque d’investissement, en gestion d’actifs et chez les hedge funds, salaires et bonus reviennent à peine à leur niveau de 2014. Le capital-investissement européen ne fait pas exception. D’après le cabinet Heidrick & Struggles, 41 % des gérants européens témoignent d’une hausse de rémunération de 11 à 40 % au titre de 2018. Les années précédentes, ils étaient déjà de 30 à 48 % par an à faire état de telles progressions. « Les salaires sont toujours à la hausse. Il y a beaucoup de pression sur le marché, notamment sur la première place du non-coté, à Londres », témoigne la chasseuse de tête Diane Segalen. En 2018, les « partners » de très gros fonds émargeaient à plus de 1 million d’euros, hors plus-value de cession (« carried interest ») qui représentaient treize fois plus. Une situation qui s’explique par la très forte demandes des investisseurs, amenant la plupart des promoteurs à doubler la talle des fonds lorsqu’ils lèvent de l’argent, et donc la taille de leurs commissions. Mais la place a aussi du mal à recruter et ne s’attendait pas à une telle croissance.
Salvatore Rossi, 70 ans, directeur général de la Banque d’Italie, a annoncé mardi son prochain départ de l’institution, suite à des pressions du gouvernement. Il présidait par ailleurs Ivass, l’organisme italien de supervision du secteur de l’assurance. Il était le numéro deux de Banca d’Italia derrière le gouverneur Ignazio Visco. Début février, les dirigeants populistes Matteo Salvini et Luigi Di Maio avaient promis de remplacer les principaux dirigeants de la banque centrale, qu’ils accusent d’avoir échoué à éviter des scandales bancaires. Ignazio Visco, lui, a vu son mandat renouvelé en 2017, avant l’arrivée au pouvoir de la coalition formée par la Ligue d’extrême droite et le Mouvement 5 Etoiles anti-système.
La coalition de centre-droit au pouvoir en Norvège a annoncé mardi avoir revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2020 avant de lancer le processus d'élaboration du projet de budget. Le ministère des Finances table toujours sur une progression de 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2019, mais il n’attend plus que 2,5% de croissance pour 2020, contre 2,8% évoqués en octobre. Si l'économie reste dans une phase de croissance supérieure au potentiel, les perspectives sont plus mitigées qu’auparavant, explique le gouvernement dans un communiqué.
Le comité des «sages» du gouvernement allemand a annoncé mardi avoir ramené à 0,8% sa prévision de croissance pour cette année. En novembre, il prévoyait pour 2019 une croissance de 1,5% de la première économie d’Europe, mais la croissance a nettement ralenti, en partie à cause des difficultés des secteurs de la chimie et de l’automobile, une escalade du protectionnisme pourrait précipiter l’Allemagne dans la récession, sans compter les risques liés au Brexit. Toutefois, pour l’un des conseillers, Christoph Schmidt, «une récession n’est pas prévue pour l’instant grâce à la solidité de l'économie intérieure». Pour 2020, la prévision de croissance du comité est de 1,7%.
Le gouvernement a annoncé mardi tabler sur un chiffre de 1,4% de croissance en France cette année, tout en relevant l’impact des manifestations des «Gilets jaunes». C’est un «chiffre que je confirmerai lors de la présentation du programme de stabilité», qui sera envoyé en avril à la Commission européenne, a abondé son collègue des Finances, Bruno Le Maire, lors d’une audition au Sénat. Dans son projet de budget pour 2019, présenté à l’automne, Bercy avait prévu une croissance de 1,7% cette année. Mais le gouvernement avait reconnu ces derniers mois que ce chiffre ne pourrait pas être atteint, en raison du ralentissement économique mondial, et notamment européen. D’après l’OCDE, la croissance ne devrait pas dépasser 1% dans la zone euro cette année, contre 1,4% initialement prévu.
Les principaux négociateurs dans le différend commercial entre les Etats-Unis et la Chine vont se retrouver à partir de la semaine prochaine, avec l’espoir de conclure les négociations d’ici fin avril, selon des sources de l’administration Trump citées mardi par le Wall Street Journal. Le représentant au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se rendront à Pékin la semaine prochaine, puis le vice-Premier ministre chinois Liu He fera le voyage retour à Washington la semaine suivante, indique le quotidien.
Le distributeur britannique J Sainsbury a répondu mardi à un rapport publié par l’autorité britannique de la concurrence sur son projet de fusion avec Asda, promettant que l’opération permettrait de faire baisser les prix pour les consommateurs. Sainsbury et Asda se disent en désaccord avec les conclusions de la Competition and Markets Authority (CMA), lui reprochant d’avoir commis d’importantes erreurs dans son analyse. En février, la CMA a rendu publiques ses réserves à l'égard du projet d’acquisition par Sainsbury de la filiale britannique de Walmart, menaçant de faire échouer l’opération. La CMA devrait publier son rapport définitif d’ici au 30 avril.
L’introduction en Bourse (IPO) de Lyft, le spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), a été sursouscrite, vus les engagements déjà pris par les investisseurs, selon Reuters. Cela pourrait lui permettre d’atteindre la valorisation de 23 milliards de dollars (20,28 milliards d’euros) qu’il vise. Dans un avis déposé lundi auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC), Lyft a précisé qu’il allait vendre plus de 30 millions d’actions de classe A, dotées de moins de droits de vote que les actions préférentielles de classe B, à un prix unitaire compris entre 62 et 68 dollars. Il espère ainsi lever jusqu'à 2 milliards de dollars. Le prix de l’IPO doit être fixé le 28 mars.
Critiquées par un nombre croissant de membres du FOMC, dont Jerome Powell, les prévisions de taux pourraient être publiées demain pour la dernière fois.
En amont du Sommet européen des 21 et 22 mars, Theresa May va demander au président du Conseil européen, Donald Tusk, un report formel de l’Article 50.
Les créations d’emplois au Royaume-Uni ont atteint leur rythme le plus élevé depuis 3 ans sur les 3 mois à fin janvier, malgré la tendance au ralentissement de l'économie, montrent les statistiques officielles publiées mardi. Le nombre de personnes occupant un emploi a augmenté de 222.000, et le taux de chômage a diminué à 3,9%, son plus bas niveau depuis janvier 1975. Le salaire hebdomadaire moyen affiche parallèlement une croissance de 3,4% en rythme annuel sur le trimestre novembre-janvier, alors que le consensus attendait une progression de 3,2%.
Les volumes d'échanges sur la livre sterling ont atteint la semaine dernière leur plus haut niveau depuis le début de l’année avec la série de votes au Parlement sur le Brexit, selon des données de CLS. Selon cet intermédiaire sur le marché des changes, les volumes hebdomadaires sur la devise britannique ont représenté 460 milliards de dollars (405 milliards d’euros) au cours de la semaine au 15 mars, leur plus haut niveau depuis début janvier. Cette envolée sur les marchés cash s’est répercutée sur le marché des dérivés de devises avec un plus haut de 2019 pour les volumes traités sur les contrats à terme et options liés à la livre sterling.
La société d’investissement a annoncé le closing de son cinquième véhicule, qui a amassé plus du double de son prédécesseur, avec 6,1 milliards d’euros.
La BNS devrait maintenir le statu quo demain, mais fait face à une raréfaction des émissions de titres d’Etat dans un contexte de forte demande pour les actifs refuge.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé une amende de 27,6 millions de livres (32,4 millions d’euros) à UBS, selon un communiqué diffusé mardi. Le superviseur britannique reproche à la banque suisse des manquements dans ses obligations de reporting liées aux règles européennes sur les marchés d’instruments financiers (MIF). Ces manquements se sont étalés entre novembre 2007 et mai 2017 et ont concerné 135,8 millions de transactions, dont 49,1 millions ont fait l’objet d’un reporting auprès de la FCA qui ne s’imposait pas. La FCA a déjà mis à l’amende de nombreuses banques et courtiers pour les mêmes motifs, dont Merrill Lynch International, Deutsche Bank, Société Générale, Commerzbank, Credit Suisse et Barclays.