Sentiment. Plus l’incertitude économique et politique dure, plus elle est susceptible d’avoir un impact sur la croissance économique et donc d’amplifier un ralentissement tout en entamant le potentiel de croissance. C’est le risque auquel doit aujourd’hui faire face l’Europe. Afin de mesurer et d’anticiper cet impact, Oxford Economics a développé un indicateur de sentiment des affaires à partir de la dispersion des réponses sur les anticipations des entrepreneurs dans l’enquête réalisée par la Commission européenne. Ce nouvel indicateur permet d’anticiper de six mois les évolutions de la demande de biens d’équipements et intermédiaires et de onze mois la demande de crédit. Les économistes pensent que la hausse de l’incertitude au cours des douze derniers mois pourrait peser sur l’investissement jusqu’à la fin de cette année. L’Allemagne est sans surprise le pays où l’incertitude est la plus grande. Et si la baisse de la confiance ne provoque pas à elle seule un ralentissement, elle peut néanmoins amplifier significativement les chocs. Cette incertitude rend ainsi la zone euro plus vulnérable aux risques non encore résolus que forment le Brexit, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et les menaces de tarifs douaniers américains dans l’automobile. Si l’un d’eux se matérialise, l’Europe pourrait basculer du ralentissement à la récession, selon Oxford Economics.
Nouveau rebondissement dans l’affaire des taux interbancaires. L’ESTR (Euros Shot Term Rate) ne verra pas le jour. Toutefois, il est entendu que l’Eonia n’est plus une référence pour les prêts entre banques au jour le jour. La Banque centrale européenne (BCE) a simplement décidé de modifier l’appellation de son taux à court terme en euros, déjà surnommé « Ester ». C’est « €STR » qui verra le jour en octobre. Nul n’ira ester en justice.
C’est le montant en dollars de la dette traitant à un taux négatif, soit 17 % du stock mondial. Elle a fortement augmenté depuis octobre 2018, quand elle avait atteint un point bas à un peu plus de 5.700 milliards. Mais depuis, les grandes banques centrales ont adopté (Fed, BCE,..) ont adopté un ton plus accommodant en marquant une pause ou en reportant la hausse des taux face au ralentissement économique et à une inflation anémique. La conséquence : un regain de vigueur de la recherche de rendement et donc des marchés crédits et émergents.
Fabriqués. Grand ordonnateur du marché des credit default swaps (CDS), assurance contre le risque de défaut, l’Isda (International swaps and derivatives association) a soumis à consultation une proposition de précision de sa documentation. Précision destinée à empêcher les petits malins parmi les participants du marché à mettre en œuvre des défauts fabriqués, « narrowly tailored credit events » dans le jargon, comme sur la dette du promoteur immobilier Hovnanian l’an dernier. Qui avait accepté de manquer un paiement de coupon comme condition d’obtention d’un prêt. L’Isda veut démontrer la capacité d’autorégulation du marché, en l’occurrence en précisant que le non-paiement d’un coupon devra être la conséquence de la grave détérioration de la santé financière de l’émetteur. C’est un pas salutaire. Mais l’inventivité des manipulateurs de marché va déjà bien au-delà de ces défauts fabriqués.
La Commission européenne recommande aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) de faire preuve de fermeté face à la Chine, et d’user de l’arme des marchés publics pour l’obliger à s’ouvrir. Dans le contexte du conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et la Chine, l’exécutif européen songe à réactiver une proposition suivant laquelle l’UE pourrait restreindre l’accès des firmes étrangères à ses marchés publics, si les Etats d’origine de ces firmes usaient, dans leurs propres marchés publics, de pratiques discriminatoires envers des entreprises de l’UE. Auquel cas, une pénalité pouvant atteindre 20% serait appliquée aux soumissions étrangères lors d’appels d’offres.
Donald Tusk va inviter les dirigeants européens à reporter l’Article 50 à la condition que l’accord de divorce soit approuvé par les députés britanniques.
Les stocks américains de pétrole brut ont fortement diminué la semaine dernière, d’un volume sans précédent depuis juillet 2018, a annoncé mercredi l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Ils ont baissé de 9,6 millions de barils au total de 439,38 millions de barils, alors que les économistes attendaient une hausse de 309.000 barils. Les futures pétroliers ont monté en réaction à cette statistique, tout comme les contrats sur l’essence, tandis que ceux sur le fioul domestique sont passés dans le vert. Les stocks d’essence ont diminué de 4,6 millions de barils, plus que le retrait de 2,4 millions anticipé par les analystes.
La plate-forme britannique s’implante à Paris pour continuer la négociation d’actions européennes. Son but : doubler ses parts de marché en Europe d’ici 2020.
La banque chinoise a indiqué mercredi avoir lancé un programme pilote visant à permettre aux résidents hongkongais ayant un visa pour la Chine d’ouvrir des comptes de dépôts onshore par le biais de ses filiales à Hong Kong. Les comptes rémunéreront les dépôts au taux de référence chinois en yuan, dont le niveau à un an est actuellement de 1,5%, même si les banques offrent généralement des conditions plus avantageuses, alors qu’il est de seulement 0,125% à Hong Kong. La limite maximale de retraits sur ces comptes a été fixée à 200.000 yuans (environ 26.300 euros).
Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de budget en équilibre pour 2020, avec une hausse de 1,7% des dépenses, qui devra être compensée par des économies. Le projet de loi de finances prévoit des dépenses de 362,6 milliards d’euros. Les ministères devront identifier des économies de 625 millions d’euros par an pour éviter un recours à l’emprunt. La marge de manœuvre budgétaire du ministre des Finances, Olaf Scholz, se resserre en raison de la baisse attendue des recettes fiscales cette année, les exportateurs allemands étant touchés de plein fouet par le ralentissement de la demande mondiale, les tensions commerciales et les incertitudes autour du Brexit.
La banque centrale de Thaïlande (BoT) a décidé mercredi de maintenir le niveau de ses taux directeurs à 1,75%, après l’avoir relevé de 25 points de base (pb) au mois de décembre dernier. Cette décision était largement attendue par le consensus, compte tenu des élections générales qui se tiennent dans le pays à la fin de la semaine, les premières à se tenir sous le règne du roi Rama X dans le cadre de la nouvelle Constitution de 2017, et aussi les premières depuis le coup d’Etat orchestré par la junte militaire au pouvoir en mai 2014.
Face aux pressions baissières sur le dollar local, qui menacent de faire sortir sa parité de sa bande de fluctuation autorisée face au dollar américain, la banque centrale hongkongaise (HKMA) a acheté 604 millions de dollars locaux (68 millions d’euros) supplémentaires sur le marché lors de la séance de mardi, après les 2,01 milliards déjà dépensés le jour précédent. Au total, 8 milliards de dollars hongkongais ont donc été achetés par la HKMA depuis la semaine dernière, ce qui n’a pas empêché la devise de rester très proche, à 7,8498, de la borne haute de sa fourchette de fluctuation, de 7,85.
La banque d'Angleterre devrait observer le statu quo aujourd’hui, mais la solidité des chiffres de l'emploi fait écho à l’alerte de Mark Carney, qui juge le rythme de resserrement sous-estimé par les marchés.
Shahril Ridza Ridzuan, le directeur de Khazanah Nasional, a indiqué que le fonds souverain de la Malaisie envisage de fermer ses bureaux londoniens qui abritent 10 employés, afin de réduire ses coûts opérationnels face à l’incertitude entourant l’issue du Brexit. Cette décision est «moins liée au Brexit qu’à nos projets futurs», a néanmoins précisé Shahril Ridza Ridzuan dans un entretien accordé à Bloomberg. Le fonds a déjà commencé à sortir de ces investissements réalisés par sa filiale londonienne, qui entend se recentrer sur la Chine et les Etats-Unis qui constituent le cœur de sa stratégie.
La Caisse des Dépôts a annoncé l’acquisition en VEFA auprès de Vinci Immobilier de l’immeuble de bureaux BO13. Conçu par le cabinet d’architecture M. Vilo Bach, l’immeuble sera entièrement restructuré et proposera une surface utile de 7 380m² sur neuf étages. Les travaux ont débuté pour une livraison prévue en 2020. L’opération vise les certifications BREEAM Excellent, HQE Très Performant WELL Gold, BBC Effinergie Rénovation, et la labellisation WiredScore. Unique investisseur, la Caisse des Dépôts a choisi BNP Paribas Real Estate Transaction France, Colliers International et JLL dans le cadre d’un mandat exclusif pour commercialiser l’immeuble. Dans cette transaction, la Caisse des Dépôts était accompagnée par Building & Partners et représentée par l'étude Prud’homme & Baum. Vinci Immobilier était pour sa part accompagné par JLL et représenté par l'étude Screeb Notaires. AB.
D’après les statistiques mensuelles de la SFAMA (Swiss Funds & Asset Management Association), le montant des encours des fonds de placement en Suisse s’est établi en février 2019 à 1119,8 milliards de francs suisses, soit une augmentation de18,4 milliards de francs par rapport au mois précédent (+1,6%). «Après un début d’année brillant, les marchés boursiers ont certes été positifs au cours du mois sous revue, mais la hausse a présenté une dynamique quelque peu aplatie. Le fait que les investisseurs soient disposés à prendre à nouveau plus de risques est démontré par les entrées importantes de capitaux dans les fonds en actions. Celles-ci ont toutefois été plus que compensées par les désinvestissements observés dans les fonds obligataires. Pour solde, l’argent frais et les désinvestissements se sont pratiquement équilibrés», préciseMarkus Fuchs, directeur de la SFAMA, dans la publication mensuelle de l’association. L’augmentation globale des encours s’explique donc avant tout par un effet marché positif puisque les mouvementsnets de fonds ont représenté -0,7 milliard de francs suisses en février 2019. Les fonds obligataires ont noté les plus forts désinvestissements (-5,6 milliards de francs). De l’argent frais a été investi avant tout dans les fonds en actions (3,7 milliards de francs) et du marché monétaire (1,5 milliard de francs). Une fois encore, le palmarès des catégories de fonds les plus prisées n’asubi aucun changement puisque lesfonds en actions restent en tête (42,17%). Suivent les fonds obligataires (30,71%), lesfonds stratégiques de placement (11,34%) et lesfonds du marché monétaire (8,92%).