Bercy viserait désormais un déficit de 5,4% cette année. Malgré la nomination du nouveau gouvernement, les taux français sont nettement repartis à la hausse depuis un mois, et le spread avec l'Allemagne est au plus haut.
Au Royaume-Uni, la production de crédit plafonne en raison de ménages prudents. En zone euro, le crédit continue de progresser mais encore trop timidement.
Les actifs risqués tels que les actions, le crédit, le dollar, l’or et le bitcoin ont clôturé l'année en vedette. Les marchés de taux ont souffert de la forte volatilité.
Après un bon millésime 2024, entaché par la baisse des devises en fin d’année, le nouvel exercice s’annonce comme un défi avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Les Vingt-Sept ont davantage consommé cet automne en raison du froid et d’un manque de production d’énergie éolienne. A cela s’ajoute désormais la rupture du contrat russo-ukrainien de transit de gaz, qui divise politiquement les pays de l'Est.
Le PMI manufacturier Caixin/S&P Global recule et approche du seuil de 50 alors que les économistes s'attendaient à une amélioration. Les indices boursiers chinois ont nettement reculé lors de la première séance de l'année.
La ruée vers les actions américaines a été amplifiée par la victoire de Donald Trump. Certains pensent néanmoins que les valeurs européennes, plus faiblement valorisées, ont leur rôle à jouer en 2025 en cas d’évolution politique.
Les actions pakistanaises ont bondi de près de 90% cette année, loin devant Istanbul et Budapest. Mais la véritable vedette reste Wall Street. Mexico et Sao Paulo affichent les plus fortes baisses. En Europe, le CAC 40 emporte le bonnet d’âne.
L'indice PMI composite du pays a rebondi en décembre mais la dynamique, soutenue par des mesures de relance, pourrait être temporaire alors qu'une hausse des droits de douane américains se profile.
Les valeurs technologiques américaines ont dominé la performance de la Bourse de New York. Le bon parcours des financières sauve le millésime 2024 en Europe, malgré la chute du secteur automobile.
La plateforme boursière paneuropéenne a connu une année record avec plus de 14.700 nouvelles cotations obligataires, un plus haut historique. Malgré le dynamisme des levées de capitaux, elle a en revanche laissé échapper les deux plus importantes introductions en Bourse de l’année.
Entre espoir et déception, ces valeurs sous-performent encore les grandes capitalisations, même aux Etats-Unis. Un rebond est toujours attendu mais à condition que le sentiment des investisseurs soit moins négatif.
Les taux n’ont pas généré sur l’année 2024 la performance que les investisseurs pouvaient espérer avec le début de l’assouplissement monétaire. Ils pourront encore jouer avec les sauts de volatilité l’an prochain.
Les perspectives économiques moroses ont alimenté les inquiétudes de baisse des cours liées à une offre excédentaire d’or noir. L’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel pourrait être un problème inverse.
Cette confiance est notamment liée à l’augmentation de la population active, comme en Espagne avec l’immigration. La France et l’Allemagne devraient tout de même connaître une hausse du chômage en 2025.
Le principal indice actions du pays a perdu 3,7% depuis la tentative de coup de force du précédent président. Le won est au plus bas face au dollar sur les quinze dernières années.
La forte participation des investisseurs retail aux Etats-Unis explique en partie la progression de Wall Street jusqu’à des extrêmes. Leur positionnement très tech, qui alimente la bulle, leur permet de surperformer le marché.
Les mesures annoncées visent à proposer un cadre «structurel» et «harmonisé» de gestion du collatéral reçu en face de ses opérations de refinancement, autour d’une seule liste d’actifs éligibles au lieu de deux jusqu’ici.
Le volume d’émissions de nouvelles obligations d’entreprises a bondi à près de 460 milliards d’euros en 2024, la meilleure année après 2020, qui avait bénéficié des besoins de financements liés au Covid.
Les places asiatiques hors Japon ont terminé en hausse. La Reserve Bank of Australia (RBA) n’a toujours pas baissé son taux directeur, et les prix de l’énergie ont évolué en hausse, grâce aux bonnes nouvelles venues des Etats-Unis pour le pétrole, à cause du froid et du risque d’approvisionnement pour le gaz naturel européen.
Le directeur général de la Caisse des Dépôts a été nommé à Bercy par l’exécutif. Ce profil de financier ne l’empêche pas d’être confronté aux mêmes problèmes que ses prédécesseurs.
Si la paralysie de l’administration au-delà du 20 décembre a été repoussée jusqu’au 14 mars, le vote au Congrès n’a pas traité le problème du plafond de la dette, dont la suspension prend fin au 31 décembre.
Le Fonds monétaire international a conditionné son prêt de 1,4 milliard de dollars à de fortes restrictions sur l’usage de la cryptomonnaie dans le pays. Elle y avait cours légal, au même titre que le dollar, depuis septembre 2021.