L’activité économique dans la zone euro a renoué avec la croissance en juillet, selon les résultats préliminaires des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite (industrie + services) a grimpé à 54,8, après 48,5 en juin, repassant la barre de 50 qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. Le rebond est particulièrement marqué pour les services (55,1 après 48,3 en juin), mais aussi pour le secteur manufacturier (51,1 après 47,4). L’industrie allemande est sortie de la contraction pour la première fois depuis dix-neuf mois (PMI à 50,0 après 45,2 en juin), portant l’indice composite à 55,5. La France dépasse toutes les attentes avec des PMI de 57,8 dans les services et de 52,6 dans l’industrie (composite à 57,6).
La ministre de la Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin a annoncé vendredi qu’elle n’augmenterait pas le point d’indice des fonctionnaires pour 2021, préférant des revalorisations sur les petits salaires, alors qu’une augmentation indifférenciée - très coûteuse pour l’Etat - bénéficie davantage aux hauts salaires. Cette annonce a suscité la colère des syndicats qu’elle rencontrait. Après le personnel hospitalier, des revalorisations seront notamment prévues pour les enseignants (dans le cadre de la réforme des retraites), les sapeurs-pompiers et le secteur de la Justice.
L’Union européenne (UE) va limiter l’exportation vers Hong Kong de technologies qui pourraient être utilisées pour la surveillance ou la répression, a indiqué Reuters à la lecture d’un projet de document européen. Exprimant leur «vive inquiétude» à la suite de l’instauration à Hong Kong d’une loi de sécurité nationale imposée par la Chine, les 27 Etats se sont mis d’accord vendredi sur une série de sanctions censées entrer en vigueur mardi et incluant des restrictions commerciales ainsi qu’une révision des accords de visas avec l’île.
Donald Trump a signé vendredi quatre décrets visant à faire baisser le prix de médicaments sur ordonnance au moment où il mène une campagne ardue pour sa réélection tout en faisant face aux critiques sur sa gestion de l'épidémie de coronavirus. L’un des décrets permettrait d’importer légalement des médicaments sur ordonnance moins chers de pays comme le Canada, un autre imposerait que les rabais consentis par les groupes pharmaceutiques, aujourd’hui captés par des intermédiaires, bénéficient aux patients, a expliqué le président américain. Un autre décret vise à diminuer le coût de l’insuline.
Le Parti républicain rendra public aujourd’hui son nouveau plan de soutien pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus aux Etats-Unis, a annoncé hier le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, en espérant la conclusion rapide d’un compromis bipartisan avec les démocrates. Les sujets les plus urgents concernent les aides exceptionnelles aux chômeurs, qui prendront fin la semaine prochaine, et la protection des entreprises contre d'éventuelles poursuites liées à leur gestion du Covid-19, a précisé le dirigeant politique.
La Banque centrale de Russie (CBR) a une nouvelle fois baissé son taux directeur vendredi, à un niveau record de 4,25%, et déclaré d’autres réductions possibles – peut-être jusqu’à 4% dès le 18 septembre - compte tenu de la faible inflation et d’une économie en contraction. La Russie a déjà réduit ses taux quatre fois en 2020 pour soutenir une économie frappée par la crise et la chute des cours du pétrole. La gouverneur Elvira Nabiullina a également révisé la fourchette de taux qu’elle considère comme un point neutre de sa politique monétaire de 6%-7% à 5%-6%, envoyant le signal aux investisseurs en obligations russes que leurs rendements vont diminuer. La CBR anticipe désormais un recul du PIB de 9% à 10% au deuxième trimestre, et de 4,5% à 5,5% en 2020. L’inflation devrait terminer l’année autour de 4%. La CBR devrait aussi reprendre d’ici à 2022 ses achats de devises étrangères pour les réserves d’Etat indexées sur les prix du pétrole, après les avoir suspendues cette année lors du crash du rouble.
Promogim a assuré vendredi qu’il n’envisage pas d’acquérir le contrôle de Kaufman & Broad. Il ne constate aucun conflit d’intérêt, estimant que «la présence au capital d’un actionnaire au professionnalisme et aux résultats reconnus, peut permettre la création d’une synergie bénéfique aux actionnaires et partenaires des deux parties, apportant ainsi des avantages concurrentiels complémentaires aux entreprises concernées». Quant aux différences de culture entre les deux promoteurs, Promogim pense que son groupe, fondé sur des valeurs familiales, «est au moins aussi porteur pour les actionnaires, les équipes et partenaires, qu’un modèle basé sur le court terme et la mobilité du capital». Pour l’heure, il ne modifie pas ses intentions déclarées auprès de l’AMF.
L’intensification des tensions entre les Etats-Unis et la Chine pousse vendredi matin les marchés actions européens dans le rouge. A 9h30, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 abandonnaient autour de 1,7%. L’indice chinois CSI 300 a fini en repli de 4,39%, tandis que la Bourse de Tokyo est fermée ce vendredi.
Le spécialiste des gaz industriels a annoncé hier un investissement de 125 millions d’euros pour construire aux Pays-Bas une unité de séparation des gaz de l’air (ASU) pour la production d’oxygène. Située dans le port de Moerdijk, cette unité aura une capacité de production de 2.200 tonnes d’oxygène par jour et comprendra un système de stockage d'énergie allant jusqu'à 40 mégawattheures. Ce système permettra de stabiliser le réseau électrique et d’augmenter la quantité d'énergie renouvelable injectée. Cette nouvelle ASU produira de l’oxygène, de l’azote et de l’argon pour les marchés industriels, alimentaires et médicaux. Elle devrait être opérationnelle en 2022.
Le nombre d’actifs effectuant une première demande d’allocation chômage aux Etats-Unis a bondi la semaine dernière, alors que la recrudescence des cas de Covid-19 a entraîné de nouvelles mesures de restriction dans certaines régions. Ce nombre a augmenté de 109.000 lors de la semaine terminée au 18 juillet, à 1.416.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué hier le département américain du Travail. Les économistes s’attendaient en moyenne à 1.300.000 nouvelles demandes d’allocation chômage la semaine dernière. Le nombre de la semaine précédente a été révisé en hausse de 7.000, à 1.307.000, contre une estimation initiale de 1.300.000.
La Grande-Bretagne et l’Union européenne (UE) se sont opposées jeudi sur les chances de parvenir à un accord sur leur future relation post-Brexit, au dernier jour de leurs discussions avant la coupure estivale. «Par son refus actuel de s’engager à des conditions de concurrence ouverte et loyale et à un accord équilibré sur la pêche, le Royaume-Uni rend un accord commercial - à ce stade - improbable», a déclaré le négociateur de l’UE, Michel Barnier, lors d’une conférence de presse. David Frost, le principal négociateur britannique sur le Brexit, a pour sa part reconnu la persistance de «nombreux points de désaccord» à l’issue du dernier cycle de discussions, mais a estimé «qu’un accord peut encore être trouvé en septembre». Les vues pessimistes de Michel Barnier ont pesé sur la livre sterling, qui reculait face à l’euro (91 pence) et face au billet vert (1,26 dollar).
L’ouverture du débat d’orientation des finances publiques fait état d’une hausse des dépenses de 2,6% en 2021, sans prendre en compte celles liées au plan de relance.
Selon l’insee, le climat des affaires dans le commerce de détail a continué de se redresser en France au mois de juillet, gagnant 4 point sur un mois pour atteindre 88. Son niveau demeure toutefois inférieur à 100, sa moyenne de long terme. Par ailleurs, cette amélioration du sentiment des chefs d’entreprises se révèle bien moins vigoureuse qu’au mois de juin. Il était alors passé de 63 en mai à 84 un mois plus tard.
A partir du 6 août prochain, les investisseurs non-européens souhaitant prendre plus de 10% d’une société cotée française dans un secteur sensible, comme la défense, l'énergie, l’aérospatiale, les transports ou les biotechnologies, devront obtenir l’aval de Bercy. L’abaissement du seuil de contrôle des investissements étrangers de 25% à 10% annoncé par le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire en avril dernier, vient de faire l’objet d’un décret, publié hier au Journal Officiel. Cette mesure, provisoire, est applicable jusqu'à la fin 2020.
L’Autorité de la concurrence dévoile ses nouvelles lignes directrices relatives au contrôle des concentrations, qui entrent en vigueur immédiatement. A la suite de la consultation de la fin 2019, ce nouveau guide a pour objectif de fournir aux entreprises et à leurs conseils une présentation pédagogique sur le champ d’application du contrôle des concentrations en France, sur le déroulement de la procédure devant l’Autorité et sur les objectifs, critères et méthodes employés pour les analyses au fond.
Le Premier ministre, Jean Castex, a présenté jeudi un plan pour les jeunes, prévoyant notamment des aides à l’embauche grâce à une enveloppe de 6,4 milliards d’euros sur 2020-21. 750.000 jeunes s’apprêtent à arriver sur le marché du travail dans un pays à l'économie plombée par l'épidémie de coronavirus. La veille à Chambord (Loir-et-Cher), le président Emmanuel Macron avait fait un déplacement sur le même thème: il a annoncé que l’aide de 4.000 euros d’exonération de charges pour l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans entre août 2020 et janvier 2021 serait portée jusqu'à un salaire équivalant à deux Smic, soit un peu plus de 3.000 euros mensuels. Le gouvernement espère la signature de 450.000 contrats par ce biais dès cette année.
L'économie sud-coréenne a connu son pire deuxième trimestre depuis 1998 et sa première récession formelle depuis 2003, avec une baisse du PIB de -2,9% en rythme annuel et de -3,3% en rythme trimestriel d’après les données de sa banque centrale (BOK). Les exportations, qui représentent près de 40% de l'économie, ont été le principal facteur, avec -16,6% en rythme trimestriel, un plus bas depuis 1963. Le ministre des Finances Hong Nam-ki a anticipé «un rebond comme celui de la Chine au troisième trimestre», quand les analystes prévoient une décroissance -0,4% sur l’année, la première depuis 1998.
Le gouvernement a proposé ce matin, lors de l’ouverture du débat d’orientation des finances publiques pour 2021, une augmentation des dépenses pilotables de l’Etat de 7,2 milliards d’euros hors plan de relance.
L’industrie a obtenu un report d’échéance pour les marges initiales des dérivés OTC non compensés. Changer les indices de référence dans les contrats représente un travail colossal.
L’avis d’expert de Hippolyte Marquetty, associé en droit pénal des affaires, Claire Toumieux, associée en droit social, et Sophie Lippmann, collaboratrice en droit social, Allen & Overy Paris
Même les observateurs britanniques en conviennent, l’Europe a fait un grand pas le 21 juillet. Une fois encore, poussée dans ses retranchements par une crise d’une gravité inédite, cette Union dont les eurosceptiques ont prédit cent fois le naufrage a su dépasser ses différences. Alors oui, les quatre jours et quatre nuits passés à transpirer sur un plan de relance commun ont renvoyé l’image de discussions de marchands de tapis où les plus prompts à manier la menace et le chantage ont été récompensés. Oui, cet accord arraché de haute lutte consacre la primauté d’une institution intergouvernementale, le Conseil européen, sur les représentants d’un véritable fédéralisme, la Commission et le Parlement. Il faudra encore passer les obstacles nationaux, déployer des centaines de milliards en suivant une gouvernance complexe, s’accorder sur des ressources communes. Seul l’avenir dira si cette initiative ne constituait qu’une réponse sans lendemain à un choc historique ou bien le socle d’une mutualisation appelée à se renforcer. Mais la menace existentielle qui revient régulièrement planer au-dessus de l’Europe a été écartée.
Donald Trump a fini par se faire au fait que le coronavirus ne disparaîtra pas « par miracle », et a lancé sur Twitter, en début de semaine, un appel à porter le masque pour « vaincre le virus chinois invisible ». « Beaucoup de monde dit qu’il est patriotique de porter un masque, et personne ne l’est plus que moi », a-t-il claironné. Patriotique ou non, le port du masque est en tout cas plus indiqué que l’ingestion d’eau de Javel ou l’exposition aux UV, deux traitements eux aussi recommandés par le locataire de la Maison-Blanche.
UBP a annoncé la semaine dernière le lancement de son nouveau fonds alternatif long/short centré sur la thématique liée à la gouvernance des entreprises. Rien de bien original, sauf que ce fonds est investi en actions japonaises. Certes, les réformes se succèdent depuis 2014 et les « Abenomics » pour tenter d’amener les entreprises japonaises à s’aligner sur les standards internationaux en la matière, sans, pour le moment, beaucoup de succès. D’ici là, pas sûr que l’habitude des dirigeants de choisir leurs successeurs et les membres du conseil d’administration soit très ESG. Ni la diversité des instances de direction, quand seuls 0,5 % des directeurs de groupes japonais cotés sont d’origine étrangère. Bref, peut être qu’UBP devra attendre un peu avant que la « troisième flèche » des réformes décochée par Shinzo Abe n’atteigne sa cible.
A votre bon cœur ! AirBnB aurait peut-être dû s’abstenir de lancer cette nouvelle fonctionnalité : les touristes sont désormais encouragés à envoyer à leurs hôtes une « carte de gentillesse » pour les assurer de leur soutien en cette période difficile. Surtout, la carte virtuelle permet aussi de faire un don aux loueurs malmenés. Car le confinement ne s’est, hélas, pas fait dans leurs locations, restées vides trois bons mois. On s’est indigné à moins, et la plate-forme, qui espérait par ce geste calmer les propriétaires ulcérés par les remboursements de dernière minute consentis aux touristes privés de sortie, s’est donc aussi attirée les vociférations des internautes. Pendant ce temps, selon USA Today, AirBnB a revu les termes permettant à ses clients d’obtenir un remboursement complet. Un autre genre de gentillesse pour les propriétaires...