La reprise de l’économie chinoise pourrait être pénalisée par une hausse des taux réels, préviennent les économistes de S&P Global. Une reprise déséquilibrée, la faible demande privée et un optimisme excessif des marchés ont fait monter les taux d’intérêt. La demande reprend mais uniquement grâce au soutien monétaire et budgétaire. A cela s’ajoute une inflation faible à 0,5% et des prix à la production en baisse. Dans ce contexte, le bond des actions et un afflux d’émissions obligataires ont fait monter les taux. Le rendement des emprunts d’Etat à 10 ans ont pris près de 50 points de base (pb) depuis avril, à 2,94%. De même, si les taux courts ont diminué (30 pb depuis janvier pour le LPR, loan prime rate ) ils ont augmenté de 70 pb en réel compte tenu d’une baisse de 100 pb de l’inflation. «Tant que les Chinois ne consommeront pas et que les entreprises privées n’augmenteront pas leurs investissements, il sera trop tôt pour dire que la reprise est auto-entretenue et peut se poursuivre avec moins de soutien, et avec des taux réels plus élevés», estime S&P.
La monnaie unique a atteint un plus haut de plus de deux ans face au billet vert à 1,1932 dollar. L’euro s’est apprécié de près de 10% face au dollar depuis fin mai et de 6,2% depuis début juillet. La devise américaine se déprécie face à la plupart des devises. L’indice dollar recule de plus de 5% depuis début juillet. La correction du dollar s’explique par un différentiel de croissance et de taux, par la difficulté des Etats-Unis à faire face à la pandémie de coronavirus et par le regain d’appétit pour le risque qui détourne les investisseurs des actifs refuges, donc du dollar. La perspective de l’élection présidentielle américaine pèse également sur le billet vert. Les positions nettes short sur le dollar n’ont jamais été aussi importantes depuis fin 2012, début 2013, selon les données de la CFTC. A l’inverse, les positions nettes longues sur l’euro atteignent un plus haut depuis avril 2018, selon ING.
Le patron de la poste américaine Louis DeJoy, proche de Donald Trump, a annoncé mardi dans un communiqué sa décision de repousser après l'élection présidentielle du 3 novembre des réformes accusées d’entraver la bonne marche du vote par correspondance. Ces réformes censées redresser la trajectoire financière de ce service public, ont pour effet de ralentir le courrier. L’opposition démocrate y voit la main du président Donald Trump pour empêcher le vote par correspondance, le soupçonnant de favoriser son adversaire démocrate Joe Biden.
Entre 2021 et 2027, environ deux milliards d’euros seront versés à La Réunion par l’Europe pour la relance économique, a annoncé mardi le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu au cours d’un déjeuner avec les acteurs socio-économiques de La Réunion. Le ministre, en déplacement dans l'île jusqu'à jeudi, a rencontré les acteurs socio-économiques afin d'élaborer le plan de relance spécifique à La Réunion, qui sera intégré dans le plan de relance national de 100 milliards présenté le 25 août prochain. Sébastien Lecornu a par ailleurs précisé que la Nouvelle route du Littoral, un gigantesque projet de route en mer, dont le montant a déjà dépassé 1,6 milliard, ferait partie du plan de relance national.
Le secteur allemand des fonds a enregistré au premier semestre 2020 des souscriptions nettes de 37,9 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de l’association locale des fonds, BVI. Ce montant est comparable à ceux levés sur les six premiers mois de 2018 et de 2019. Cette collecte équivaut par ailleurs à environ 1 % des encours totaux gérés par le secteur, qui s’élèvent à 3.333 milliards d’euros fin juin. Ce niveau représente une hausse de 6 % par rapport aux 3.139 milliards d’euros de la fin du premier trimestre, grâce à un rebond des marchés. Mais cela reste inférieur aux 3.398 milliards d’euros de la fin 2019. La collecte a été tirée par les Spezialfonds ouverts, ces fonds dédiés aux investisseurs institutionnels. Ils ont drainé un total de 33,3 milliards d’euros. Toutefois, l’essentiel de ce montant a été levé au premier trimestre, avec 32,7 milliards d’euros, alors que le deuxième trimestre a été plus calme. Le BVI note que les assureurs et les fonds de pension sont les principaux contributeurs à la collecte, ayant placé 32,4 milliards d’euros dans ces fonds. Ces fonds représentent un encours de 1.869 milliards d’euros. Les fonds retail ont de leur côté connu un sort différent des Spezialfond. Après avoir décollecté de 11,4 milliards d’euros au premier trimestre, ils ont attiré 15,7 milliards au deuxième trimestre. Cela porte la collecte sur le semestre à 4,3 milliards d’euros. Les fonds durables y ont contribué à hauteur de 7,7 milliards d’euros. A fin juin, les sociétés de gestion géraient 1.061 milliards d’euros dans des fonds ouverts retail.
Wall Street a ouvert en légère hausse mardi, dans de faibles volumes d'échanges. Mais cela n’a pas empêché la Bourse de New York de marquer un nouveau record historique.
Total a annoncé lundi avoir pris, avec ses partenaires, la décision d’investissement permettant de lancer la troisième phase du projet Mero (bloc de Libra) au Brésil. L’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) Mero 3 devrait démarrer « d’ici à 2024 » et aura une capacité de traitement liquide de 180.000 barils par jour, a indiqué Total. Les ressources pétrolières du champ de Mero, situé en eaux profondes à 180 kilomètres des côtes de Rio de Janeiro dans la zone prolifique du pré-sel brésilien du bassin de Santos, sont estimées entre 3 millions et 4 millions de barils, a précisé Total. Le consortium Libra qui gère le champ est opéré par Petrobras (40%), en partenariat avec Total (20%), Shell Brasil (20%), CNOOC (10%) et CNPC (10%).
Le département américain du Commerce va étendre les mesures annoncées en mai pour empêcher le géant chinois des télécoms Huawei d’obtenir des semi-conducteurs sans autorisation spéciale. Ces restrictions concernent notamment les puces développées ou produites par des entreprises étrangères avec des logiciels ou des technologies américaines. L’administration américaine ajoutera également à sa liste noire 38 filiales de Huawei présentes dans 21 pays, ce qui porte le total à 152 depuis que l’entreprise a été ajoutée à cette liste en mai 2019. Le secrétaire d’Etat au Commerce Mike Pompeo a dit à Fox Business que les restrictions imposées en mai sur les puces conçues par Huawei avaient été contournées. Washington pousse les gouvernements du monde entier à évincer Huawei, qu’il accuse d’espionnage pour le compte de Pékin.
Le Japon accuse le troisième trimestre consécutif de contraction avec une chute de 27,8% de son PIB en rythme annualisé, marquant la plus forte baisse depuis le début du suivi de la statistique en 1980, sous l’effet du déclin de la consommation et des exportations provoqué par la pandémie, d’après les statistiques préliminaires gouvernementales. D’un trimestre sur l’autre, le PIB a diminué de 7,8% au deuxième trimestre. La consommation a plongé de 8,2%, un record, et les exportations de 18,5%, le secteur automobile ayant été particulièrement affecté. La pandémie a frappé une économie déjà sous le choc d’une augmentation de la taxe sur les ventes l’an dernier et de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.
L'économie allemande devrait enregistrer une reprise rapide et généralisée cet été, écrit la Bundesbank dans un rapport mensuel, notamment grâce à la consommation tandis que les investissements dans l’industrie et les biens d'équipement seront également essentiels. La Bundesbank prévient toutefois que la pandémie n’est pas maîtrisée, ce qui aura un impact négatif sur les exportations et la production industrielle allemandes. Un vaccin contre le Covid-19 pourrait être nécessaire pour un redressement complet. La Bundesbank anticipe jusqu’à présent une baisse de 7,1% du PIB cette année. La première économie européenne s’est contractée de 10,1% au deuxième trimestre.
Le métal précieux affiche la meilleure performance sur les marchés financiers cette année, soutenu par la politique monétaire, le dollar faible et la perspective de reprise.
Les défauts ont fortement augmenté ces derniers mois. Et même si les prévisions ont été revues à la baisse, la progression de l’endettement fait craindre une hausse persistante.
Le patrimoine de Donald Trump est estimé à 1,7 milliard de dollars pour l’année 2019, selon sa déclaration au «United States Office of Government Ethics» fin juillet, relève Les Echos. Ce document de 73 pages livre des fourchettes de valorisations pour l’ensemble de ses actifs (immobilier commercial et résidentiel, golfs, hôtels, placements financiers, etc.). Son patrimoine est ainsi estimé entre 1,4 et 2 milliards de dollars. L’essentiel du patrimoine global du président américain est investi en immobilier résidentiel et commercial. En 2019, plus de 50 millions de dollars de cessions ont été réalisées à Beverly Hills (Californie), Las Vegas et New York. Ses placements financiers dans des fonds représentent une infime partie de son patrimoine, moins de 1%, soit quelques millions de dollars. Ils sont gérés par la banque JPMorgan.
La Banque populaire de Chine (PBoC) n’a pas modifié le taux de sa facilité de crédit à moyen terme (MLF). Elle a annoncé une injection de 700 milliards de yuans (85 milliards d’euros) avec un taux inchangé de 2,95%. Cette nouvelle injection de liquidités aux institutions financières du pays dépasse largement le montant total des deux lots de prêts précédents disponibles dans le cadre de cette même facilité de crédit, d’un montant total de 550 milliards de yuans, arrivant à échéance ce mois-ci. La MLF, l’un des principaux outils de la PBoC pour la gestion de la liquidité à long terme dans le système bancaire, sert de référence au taux préférentiel de prêt (LPR), établi mensuellement sur la base des estimations fournies par dix-huit banques chinoises.
La Thaïlande a enregistré au deuxième trimestre la plus forte contraction de son économie depuis la crise financière asiatique de 1998 (-7,6% à l'époque). Très dépendante du tourisme et des exportations, son PIB a perdu 12,2% en glissement annuel et 9,7% par rapport au trimestre précédent, selon l’institut national de statistiques. Ce dernier table désormais sur une baisse de 7,3% à 7,8% du PIB en 2020 contre une baisse de 5%-6% prévue auparavant. Le gouvernement a mis en place un plan de relance de quelque 61 milliards de dollars.
Le secrétaire général de la Maison blanche, Mark Meadows, a déclaré lundi que l’administration Trump était disposée à soutenir une augmentation des crédits alloués au US Postal Service, la poste fédérale, à condition qu’elle s’accompagne d’un accord sur un nouveau plan de soutien à l'économie. Il parlait à des journalistes à bord d’Air Force One, l’avion officiel du président des Etats-Unis, selon Reuters. Le financement de l’US Postal Service (USPS), lourdement déficitaire, fait l’objet de vifs débats aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines, le camp démocrate reprochant à Donald Trump de vouloir freiner le vote par correspondance en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre, ce que dément ce dernier.
L’agence de notation S&P a dégradé lundi la note de crédit d’Accor de «BBB-» à «BB+», assortissant cette note d’une perspective négative. L’agence de notation s’attend à une dégradation plus forte des résultats et des paramètres de crédit du groupe hôtelier en 2020 et 2021 en raison des répercussions de la pandémie sur les voyages touristiques et sur l'économie plus largement. L’agence prévoit notamment que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’Accor soit négatif en 2020. «Les revenus d’Accor seront plus faibles à un moment où les coûts de restructuration augmentent considérablement, ce qui ne sera que partiellement compensé par les importantes initiatives de réduction des coûts et de conservation de la trésorerie prises par l’entreprise», ajoute l’agence de notation.
Les ministres des Finances du G7 ont exprimé lundi leur préoccupation quant à l’endettement des pays à faible revenu, selon un porte-parole du Trésor américain. Lors d’une téléconférence organisée à l’initiative du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, ils ont réitéré leur appel à la mise en oeuvre intégrale de l’accord sur le gel de la dette des pays les plus pauvres jusqu'à la fin de l’année, annoncé en avril par le G20, et ont promis d’envisager de nouvelles mesures, notamment sa prolongation en 2021, a-t-il précisé. Les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont exhorté les Etats membres du G20 à prolonger cette initiative pour la suspension du service de la dette (DSSI) en raison de la crise du coronavirus, ont participé à la réunion.
Alors que Berkshire Hathaway a augmenté sa position dans Bank of America au deuxième trimestre, il considérablement réduit ses participations dans les autres grandes banques américaines et investi dans l’or, un actif que l’oracle d’Omaha a longtemps dénigré, rapporte Les Echos.Selon des documents remis au régulateur, la société de Warren Buffett a vendu 85,6 millions d’actions Wells Fargo au cours du trimestre, réduisant sa participation de 7,9 % à 5,8 %. Le holding a également vendu 35,5 millions d’actions de JPMorgan,abaissant sa participation de 1,9 % à 0,7 %, et une minorité substantielle de sa participation de longue date de PNC Financial. L’investisseur a par ailleurs complètement fermé sa position dans Goldman Sachs. À la fin du trimestre précédent, Berkshire Hathaway détenait près de 2 millions d’actions de la banque d’investissement. Les participations dans M & T Bank,Bank of New York Mellon, US Bancorp, Mastercard et Visa ont toutes été réduites.Au total, Berkshire a délaissé 12,8 milliards de dollars d’actions au cours du trimestre. Mais le conglomérat a pris une participation de 1,2 % dans le groupe minier Barrick Gold, profitant de l’envolée des cours du métal précieux à des nouveaux sommets historiques, explique le quotidien.
Le ministère du Commerce chinois a annoncé étendre le programme de tests de sa monnaie numérique aux zones les plus riches du pays, principalement le nord et la façade maritime. Pékin, mais aussi Hong Kong et Macao, pourront donc mettre en place des cas d’usages de la cryptomonnaie. Pour la première fois, une monnaie numérique adossée à une banque centrale serait donc accessible au grand public. Le ministère n’a pas donné de date de lancement pour ces tests, mais la Chine avait indiqué en avril viser les Jeux Olympiques de 2022 pour un déploiement plus large. De fait, le rythme s’accélère depuis le début de l’année : l’application de VTC Didi Chuxing avait ainsi annoncé début juillet travailler avec la banque centrale à des usages de la cryptomonnaie.
Cela ne va pas améliorer l’image de marque du régulateur allemand, fortement dégradée ces dernières semaines par la faillite de Wirecard. Le gouvernement allemand a révélé vendredi que des collaborateurs de la BaFin ont acheté et vendu des actions du groupe de paiement dans des volumes de plus en plus importants alors que la société était sur le point de s’effondrer. Dans ses réponses à des questions posées par des parlementaires, le ministère des Finances a reconnu qu’un cinquième du personnel de la BaFin avait été engagé dans des investissements en 2019 et 2020, avec un intérêt croissant pour Wirecard dans les mois précédant son effondrement. Au premier semestre 2020, 2,4% des activités d’investissement du personnel du régulateur étaient liées à l’achat et à la vente d’actions ou de dérivés de Wirecard, contre 1,7 % en 2019 et 1,2 % en 2018. Le ministère des Finances a déclaré que BaFin avait mis en place des contrôles stricts pour se prémunir contre les délits d’initiés et a ajouté que le pic de transactions sur Wirecard n'était pas inhabituel, étant donné la volatilité de ce titre et les articles des médias sur la société.
Les Etats-Unis envisagent de déclencher dans les prochains jours un retour automatique à l’ensemble des sanctions internationales contre l’Iran, selon Kelly Craft, l’ambassadrice américaine aux Nations unies. Cette annonce a été faite après le rejet par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une proposition américaine visant à prolonger, sans limitation de durée, l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran. Il doit expirer en octobre. Washington avait prévenu qu’en cas de mise en échec de son projet de résolution, il pourrait tenter de déclencher le snapback prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, un mécanisme permettant ce retour au régime de sanctions qui prévalaient auparavant.
Les rendements des Treasuries ont bondi après de bons indicateurs économiques et face à l’afflux d’émissions. Une hausse qui risque de se poursuivre à court terme.
«La reprise économique s’est poursuivie en Chine en juillet mais reste très inégale», relèvent les économistes de SG CIB. Du côté de la demande, les exportations ont progressé mais l’investissement des entreprises et la consommation restent en retard. Côté offre, la production industrielle a calé tandis que les services accélèrent grâce aux secteurs financier et immobilier. La hausse de production industrielle a été moins importante que prévue à 4,8% en rythme annuel (comme en juin). Les ventes au détail ont perdu 1,1%, moins que la hausse de 0,1% attendue, et après une perte de 1,8% en juin. C’est le septième mois consécutif de baisse, la demande restant faible malgré la levée des mesures de confinement. Les investissements en actifs immobilisés ont diminué de 1,6% au cours des sept premiers mois de l’année comparé à la même période l’année dernière. Ils avaient reculé de 3,1% au premier semestre.
Le rebond des ventes au détail aux Etats-Unis a perdu de l'élan en juillet et ne progresse que de 1,2% après une croissance de 8,4% en juin (chiffre revu en hausse), selon les données publiées par le département du Commerce. C’est presque deux fois moins qu’attendu. Les ventes de détail sont certes revenues à leur niveau de février mais cela risque de se révéler compliqué de les maintenir, selon ING. Le coronavirus continue de se propager aux Etats-Unis, forçant certains Etats à imposer de nouvelles restrictions. Les ventes au détail souffrent également de la baisse des indemnités de chômage à partir fin juillet. A contrario, le moral des ménages américains s’est légèrement amélioré en août, selon l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est remonté à 72,8 après 72,5 en juillet.
La production industrielle aux Etats-Unis a augmenté de 3% en juillet, conformément au consensus Reuters, selon la Réserve fédérale. La tendance est au ralentissement après une croissance pour le mois de juin revue à 5,7% (5,4% en première estimation). La seule production manufacturière a également perdu de l'élan (+3,4% après +7,4% en juin) mais elle a dépassé les attentes grâce à une hausse de la production dans l’automobile. «La production manufacturière a continué de rebondir à mesure que les usines ont rouvert mais c’est en train de s’affaiblir et la production reste 8,2% sous son niveau de décembre», constatent les économistes d’ING, qui soulignent la détresse du secteur pétrolier avec un risque pour l’emploi sur l’ensemble de l’industrie.