Le nouveau gouverneur de la banque centrale ukrainienne (NBU) a promis lundi d’en maintenir l’indépendance après la démission de son prédécesseur, qui avait secoué les investisseurs et incité le gouvernement à reporter l’émission d’obligations en euro. Cet événement est intervenu un mois après que l’Ukraine a obtenu un nouvel accord de 5 milliards de dollars avec le FMI. Le gouverneur Kyrylo Shevchenko a tenté de rassurer sur la continuité en réaffirmant que la NBU devrait poursuivre sa politique de baisse des taux – peut-être dès jeudi –, tout en maintenant un taux de change flottant et en faisant tout pour contrôler l’inflation.
L’agence S&P Global Ratings a déclaré lundi qu’elle s’attend à ce que la dette publique des pays du Golfe (CCG) augmente d’un niveau record d’environ 100 milliards de dollars cette année, alors que les besoins de financement progressent en raison de la crise liée au coronavirus et de la chute du pétrole. L’agence de notation estime que les pays du CCG enregistreront un déficit public total d’environ 180 milliards, à financer avec 100 milliards de dette et un prélèvement de 80 milliards sur les actifs des gouvernements. Elle prévoit que les bilans des Etats du CCG continueront à se détériorer jusqu’en 2023, sur la base d’un prix moyen du pétrole Brent de 30 dollars/ baril pour le reste de 2020, de 50 dollars en 2021 et de 55 dollars à partir de 2022. L’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn et les émirats d’Abou Dhabi et de Sharjah ont déjà dû emprunter des dizaines de milliards de dollars cette année. Le Koweït prévoit de lever jusqu'à 16 milliards d’ici à la fin de son exercice en mars 2021, mais sa capacité d’emprunter dépend de l’approbation par le Parlement d’une nouvelle loi sur la dette.
La Grande-Bretagne a suspendu ce lundi son traité d’extradition avec Hong Kong, a confirmé le Premier ministre Boris Johnson. La Grande-Bretagne considère que la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong porte atteinte aux libertés garanties dans la région administrative spéciale - y compris l’indépendance du système judiciaire - qui ont permis à l’ancienne colonie britannique de devenir l’un des pôles financiers les plus importants depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Les autorités de Hong Kong et de Pékin défendent cette législation indispensable à leurs yeux pour «combler les failles dans la sécurité nationale» révélées par les mouvements de contestation pro-démocratie et anti-chinois, et la Chine a demandé aux grandes puissances occidentales de cesser leur «ingérence» dans ce dossier.
Les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions au président tchétchène Ramzan Kadyrov, lui interdisant notamment l’accès à leur territoire, en raison de graves violations des droits de l’Homme dans la république de Tchétchénie. Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a exprimé son inquiétude quant à l’utilisation faite par Ramzan Kadyrov, allié de Vladimir Poutine, de la crise liée au coronavirus pour saper davantage les droits des habitants de la Tchétchénie. Ramzan Kadyrov faisait déjà l’objet de sanctions américaines, dans le cadre notamment d’une loi de 2012 ayant imposé des interdictions de visas et des gels d’avoirs à des responsables russes après la mort en prison du juriste spécialisé dans les faits de corruption Sergueï Magnitski.
Les exportations japonaises ont baissé de 26,2% en juin par rapport à l’année précédente, selon les données du ministère des Finances (MOF). La chute fait suite à une baisse de 28,3% en mai, soit la plus forte baisse annuelle depuis septembre 2009. Les importations ont connu une baisse annuelle de 14,4% en juin, inférieure aux prévisions. La balance commerciale a enregistré un déficit de 268,8 milliards de yens (2,51 milliards de dollars), contre 35,8 milliards estimés.
La France, l’Allemagne et l’Italie se déclarent ce samedi prêtes à envisager des sanctions contre les puissances étrangères violant l’embargo sur les armes en Libye, et appellent «tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences» dans ce pays en guerre civile depuis 2011. Les trois pays exhortent les soutiens étrangers des belligérants à respecter pleinement l’embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les trois pays sont prêts à recourir à des sanctions si les violations de cet embargo se poursuivent, lit-on dans le communiqué.
Le ministre des Finances allemand Olaf Scholz était sous le feu des critiques vendredi, après la publication d’un rapport, par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, révélant sa connaissance, dès février 2019, de certains soupçons pesant sur la société Wirecard, plongée dans un vaste scandale de fraude présumée. Il avait été informé dès le 19 février 2019 que le régulateur, la BaFin, «enquêtait sur des soupçons de violation de l’interdiction des manipulations de marchés» contre l’entreprise. Ce n’est qu’un an et demi plus tard, en juin 2020, que le scandale a éclaté, après la découverte d’une falsification des comptes de la société de paiement en ligne à hauteur de 1,9 milliard d’euros.
L’Autorité de la concurrence vient de donner son feu vert au rachat de Laborizon (105 sites en France) par le groupe de biologie médicale Biogroup (550 sites en France), sous conditions. Pour répondre aux problèmes de concurrence identifiés en Vendée, Biogroup va céder trois sites d’analyses médicales (Mortagne-sur-Sèvre, Les Herbiers, et Pouzaugues). Le gendarme de la concurrence précise bien qu’il ne s’agit pas de fermetures de sites, mais de cession à un autre opérateur qui assurera le maintien de l’animation concurrentielle.
Le moral des ménages américains a enregistré en juillet une dégradation inattendue, montrent vendredi les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 73,2 après 78,1 en juin, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 79,0. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 84,2 après 87,1 le mois précédent. Celle des perspectives est également en baisse à 66,2 contre 72,3. Le consensus tablait sur un niveau de 73,5.
La promesse, formulée mercredi face à la presse, du gouverneur de la Banque du Canada de maintenir des taux bas pendant au moins deux ans a lancé un débat fait de craintes autour d’une vague spéculative sur l’immobilier local. Tiff Macklem a tenté, avec l’aide du directeur de l’agence gouvernementale de suivi des prêts hypothécaires qui en avait resserré les règles d’obtention le mois dernier, de rassurer sur l’endettement des ménages les plus vulnérables : la reprise et le retour à l’emploi garantiront que les emprunteurs soient capables de rembourser leurs prêts, a-t-il répondu. Après un rebond simultané en mai et juin des taux de chômage, ventes et prix des maisons (+12% sur un an à Toronto), certains instituts craignent une chute prochaine des valorisations.
Le port du masque sera obligatoire dès lundi dans tous les établissements clos recevant du public, a rappelé samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. Cette obligation concerne les commerces, marchés couverts et banques. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine en France. Le président Emmanuel Macron avait annoncé lors de son entretien du 14 Juillet que cette prescription allait devenir obligatoire à partir du 1er août.
Le premier ministre a proposé de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, tout en laissant une ouverture pour continuer à discuter des modalités jusqu'à la fin de l’année, a annoncé vendredi François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), à l’issue d’une rencontre entre Jean Castex et les partenaires sociaux. Le chef du gouvernement a aussi reporté au 1er janvier 2021 l’entrée en vigueur des dernières mesures de la réforme de l’assurance chômage, qui avaient pour certaines été introduites au 1er novembre dernier, ont précisé les syndicats (Force ouvrière, CFDT, CGT, CFE-CGC). Il suffira donc, pour ouvrir des droits au régime d’assurance chômage, d’avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois, et non 6 mois sur les 24 derniers mois comme le prévoit la réforme.
Les prix à la consommation en zone euro ont légèrement progressé en juin (+0,3%), mais une mesure ajustée des composants les plus volatils montre une inflation moindre, a indiqué vendredi Eurostat. L’inflation dans les 19 pays a augmenté de +0,3% en rythme annuel, contre une hausse de +0,1% en mai, très loin de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’un taux proche mais inférieur à +2%. Les prix de l’alimentaire, de l’alcool et du tabac ont augmenté de +3,2% en rythme annuel, ceux des services de +1,2%, ce qui a contrebalancé le repli de -9,3% dans l'énergie. Hors énergie et denrées alimentaires non transformées, l’inflation «core» ressort à +1,1% en rythme annuel, contre +1,2% en mai.
Les dirigeants de l’Union européenne recherchaient toujours dimanche un compromis de dernière minute surle plan de relance européen et le budget pluriannuel de l’UE, après deux journées de négociations infructueuses. La chancelière allemande n’a pas exclu que le Conseil européen se solde par un échec.
Jean Castex a proposé vendredi de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre et les partenaires sociaux. Le locataire de Matignon a promis une nouvelle fois « une nouvelle méthode » en distinguant le « caractère structurel » de la réforme « qui vise à plus de justice » et son volet financier, et « en reprenant la concertation dans les mois à venir ». Il a cependant ajouté que la réforme irait à son terme.
L’autorité des marchés financiers au Portugal, CMVM, a dévoilé dans un rapport que la gestion de portefeuille individuelle et collective équivalait à 40,5% du PIB portugais à fin 2019. Les encours de la gestion de portefeuilleindividuelle atteignaient 62,4 milliards d’euros en décembre dernier tandis que ceux de la gestion collective (156 fonds d’investissement recensés) avoisinaient les 13 milliards d’euros. Les souscriptions dans les fonds d’investissement collectifs enregistrés au Portugal ont dépassé le milliard d’euros en 2019. Quant aux encours des fonds immobiliers locaux (210 fonds), ils s'élevaient à 10,5 milliards d’euros avec une collecte nette de 200,5 millions d’euros pour l’année 2019. Autre statistique qui démontre un intérêt relativement naissant pour la gestion ESG au Portugal, seules 5 stratégies ESG enregistrées localementétaient recensées par le régulateur portugais fin 2019 avec des encours de 272 millions d’euros.
Les investissements d’entités étrangères sur le marché actions espagnoles ont atteint un nouveau record fin 2019 pour la quatrième annéeconsécutive, signale le quotidien espagnol Cinco Días, citant une étudede l’opérateur boursier BME. Au 31 décembre 2019, les investisseurs étrangers détenaient 50,2% du marché actions espagnoles contre 40,1% en 2009 et 34,3% en 2000. Le rapport de BMEsoutient que les entreprises cotées en Espagne ont internationalisé tant leur activité que leur financement depuis la crise financière de 2008, ce qui explique ce haut niveau d’investissements étrangers. Le plus gros investisseur international reste NBIM, le fonds de pension souverain norvégien, dont la valeur des titres espagnols s'élevait à 12,77 milliards d’euros fin 2019 (+31,7% en un an)en sus d’un investissement de6,9 milliards d’euros en dette espagnole (souveraine et corporate). L’Espagne représente 1,9% des investissements du fonds de pension souverain norvégien. Le deuxième plus gros groupe d’actionnaires sur le marché espagnol demeure celui des institutions non-financières (20,8%). Les ménages espagnols représentent, eux, 16,1% des actionnaires, en baisse d’un point par rapport à 2018 et déclinant pour la cinquième année consécutive. 2,14 millions de ménages espagnols détiennent des actions. Enfin, l’investissement des banques et caisses d'épargne espagnoles dans les entreprises cotées locales a atteint un point bas (2,8%). L’administration publique espagnole détenait également 2,8% des actions du marché espagnol fin 2019.
L’Autorité de la concurrence a sanctionné hier douze entreprises, à hauteur de 93 millions d’euros, pour avoir constitué un cartel dans le secteur du jambon et de la charcuterie. Cooperl Arc Atlantique écope d’une amende de 35 millions d’euros, Les Mousquetaires de 32 millions et Fleury Michon de 15 millions. Le gendarme français de la concurrence leur reproche de s’être coordonnées pour acheter moins cher les pièces de jambon auprès des abatteurs et, ou de s’être entendues sur les hausses de prix des produits charcutiers qu’elles entendaient pratiquer auprès des enseignes de la grande distribution, pour leurs marques de distributeurs (MDD) ou «premiers prix». Ce dossier a été révélé grâce à la procédure de clémence, demandée par Campofrio et Coop, qui ont ainsi bénéficié d’une exonération partielle, avec une amende limitée à 1 million d’euros pour Campofrio et à 6 millions pour Coop.
La Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur la concurrence dans le secteur de l’Internet des objets (IoT). Cette enquête portera sur les produits et services qui sont connectés à un réseau et peuvent être contrôlés à distance, comme les bracelets connectés ou les appareils ménagers intelligents. Dans la perspective d’une forte montée en puissance de ces objets connectés, «nous devons donc nous assurer que les acteurs du marché n’utilisent pas leur contrôle sur (l)es données [utilisateurs] pour fausser la concurrence, ou autrement fermer ces marchés aux concurrents», explique la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager. Un rapport préliminaire donnera lieu à consultation au printemps 2021, avant le rapport final attendu pour l’été 2022.
Les conclusions du groupe de travail sur le sujet ont été présentées. Le gouvernement veut proposer des solutions concrètes aux entreprises dans la prochaine loi de finances.
Le ministre thaïlandais des Finances a démissionné hier dans le cadre d’un remaniement en cours, ce qui ajoute de l’incertitude à la politique de relance pour l'économie la moins performante d’Asie du Sud-Est. Uttama Savanayana et deux autres ministres démissionnaires (Energie et Enseignement supérieur) ont aussi quitté le parti au pouvoir Palang Pracharat du Premier ministre Prayuth Chan-ocha la semaine dernière. Le président de l’Association des banquiers thaïlandais, Predee Daochai, est pressenti pour le remplacer, tandis que la Banque de Thaïlande (BOT), qui prévoit une baisse du PIB record de -8,1% en 2020, se cherche un nouveau gouverneur, qui pourrait être Sethaput Suthiwart-Narueput, ex-économiste de la Banque mondiale.
La banque centrale de Corée du Sud (BOK) a maintenu hier son taux directeur inchangé à 0,50%, alors que son gouverneur Lee Ju-yeol a dépeint une perspective sombre pour l'économie liée à la baisse des exportations, suggérant que la BOK était susceptible de retenir ses munitions de politique monétaire pour lutter à long terme contre la crise. La banque centrale a réduit à deux reprises et son taux de 75 points de base depuis mars, au fur et à mesure qu’elle diminue ses projections pour 2020 et elle se dit prête à accélérer ses achats d’obligations souveraines si besoin. Elle se trouve aussi confrontée à une hausse des prix de l’immobilier, notamment à Séoul, alors que le gouvernement souhaite les stabiliser.
Le PIB chinois a repris sa croissance au deuxième trimestre, à +3,2% en rythme annuel, après avoir connu un creux historique de -6,8% sur la période de janvier à mars en raison de la crise sanitaire, selon les données officielles publiées hier par le Bureau national de la statistique (BNS). Si le rebond est supérieur au consensus, qui ressortait à +2,5%, les données indiquent cependant que la consommation et l’investissement restent en net retrait (-1,8% et -3,1% en juin en rythme annuel), la reprise étant essentiellement centrée sur le secteur industriel (+4,8% en juin en rythme annuel, après +4,4% en mai). Le PIB affiche une contraction de -1,6% sur les six premiers mois de l’année comparés à ceux de 2019, et une progression de +11,5% sur avril-juin, par rapport à un premier trimestre marqué par une contraction de 10%. La crainte du chômage local explique une prudence des consommateurs durable après la fin du confinement, tandis que la situation des autres pays, dont les Etats-Unis, a jeté une ombre sur le rebond de la demande pour les exportations chinoises.
Les ventes de détail aux Etats-Unis ont progressé de 7,5% d’un mois sur l’autre en juin, pour s'établir à 524,3 milliards de dollars (459,9 milliards d’euros) en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département du Commerce. Hors automobiles, elles s’inscrivent en hausse de 6,7%. Les économistes tablaient sur une progression de 5,2% pour l’ensemble des ventes de détail et une hausse de 5% pour les ventes hors automobiles. La croissance des ventes de détail en mai a par ailleurs été revue en hausse, à 18,2%, contre une estimation initiale de 17,7%.