La production de crédit a comme prévu poursuivi son rebond en juin en Chine alors que la deuxième économie mondiale cherche à relancer l’activité après la forte contraction liée à la crise du coronavirus. Les banques chinoises ont octroyé 1.810 milliards de yuans (258 milliards de dollars) de nouveaux prêts sur la période, soit 22,3% de plus qu’en mai (et 9% de plus qu’il y a un an), selon les données publiées ce matin par la banque centrale (PBoC). Au premier semestre, la production de crédit bancaire atteint un pic de 12.090 milliards de yuans (précédent record de 9.670 milliards au premier semestre 2019). Le gouverneur de la PBoC, Yi Gang, avait affirmé le mois dernier que les nouveaux prêts pourraient atteindre cette année 20.000 milliards. Les autorités locales veulent maintenir un niveau de liquidité important au second semestre. Par ailleurs, les financement social (total social financing), une mesure plus large du crédit et de la liquidité en Chine, a augmenté de 12,8% en juin sur un an (+12,5% en mai), à 3.430 milliards.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu en hausse vendredi ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour cette année, tout en mettant en garde contre l’incertitude causée par la propagation de l'épidémie de coronavirus, rapporte l’agence Reuters. La demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils/jour (mbj), soit 400.000 barils de plus que les projections du mois dernier, selon le rapport mensuel de l’AIE, qui coordonne les politiques énergétiques des pays industrialisés.
Détenu depuis 2011 par First Heritage Brands, fonds d’investissement contrôlé par une famille de Hong Kong, le chausseur de luxe fondé en 1981 Robert Clergerie a été racheté, pour un montant non dévoilé, par le fonds Mirabaud patrimoine vivant, rapporte Le Figaro.Ce fonds, géré par le groupe financier suisse Mirabaud, est déjà actionnaire des joailliers Mauboussin et Korloff, de la griffe de prêt-à-porter féminin Anne Fontaine, de la marque de sport Le Coq Sportif ainsi que des chausseurs Carel et Carvil.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont diminué plus qu’attendu lors de la semaine au 4 juillet, à 1,314 million contre 1,413 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Ce chiffre reste toutefois nettement supérieur à sa moyenne de long terme, alors que les Etats-Unis connaissent une recrudescence des nouveaux cas d’infection par le coronavirus qui pourrait remettre en cause le scénario d’une reprise économique rapide. Les économistes attendaient en moyenne 1,375 million de nouvelles demandes d’indemnisation après le chiffre de 1,427 million annoncé initialement pour la semaine au 27 juin.
La Commission européenne a publié hier une communication de 35 pages, intitulée «Se préparer aux changements», pour aider les acteurs économiques à se préparer à la fin de la période de transition entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Bruxelles envisage notamment d’accorder à Londres une équivalence «limitée dans le temps» dans la compensation des produits dérivés. Il s’agit du seul domaine où l’exécutif a identifié «de possibles risques pour la stabilité financière» de l’UE, a indiqué le commissaire Valdis Dombrovskis, vice-président en charge des services financiers. Cette équivalence temporaire permettrait aux contreparties basées dans l’UE de continuer à compenser des produits dérivés dans les chambres basées au Royaume-Uni. Londres reste en effet la place de référence dans ce domaine, y compris pour le clearing des dérivés libellés en euros.
Le pétrolier britannique BP a annoncé hier un investissement de 1 milliard de dollars (885 millions d’euros) dans une nouvelle coentreprise dans les carburants et la mobilité en Inde avec Reliance Industries. Le groupe britannique a indiqué qu’il détiendrait 49% du capital de la coentreprise et que son partenaire indien contrôlerait les 51% restants. Le projet de coentreprise avait été dévoilé en août 2019. La coentreprise prévoit de développer le réseau actuel de 1.400 stations-service de Reliance en Inde, pour le porter à 5.500 sites au cours des cinq prochaines années.
Joe Biden a promis hier d’injecter 700 milliards de dollars (620 milliards d’euros) pour relancer la production américaine après la crise du coronavirus, un plan qui l’oppose au programme économique de Donald Trump, son adversaire à la présidentielle de novembre. Ce programme ambitieux, qui prévoit la création de plus de 5 millions d’emplois, mêle investissements dans l’industrie nationale et dans la recherche, une indépendance face aux fournisseurs étrangers, une aide aux petites entreprises et une plus grande liberté pour les salariés d’adhérer à un syndicat.
L’Irlandais Paschal Donohoe a été élu hier soir à la présidence de l’Eurogroupe pour succéder au Portugais Mario Centeno, au détriment de la ministre de l’Economie espagnole Nadia Calviño. Le ministre irlandais des Finances a battu la vice-présidente du gouvernement de coalition de gauche espagnol, qui était donnée favorite et aurait pu devenir la première femme à la tête de cette institution, qui rassemble les ministres des Finances des pays de la zone euro. Le troisième candidat en lice, le Luxembourgeois Pierre Gramegna, s’est retiré après le premier tour de scrutin. Paschal Donohoe, élu pour un mandat de deux ans et demi, jusqu'à fin 2022, prendra ses fonctions lundi prochain.
Le groupe immobilier français a publié hier soir un chiffre d’affaires de 385 millions d’euros au premier semestre, clos fin mai, de son exercice 2019/2020, en baisse de 45,3% d’une année sur l’autre en raison de la forte contraction de son activité générale de mi-mars à mi-mai, la crise sanitaire ayant entraîné l’arrêt de la plupart des chantiers du groupe et un ralentissement de l’activité commerciale. Son résultat net ressort à 2,1 millions d’euros contre 39,3 millions un an plus tôt. Kaufman & Broad affiche un endettement financier net de 78,6 millions d’euros au 31 mai 2020 (hors impact dette de loyers IFRS 16), à comparer à une situation de trésorerie nette de 56 millions d’euros à fin 2019.
Les deux groupes de créanciers les plus importants de l’Argentine, Ad Hoc Bondholder et Exchange Bondholder, ont rejeté la nouvelle offre de restructuration formulée le week-end dernier par le gouvernement argentin. Ces créanciers, dont BlackRock, Fidelity, Ashmore..., qui détiennent 35% des 66 milliards de dollars des dettes faisant l’objet de la restructuration, estiment que cette nouvelle proposition n’est toujours pas suffisante. Le ministre de l’Economie argentin Martin Guzman a affirmé qu’il n’y aurait pas d’autre offre. Cette dernière court jusqu’au 4 août et valorise les obligations en restructuration entre 53% et 54% du pair.
Le programme d’achat de dette «corporate», qui a été peu utilisé, pourrait s’arrêter si les conditions de marché continuent de s’améliorer. L’ensemble du bilan diminue.
Les exportations allemandes ont augmenté de 9% en données ajustées des variations saisonnières après la chute de 24% enregistrée en avril, selon les données publiées hier par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Les économistes projetaient une hausse plus prononcée, de 13,8%. Les importations ressortent également en-deçà des attentes, en progression de 3,5% contre une baisse de 16,6% le mois précédent mais un rebond anticipé à 12%. Au total, l’Allemagne a dégagé un excédent commercial en mai de 7,6 milliards d’euros contre 3,4 milliards (révisé) en avril et 5,2 milliards anticipés par les économistes.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont diminué plus qu’attendu lors de la semaine au 4 juillet, à 1,314 million contre 1,413 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Ce chiffre reste toutefois nettement supérieur à sa moyenne de long terme alors que les Etats-Unis connaissent une recrudescence des nouveaux cas d’infection par le coronavirus qui pourrait remettre en cause le scénario d’une reprise économique rapide.
La Commission européenne a publié jeudi une communication de 35 pages, intitulée «Se préparer aux changements», pour aider les acteurs économique à se préparer à la fin de la période de transition entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Londres n’entend pas demander une prolongation de cette période au-delà du 31 décembre 2020, et faute d’avancées dans les négociations entre les deux camps, un Brexit brutal sans accord à cette date est envisageable.
Le pétrolier britannique BP a annoncé aujourd’hui un investissement de 1 milliard de dollars (885 millions d’euros) dans une nouvelle coentreprise dans les carburants et la mobilité en Inde avec l’indien Reliance Industries. Le groupe britannique a indiqué qu’il détiendrait 49% du capital de la coentreprise et que Reliance Industries contrôlerait les 51% restants. Le projet de coentreprise avait été dévoilé en août 2019.
Le journal britannique TheFinancial Times a publié, mardi, le premier article d’une enquête consacrée à l’achat par des investisseurs internationaux (hedge funds, banques, fonds de pension, etc.) de dette privée émise par des compagnies italiennes soupçonnées de liens avec la mafia calabraise, la Ndrangheta. Ces titres, baptisés Mafia bonds par le quotidien,auraient été achetés entre 2015 et 2019 et auraient une valeur d’environ un milliard d’euros selon le FT. Parmi les acheteurs figuraient notamment Banca Generali, dans une transaction conseillée par l’auditeurEYet qui a assuré au journal ne pas être au courant. Le média italien BlueRating rapporte que Mediobanca a émis une note d’analyse surBanca Generali - qui a perdu plus de 4% en bourse après les révélations - et l’affaire. Les analystes de Mediobanca estiment quel’article du FT a suscité un grand tollé pour pas grand chose. Ils pointent le fait que les obligations privées au centre du scandale étaient liées à la dette du service national de santé italien au travers de compagnies faisant l’objet d’investigations. Ces obligations auraient déjà été remboursées et ne représenteraient en réalité qu’un million d’euros sur une tranche totale de 37 millions d’euros. Dans cette note, les analystes de Mediobanca estiment également que l’activité de Banca Generali dans le domaine des obligations privées, venduesà ses clients, se chiffraitau-delà dumilliard d’euros et qu’environ 600 millions d’euros étaient liés à la dette du service de santé national italien.
Les deux groupes de créanciers les plus importants de l’Argentine, Ad Hoc Bondholder et Exchange Bondholder, ont rejeté la nouvelle offre de restructuration formulée ce week-end par le gouvernement argentin. Ces créanciers, dont BlackRock, Fidelity, Ashmore... qui détiennent 35% des 66 milliards de dollars des dettes faisant l’objet de la restructuration, estiment que cette nouvelle proposition n’est toujours pas suffisante. Ils soulignent que n’ayant pas été consultés, elle ne peut être en adéquation avec leurs exigences. Ils ne ferment toutefois pas la porte puisqu’ils estiment que cette offre est un pas dans la bonne direction permettant de poursuivre les discussions.
Les exportations allemandes ont rebondi en mai, la levée des mesures de confinement ayant relancé la demande, mais la reprise n’est pas aussi forte qu’anticipé.
Les places boursières chinoises ont enregistré ce matin une huitième séance consécutive de hausse et affichent désormais les meilleures performances cette année sur les marchés actions. Ce rallye commence à inquiéter les autorités chinoises.
Plébiscite. Un peu de répit pour Masayoshi Son. Le patron de Softbank, qui cumulait les déconvenues financières depuis plusieurs mois, comme les retentissants fiascos WeWork et OneWeb, a pu enfin se réjouir début juillet à l’occasion de l’introduction en Bourse de Lemonade, dont son groupe est actionnaire. La fintech spécialisée dans l’assurance-habitation totalement dématérialisée a flambé de quelque 140 % pour son premier jour de cotation. Introduite à 29 dollars à New York, l’action de l’assurtech a clôturé la séance à 69,41 dollars, portant sa capitalisation à plus de 3 milliards de dollars. Lemonade fait figure d’exception parmi les sociétés tech qui, ces derniers mois, avaient plutôt tendance à voir leurs cours chuter lourdement post-IPO. Comme ses homologues, Lemonade n’est pas encore rentable et ses perspectives de profitabilité restent lointaines.
milliards d’euros, c’est, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), le montant de la dette mondiale risquant de basculer en catégorie spéculative. Le gendarme boursier, dans la présentation de sa cartographie des risques le 2 juillet, a mis en garde contre les « excès de dette », exacerbés par le coronavirus. Entrées dans la crise avec des niveaux élevés d’endettement, confrontées à une récession et à une chute de leurs revenus, les sociétés non financières devraient avoir du mal à faire face aux échéances. « La sinistralité devrait s’accroître significativement sur le marché du crédit », résume l’AMF, qui remarque pourtant que « ce phénomène ne semble pas (…) pleinement intégré dans les prix des actifs ». Elle appelle à remplacer « le financement peu différencié par de la dette à coût globalement très bas » par « un financement plus équilibré avec des fonds propres ».