Bruxelles veut éviter un Brexit dur pour les produits dérivés
La Commission européenne a publié jeudi une communication de 35 pages, intitulée «Se préparer aux changements», pour aider les acteurs économique à se préparer à la fin de la période de transition entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Londres n’entend pas demander une prolongation de cette période au-delà du 31 décembre 2020, et faute d’avancées dans les négociations entre les deux camps, un Brexit brutal sans accord à cette date est envisageable.
Bruxelles envisage notamment d’accorder au Royaume-Uni une équivalence «limitée dans le temps» dans le domaine de la compensation des produits dérivés. Il s’agit du seul domaine où l’exécutif a identifié «de possibles risques pour la stabilité financière» de l’UE, a indiqué jeudi le commissaire Valdis Dombrovskis, le vice-président en charge des services financiers.
Cette équivalence temporaire permettrait ainsi aux contreparties basées dans l’Union européenne de continuer à compenser des produits dérivés dans les chambres basées au Royaume-Uni. Londres reste en effet la place de référence dans ce domaine, y compris pour le clearing des dérivés libellés en euros.
Ce délai «permettrait aux chambres basées dans l’UE de développer davantage à court et moyen terme leur capacité à compenser ce type de transactions, et aux membres compensateurs de l’UE de prendre et de mettre en oeuvre les mesures nécessaires, notamment en réduisant leur exposition systémique aux infrastructures de marché britanniques», précise la Commission dans sa communication.
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