Airbnb a déclaré hier qu’il soutenait le développement d’un régime fiscal pour les entreprises du numérique sur lequel travaille l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour tenter de régler un conflit sur la question entre les Etats-Unis et l’Europe. Les négociations sur une taxe numérique mondiale menées par l’OCDE, qui impliquent plus d’une centaine de pays, n’ont pas permis pour l’heure d’obtenir des avancées, alors que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus a compliqué les échanges. Dans un communiqué, Airbnb déclare que «le système vieux de près d’un siècle que nous utilisons toujours aujourd’hui n’a pas été conçu en ayant à l’esprit l'économie digitale actuelle croissante, et doit être amélioré». Selon la société de location de logements touristiques, «(…) pour qu’un système de taxation mondial fonctionne efficacement, il doit être réellement mondial, appliqué de manière constante à travers les frontières et simple à respecter».
Les ETF et ETP ont affiché des souscriptions nettes de 79,35 milliards de dollars en juillet à l’échelle mondiale, selon ETFGI. Il s’agit de la troisième plus forte collecte jamais enregistrée. Le record mensuel date de janvier 2018, lorsque le secteur avait drainé 105,59 milliards de dollars. La collecte a été dominée par les ETF et ETP obligataires, qui ont attiré 34,77 milliards de dollars. Les produits actions ne sont pas en reste, et ont recueilli 24,28 milliards de dollars. Les statistiques d’ETFGI mettent aussi en évidence le succès des ETF et ETP matières premières, qui ont levé 10,32 milliards de dollars en juillet et 64,17 milliards de dollars depuis le début de l’année. C’est un montant 10 fois plus élevé que celui enregistré sur les 7 premiers mois de 2019 (7,76 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, les ETF et ETP mondiaux affichent une collecte de 373,16 milliards de dollars, soit bien plus que les 270,21 milliards de dollars de la période correspondante de 2019. Les encours ont atteint un nouveau record à 6.660 milliards de dollars fin juillet, soit une hausse de 6 % par rapport à fin juin 2020.
Les bonus de fin d’année dans les sociétés de gestion traditionnelles et les hedge funds aux Etats-Unis devraient chuter entre 10 % et 15 % cette année par rapport à 2019, selon les statistiques du consultant américain Johnson Associates. Les prévisions publiées au premier trimestre étaient bien plus pessimistes (entre 15 et 25 %). Le secteur a profité du rebond des marchés, qui a permis de stabiliser les encours. Toutefois, les investisseurs se tournent vers les produits moins risqués, moins rémunérateurs, ce qui a un impact négatif sur les revenus, selon le consultant. Johnson Associates estime que les sociétés de gestion vont aussi commencer à licencier du personnel en cette fin d’année, et que cela se poursuivra en 2021. Pour une partie, ces suppressions d’emplois sont la conséquence du confinement, où les sociétés se sont aperçues qu’elles pouvaient fonctionner avec moins de collaborateurs.
L’italien CDP Venture Capital SGR – Fondo Nazionale Innovazione va investir un total de 8 millions d’euros dans 50 startup dans le cadre du programme AccelerORA! Cet investissement, réalisé par le biais du Fondo Acceleratori, vise à soutenir rapidement les startup innovantes et méritantes en phase d’amorçage et de pré-amorçage et qui sont confrontés aux défis du Covid-19. Les secteurs ciblés sont la mode, l’agritech, la medtech, le commerce en ligne, l’éducation, les fintech, les logiciels B2B, la communauté numérique… Les investissements seront gérés par le Fondo Acceleratori. Certaines opérations basées dans le Sud de l’Italie seront en co-investissement avec le fonds Italia Venture II. Le programme a permis de générer des investissements pour un total de 22 millions d’euros grâce à des partenariats.
La croissance des actifs des fonds appelés «liquid alternatives» ou «alt ucits» demeure plate, année après année, écrit L’Agefi suisse. Après un boom (+150%) de la croissance des AuM des fonds alt ucits durant la Grande Crise Financière entre 2008 et 2009, leur croissance annuelle n’a pas dépassé 5% en moyenne depuis 2013, d’après les données Eurekahedge publiées en avril. Et rares sont les gérants enregistrant des performances positives absolues et/ou battant leurs benchmarks respectifs durant les périodes de stress sur les marchés financiers. Depuis le début de l’année, l’Eurekahedge Ucits Hedge Funds Index, qui mesure la performance de 628 fonds alternatifs conformes au format réglementaire UCITS III, est en baisse de 2,5% à fin juillet. Depuis quatre ans, le nombre de fermetures de fonds alt ucits dépasse en outre systématiquement le nombre de fonds nouvellement créés. Il fut presque le double en 2017.
Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance n’ont fourni aucune protection particulière aux entreprises à risque lors de la chute des marchés provoquée par le Covid-19 en début d’année, selon une étude de Marty Fridson, directeur des investissements de Lehmann Livian Fridson Advisors. Cette étude citée par le Financial Times montre que les indices des obligations à haut rendement qui privilégient les entreprises très bien notées ESG ont mieux fait que le marché pendant la chute de mars. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’ESG. Marty Fridson montre que les investissements ESG ont tiré leur épingle du jeu parce que les émetteurs avaient des notations de crédit plus fortes en moyenne et que les fonds étaient moins exposés au secteur de l’énergie, touché par un crash historique du prix du pétrole. Pour lui, le plongeon du pétrole, qui a indirectement dopé plusieurs fonds ESG, n’a rien à voir avec les réglementations vertes ni avec une transition vers les sources renouvelables d’énergie. C’est une question d’offre et de demande.
La biotech allemande, qui a déjà sécurisé 560 millions d'euros via un placement privé, veut lever 182 millions de dollars supplémentaires en entrant sur le Nasdaq.
Le marché de l’emploi a subi ses plus lourdes pertes depuis 2009 en Grande-Bretagne au deuxième trimestre. Le nombre de personnes occupant un emploi a diminué de 220.000, selon les chiffres publiés hier par l’Office national de la statistique. Le taux de chômage est resté inchangé à 3,9% alors que le nombre de personnes ayant renoncé à chercher un emploi a augmenté et que 300.000 personnes ont déclaré avoir un emploi en juin mais ne touchaient pas de rémunération. Des statistiques distinctes montrent que le nombre de personnes rémunérées par une entreprise a chuté de 730.000 depuis mars. Le gouvernement prévoit de mettre fin le 31 octobre au dispositif d’indemnisation du chômage partiel et la Banque d’Angleterre anticipe un taux de chômage de 7,5% en fin d’année.
La croissance du crédit en Chine est, contre toute attente, ressortie plus faible en juillet. Les nouveaux crédits bancaires ont atteint 993 milliards de yuans (121 milliards d’euros), contre 1.810 milliards de yuans en juin et 1.070 milliards un an plus tôt, tandis que le crédit total (total social financing), incluant également les IPO, les émissions obligataires et les prêts non bancaires, a diminué à 1.690 milliards de yuans (3.430 milliards en juin). «Ces deux chiffres sont les plus faibles depuis février», notent les économistes d’ING. Alors que la banque centrale chinoise (PBoC) a laissé ses taux et les ratios des réserves obligataires des banques inchangés, cette dernière a absorbé une partie de l’excédent de liquidités sur le marché interbancaire où le taux Shibor à 3 mois est passé de 2,12% fin juin à 2,6%.
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour TikTok, déjà banni en Inde et sur le point de l’être outre-Atlantique. Bloomberg rapportait hier que la Cnil a ouvert une enquête sur l’application de ByteDance, suite à une plainte déposée en mai. L’identité du plaignant ou les motifs de la plainte n’ont pas été dévoilés et le régulateur s’est abstenu de donner un calendrier prévisionnel de l’enquête. Selon un porte-parole, la Cnil est cependant «particulièrement vigilante à l’égard de cette entreprise». Le Comité européen pour la protection des données avait annoncé la mise en place d’un groupe de travail début juin pour «coordonner les actions potentielles sur TikTok et approfondir les connaissances sur les pratiques de l’application».
Le moral des investisseurs allemand est au beau fixe même si le sentiment sur les conditions actuelles s’est quelque peu détérioré. L’indice Zew a bondi en août contre toute attente (les économistes interrogés par Dow Jones Newswire anticipaient un repli à 54,5), à 71,5, son plus haut niveau depuis janvier 2004. L’évaluation des conditions actuelles recule néanmoins, signe que la reprise reste lente. Le sous-indice qui mesure le sentiment sur les conditions actuelles s’est dégradé, contrairement aux attentes, à -81,3 en août contre -80,9 en juillet. «Le sentiment sur les conditions actuelles reste extrêmement bas mais l’important écart entre les anticipations et les conditions actuelles suggère que la reprise est proche», notent les économistes de HSBC.
L’américain Ball a établi un nouveau plus bas à 2,875% pour une émission à 10 ans. La Fed et l’appétit des investisseurs ont fait chuter les rendements après la panique de mars.
De bons indicateurs et un tassement de la pandémie aux Etats-Unis ont rassuré les investisseurs qui se portent vers les secteurs cycliques. A Wall Street, le S&P 500 cale sous son record de février.
La Turquie va accorder d’ici la fin du mois des permis d’exploration et de forage dans de nouvelles zones de la Méditerranée orientale et elle poursuivra ses activités dans cette région, a déclaré hier son ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Ankara et Athènes se disputent la souveraineté de plusieurs zones de la Méditerranée dans lesquelles pourraient se trouver des réserves d’hydrocarbures. La tension liée à ce dossier est montée d’un cran lundi avec l’envoi d’un navire d’exploration turc chargé de mener des études sismiques dans l’une de ces zones disputées, une décision jugée illégale par la Grèce.
Les prix à la production ont rebondi plus fortement qu’attendu aux Etats-Unis en juillet mais les pressions inflationnistes restent contenues sur fond de doutes sur la vigueur de la reprise de l'économie américaine. L’indice des prix à la production a progressé de 0,6% sur un mois en juillet après un repli de 0,2% le mois précédent, montrent les données publiées hier par le département du Travail. Sur un an, il s’affiche en baisse de 0,4% après un recul de 0,8% le mois précédent. Les économistes attendaient pour juillet un indice en progression de 0,3% sur un mois et en baisse de 0,7% sur un an.
Les prix des loyers dans les grandes villes espagnoles ont chuté en juillet, selon les données publiées hier par un site d’annonces immobilières de référence, alors que la pandémie de coronavirus a suscité un intérêt accru pour les zones moins densément peuplées. Entre juin et juillet, les loyers ont baissé en moyenne de 2,5% à Barcelone et de 1,7% à Madrid, selon Fotocasa, bien qu’ils restent les endroits les plus chers d’Espagne. Si les loyers moyens en juillet en Espagne ont baissé de 0,8% par rapport à juin, ils étaient encore 7,9% plus élevés que l’année précédente, selon le site. Environ 17% des locataires ont identifié l’accès aux espaces extérieurs comme leur principale priorité dans une nouvelle propriété, contre 11% avant la pandémie. Les données publiées par le site d’annonces immobilières concurrent Idealista ont montré une tendance similaire chez les acheteurs potentiels de biens immobiliers.
Etoile montante du parti et détractrice de la politique migratoire de Donald Trump, la première femme noire à avoir été élue sénatrice de Californie, a été choisie hier comme colistière par Joe Biden en vue de la présidentielle de novembre. Kamala Harris s'était présentée à la primaire démocrate avant de jeter l'éponge et d’apporter son soutien à Joe Biden. Elue pour la première fois au Sénat en 2016, Kamala Harris, âgée de 55 ans, est la fille de parents nés en Jamaïque et en Inde. Les deux candidats feront leur première apparition publique aujourd’hui à Wilmington, dans le Delaware, Etat dont Joe Biden a longtemps été sénateur.
La plate-forme américaine de location entre particuliers Airbnb s’apprête à transmettre avant fin août à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, les documents nécessaires à son introduction en Bourse qui pourrait intervenir avant la fin de l’année, rapportait hier le Wall Street Journal de sources proches du dossier. Morgan Stanley a été retenu pour piloter l’opération. Le groupe avait indiqué il y a près d’un an envisager une cotation en 2020, mais l'épidémie de coronavirus a retardé ses projets.
Les investisseurs suédois ont placé 10,6 milliards de couronnes en fonds actions, soit environ 1 milliard d’euros,en juillet, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Et ils ont privilégié les fonds d’actions suédoises, en leur accordant 5 milliards de couronnes, tandis que les fonds actions monde ne recueillaient que 2,5 milliards de couronnes. C’est un mouvement inhabituel par rapport à ces derniers mois, souligne l’association. Les Suédois se sont aussi portés vers les fonds obligataires (+7,4 milliards de couronnes) et plus particulièrement vers les fonds d’obligations d’entreprises (6,1 milliards de couronnes). Au total, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré une collecte de 18,8 milliards de couronnes en juillet. Il s’agit du quatrième mois consécutif de collecte. Toutefois, depuis le début de l’année, les fonds restent en négatif et voient sortir 27,2 milliards de couronnes. Les encours ont progressé de 80 milliards de couronnes en juillet, pour atteindre 4.856 milliards de couronnes, soit plus de 470 milliards d’euros, dont 60 % sont en fonds actions.
Lemarché des obligations sociales- qui ont vocation à financer un large champ d’action pour favoriser l’accès à l'éducation, à la santé ou à l’emploi, notamment pour les populations les plus fragiles - a connu un véritable coup d’accélérateur sous l’effet de la crise du coronavirus, observe Les Echos.Selon les données recueillies par Bloomberg, les volumes émis au cours du premier semestre dépassent 40milliards de dollars. Soit une hausse de 364% par rapport à l’an dernier à la même époque. L’Unedic est le premier acteur de ce marché cette année. Parmi les nouveaux arrivants, on trouve la fondation Ford, premier organisme à but non lucratif américain à lever des social bonds . Si l’on ajoute les obligations «durables», qui affichent des objectifs à la fois sociaux et environnementaux, ce ne sont pas moins de 58milliards de dollars qui ont été levés depuis le début de l’année. Un montant supérieur au total des émissions de 2019, 54milliards. Pour les experts de Bloomberg, on se dirige vers un record à 100milliards de dollars d’ici à fin décembre.
Le Parti social-démocrate (SPD) allemand a proposé hier qu’Olaf Scholz, le ministre des Finances qui est son responsable le plus populaire dans les sondages, soit son candidat à la succession d’Angela Merkel à la chancellerie l’an prochain. Ce choix confirme le retour au premier plan de l’ancien maire de Hambourg, grand perdant l’an dernier de la bataille pour la direction du SPD face à un duo de l’aile gauche du parti formé par Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans. On ignore pour l’instant qui sera le candidat de la CDU-CSU, l’alliance conservatrice allemande, pour succéder à Angela Merkel au terme de son quatrième mandat de quatre ans.
Invesco a baissé de 4 points de base, à 0,15%, les frais de son ETC sur l’or, qui gère 13,7 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros) d’encours, alors que l’attrait qu’exerce le métal sur les investisseurs ne se dément pas. En février déjà, les frais de l’Invesco Physical Gold ETC avaient été ramenés à 0,19%, une diminution de 5 points de base. Cette nouvelle baisse fait du tracker d’Invesco l’un des ETC les moins chers du secteur, au tarif aussi attrayant que ses rivaux iShares Physical Gold ETC (15,4 milliards de dollars d’encours) et Amundi Physical Gold ETP (4,1 milliards), dont les frais atteignent aussi 0,15%. Entre incertitude persistante, conditions de marchés peu propices et guerre des prix, l’intérêt pour l’or ne devrait pas se démentir.
Les représailles de la Chine à l’égard des Etats-Unis n’ont pas tardé. La Chine a imposé des sanctions à l’encontre de onze citoyens américains, dont des parlementaires. Elle réagit ainsi à la décision de Washington de sanctionner onze dirigeants chinois et hongkongais, dont la cheffe de l’exécutif à Hong Kong Carrie Lam, après l’adoption début juillet de la loi de sécurité nationale que les Etats-Unis jugent comme une attaque contre les libertés publiques de l’ancienne colonie britannique. Parmi les personnalités visées par Pékin figurent les sénateurs Ted Cruz, Marco Rubio, Tom Cotton, Josh Hawley et Pat Toomey ainsi que le représentant Chris Smith, mais aussi des membres d’organisations de défense des libertés. La Chine les accuse de s’être comportés de manière choquante sur les questions relatives à Hong Kong. La nature des sanctions n’a pas été précisée.
Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a annoncé hier la démission de son gouvernement, six jours après l’explosion meurtrière qui a détruit une partie de Beyrouth et exacerbé une grave crise politique, économique et sociale dans le pays. Lors d’une allocution télévisée, Hassan Diab a déclaré que cette explosion était «le résultat d’une corruption endémique» et s’est dit aux côtés de ceux qui réclament que les responsables de ce «crime» soient traduits en justice. Dimanche, les donateurs internationaux du Liban ont promis d’envoyer rapidement près de 253 millions d’euros d’aide à Beyrouth. Mais ils ont précisé que la poursuite de leur soutien dépendrait de la mise en oeuvre de réformes institutionnelles.
La France a réclamé lundi le respect des libertés fondamentales et des droits démocratiques en Biélorussie, au lendemain de la victoire contestée du président Alexandre Loukachenko, reconduit pour un sixième mandat. A l’échelle de l’Union européenne, l’élection biélorusse a été entachée «d’une violence d’Etat disproportionnée et inacceptable contre des manifestants pacifiques», ont de leur côté déploré le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères, Josep Borrell, et le commissaire à l’Elargissement, Oliver Varhelyi.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté hier sur l’existence d’un écart considérable entre les fonds nécessaires pour combattre la pandémie de Covid-19 et les sommes promises à travers le monde. L’OMS ne dispose que de 10% des montants nécessaires sachant que «plus de 100 milliards de dollars (85 milliards d’euros) seront nécessaires uniquement pour les vaccins», a prévenu Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’un point de presse à Genève. Selon un décompte de Reuters, depuis l'émergence du nouveau coronavirus en Chine en décembre, près de 20 millions de personnes ont été contaminées dans plus de 210 pays et territoires et le bilan de cette pandémie s'établit désormais à près de 730.000 morts.
Le moral des investisseurs dans la zone euro s’est amélioré en août pour le quatrième mois consécutif tout en restant à un niveau faible. L’indice Sentix, publié hier, est remonté à -13,4, son plus haut depuis février, après -18,2 en juillet, selon les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par l’institut éponyme. Si le sous-indice mesurant le jugement des investisseurs sur la situation actuelle progresse encore à -41,3 celui des anticipations est resté quasiment inchangé à 19,3, confirmant que la reprise est lente.
Au second semestre, le PIB français a plongé de 13,8%, signale la Banque de France dans son dernier point de conjoncture. La reprise se poursuit inégalement : l’activité de l’industrie, des services, et du bâtiment, continue de se redresser et atteint presque son niveau d’avant crise. Mais, au sein de ces secteurs, les disparités sont fortes : l’activité de la métallurgie, de l’automobile, de l’hébergement-restauration ou de la location, par exemple, reste toujours très dégradée. L’opinion sur la trésorerie évolue donc peu dans l’industrie, tandis que, si la situation de trésorerie s’améliore dans les services, elle reste en deçà de son niveau d’avant crise. Interrogés par la Banque de France, les chefs d’entreprise estiment que l’activité restera stable au mois d’août dans les services et l’industrie, dont les carnets de commandes restent faibles. Selon la banque, ces informations confirment une perte d’activité de 7% pour une semaine type en juillet.