L'économie dans la zone euro a subi un plongeon sans précédent au cours du deuxième trimestre en raison des mesures adoptées pour freiner la propagation du coronavirus. Le PIB s’est contracté de 12,1% par rapport au trimestre précédent et de 15% sur un an, selon la deuxième estimation publiée par Eurostat confirmant sa première publication. «Parmi les pays ayant publié leur PIB trimestriel, l’évolution va d’une contraction de 3% en Finlande à une chute de plus de 18% en Espagne, montrant ainsi la forte asymétrie du choc de la pandémie», relèvent les économistes d’Oxford. L’emploi a parallèlement reculé de 2,8% sur la période par rapport au premier trimestre, soit la plus forte baisse depuis le début du suivi de la statistique en 1995. Cela représente 5 millions d’emplois perdus.
Les discussions commerciales prévues samedi entre la Chine et les Etats-Unis pour faire le point sur l’accord signé en janvier ont été repoussées, en plein regain de tensions entre les deux pays. Aucune date n’a été donnée pour cette nouvelle rencontre, qui devait se dérouler par vidéo interposée. En janvier, après près de deux années de guerre commerciale, un accord avait été trouvé, et la Chine s'était engagée à acheter pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits et services américains. Mais les achats promis n’ont pas été réalisés, notamment à cause de la pandémie.
Au moins 200.000 Biélorusses se sont rassemblés dimanche à Minsk pour accentuer la pression sur le président Alexandre Loukachenko, réélu il y a une semaine au terme d’un scrutin jugé truqué par les opposants. Alexandre Loukachenko, à la tête de la Biélorussie depuis 26 ans, s’est une nouvelle fois entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine. Il a nié tout trucage de l'élection présidentielle et rejeté la tenue d’une nouveau scrutin. Le Kremlin a indiqué que la Russie était prête à fournir une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, si nécessaire. Les Etats-Unis ont indiqué samedi être en contact avec l’Union européenne (UE) sur la situation en Biélorussie. L’UE se prépare à imposer de nouvelles sanctions à la Biélorussie.
L’action CureVac a fait vendredi son entrée au Nasdaq à un prix près de trois fois supérieur aux 16 dollars qui avaient été fixés pour son introduction en Bourse. Le laboratoire biotechnologique allemand, qui participe à la course au vaccin contre le Covid-19, a levé 213,3 millions de dollars (180 millions d’euros) lors de cette IPO, qui valorise le groupe à près de 2,82 milliards de dollars. Le titre poursuit sa progression et s'échangeait à 50,80 dollars en séance, pour clôturer à 44 dollars par action. Le laboratoire allemand a accusé au trimestre clos au 31 mars une perte nette de 23,9 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,12 millions d’euros, contre une perte de 21,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,16 millions d’euros sur la période correspondante de l’an dernier.
Les autorités canadiennes de la concurrence ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur Amazon pour évaluer les conséquences de ses pratiques commerciales sur les consommateurs et sur les entreprises opérant dans le pays. Le Bureau de la concurrence a déclaré que l’enquête était en cours et qu’aucune infraction n’avait été constatée à ce stade. En outre, les autorités antitrust allemandes ont lancé une enquête sur les relations entre Amazon et les vendeurs tiers opérant sur son site, indiquait dimanche le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le géant du commerce en ligne fait l’objet de plusieurs enquêtes sur ses pratiques concurrentielles, aux Etats-Unis comme au sein de l’Union européenne.
Le fonds souverain saoudien, Public Investment Fund, a réduit ses positions au capital de plusieurs grandes entreprises, comme BP, Boeing, Facebook ou Citigroup, pour réinvestir 4,7 milliards de dollars dans des ETF, indique son rapport trimestriel publié en fin de semaine dernière. Les principaux ETF détenus par le fonds souverain saoudien sont dans l’immobilier, les matériaux et les utilities. La valeur totale des actions et ETF détenus par le PIF s'élevait à 10,1 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre, légèrement mieux que les 9,8 milliards constatés fin mars.
Aberdeen Standard Investments prévient que les investisseurs pourraient être pénalisés si les Etats-Unis mettent à exécution leurs projets de forcer les entreprises chinoises à quitter les Bourses américaines si elles ne soumettent pas à un audit, rapporte le Financial Times. La société de gestion fait du lobbying auprès de la Securities and Exchange Commission pour mieux protéger les actionnaires minoritaires des entreprises chinoises cotées à New York en empêchant les parties liées de voter sur des offres de retrait de la cote. En faisant cela, ASI estime que les investisseurs minoritaires auront une meilleure chance d’obtenir un juste prix pour leurs actions. ASI estime que plus de 200 entreprises chinoises représentant une capitalisation de 1.000 milliards de dollars pourraient être délogées de Wall Street.
Les grandes entreprises américaines ayant des activités en Chine craignent les conséquences de la décision de l’administration Trump d’interdire toute transaction avec le réseau social WeChat, propriété du chinois Tencent, une mesure qui selon eux risque de nuire à leur compétitivité dans la deuxième économie mondiale. Ce décret entrera en vigueur à la fin du mois prochain. Plus d’une dizaine de multinationales américaines ont ainsi fait part de leurs inquiétudes, lors d’un entretien téléphonique avec des responsables de la Maison-Blanche, selon le Wall Street Journal. Apple, Ford, Walmart, Procter & Gamble, Walt Disney mais également les banques Goldman Sachs et Morgan Stanley ont participé à cet entretien.
Le PIB suédois devrait reculer moins que prévu cette année, selon le National Institute for Economic Research (NIER). Ce dernier prévoit désormais une contraction de 4,8% de l’économie en 2020 et un rebond de 3,4% en 2021, contre une baisse de 5,4% et une progression de 3,5% respectivement dans sa précédente prévision. La Suède n’a pas mis en place de confinement strict, avec pour corollaire un nombre de décès liés au Covid-19 plus élevé que ses voisins. Même si l’économie est plus touchée que pendant la crise financière, elle fait mieux que la zone euro et la Grande-Bretagne. Néanmoins la reprise à moyen terme dépendra de celle de la croissance mondiale, le pays étant très dépendant de ses exportations. Le NIER anticipe en outre une progression du taux de chômage à 10% d’ici à la fin de l’année, un point noir pour l’économie.
Le plan de relance de l'économie française, qui sera présenté par le gouvernement le 25 mai, inclura trois milliards d’euros destinés à favoriser l’investissement des entreprises, a indiqué Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, sur BFMTV. Le soutien à l’investissement des entreprises doit aider au redémarrage de l’économie et à la création de nouveaux emplois, l’objectif étant que l’économie française retrouve son niveau d’avant la crise.
Deutsche Börse prévoit d’exclure Wirecard du DAX 30 dès le 21 août, alors que le panel chargé d’examiner la composition de l’indice de référence de la Bourse de Francfort ne doit se réunir qu’en septembre. L’opérateur a expliqué avoir modifié ses règles afin de pouvoir exclure une société dans les deux jours en cas de faillite. Deutsche Börse, dont la réputation a été entachée par le scandale Wirecard, avait annoncé en juin dernier avoir engagé une réflexion pour revoir les critères d’admission à ses différents indices.
Pour la première fois depuis mars, les inscriptions au chômage aux États-Unis sont tombées à moins d’un million. Pour la semaine se terminant le 8 août, 963.000 nouvelles demandes ont ainsi été formulées. 15,5 millions de personnes bénéficient encore des programmes d’aides fédérales, contre 1,7 million en janvier. La baisse de cette semaine coïncide avec la fin du programme d’aide plus généreux mis en place en réaction à la crise du Covid, qui permettait aux bénéficiaires de toucher 600 dollars d’aides supplémentaire.
Le creusement des inégalités de revenus et de patrimoine augmentera encore en raison de la crise économique et sanitaire. Des réponses politiques seront nécessaires.
Les dépenses de défense de Taiwan vont augmenter de 10,2% l’an prochain, selon les calculs de Reuters, alors que le gouvernement augmente ses investissements militaires face à la pression de la Chine. Le Cabinet du président Tsai Ing-wen a proposé un budget de 15,42 milliards de dollars (12,80 milliards d’euros) mis en place en janvier prochain. La Chine a accru ses activités militaires autour de Taiwan depuis la réélection de Tsai en janvier dernier. Le président taïwanais a fait du développement des forces armées et des dépenses militaires une priorité.
L’Union européenne a pris acte hier de la décision des Etats-Unis de s’abstenir d’imposer de nouveaux tarifs douaniers, sans franchir un nouveau pas dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing, en faisant part de sa volonté de négocier pour mettre fin à ce contentieux. Dans le sillage de cette décision, les deux parties devraient intensifier leurs efforts en vue de parvenir à une solution négociée, a déclaré un porte-parole de l’exécutif européen, une issue d’autant plus nécessaire que le secteur aéronautique a été lourdement affecté par les répercussions de la pandémie de Covid-19.
Le financement du service public du courrier et des prochaines élections constitue le principal point de blocage des discussions entre la Maison Blanche et les responsables démocrates du Congrès sur un nouveau plan de soutien à l'économie, a déclaré hier Donald Trump. «Les dossiers, ce sont la poste et les 3,5 milliards de dollars pour le vote par courrier», a-t-il dit à la chaîne de télévision Fox Business Network, ajoutant que le camp démocrate voulait 25 milliards de dollars (21,1 milliards d’euros) supplémentaires pour ce service public. Donald Trump répète régulièrement que le vote par courrier, un moyen de stimuler la participation aux élections sans provoquer de rassemblements susceptibles de favoriser la propagation du coronavirus, encourage la fraude électorale.
Le rendement de l’emprunt d’Etat américain à 30 ans a nettement progressé après qu’une importante émission de dette sur cette maturité a enregistré une faible demande. Le taux 30 ans s’écarte de 6 points de base (pb), à 1,42%. Il était revenu début août à son niveau de fin avril à 1,17%. L’émission record de 26 milliards de dollars à 30 ans a reçu un accueil mitigé avec une demande de 2,1 fois l’offre, son niveau le plus bas pour cette maturité depuis plus d’un an. Les obligations ont été placées à 1,4%, soit plus de 2 pb au-dessus du prix constaté sur le marché secondaire.
Les effets à court terme de la hausse des prix du carbone et du confinement provoqué par le Covid-19 n’ont eu que peu d’impact sur la trajectoire à long terme des températures mondiales, estime Schroders, qui publie cette semaine son tableau de bord sur le climat. Les températures mondiales restent en course pour augmenter de 3,9 degrés à fin juin 2020, soit le même niveau que lors du trimestre précédent et bien plus que l’objectif de 2 degrés fixé par les Accords de Paris. Et ce, alors que la demande mondiale d’énergie et les émissions carbone ont fortement diminué en raison de la chute du transport routier et aérien. «Nous pensons qu’au fur à et à mesure que les économies se remettent de la crise du Covid-19, les baisses d'émissions devraient s’inverser, si l’on en croit les reprises qui ont suivi les crises passées. Des changements structurels plus importants sont nécessaires si nous voulons éviter les effets à long terme tout aussi dévastateurs de la crise climatique», estimé Andrew Howard, responsable mondial des investissements durables de Schroders.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a augmenté, contre toute attente, le montant de son programme de rachat d’actifs (QE) de 60 milliards de dollars néo-zélandais à 100 milliards et prolongé sa durée jusqu’à mi-2022. Elle a, comme attendu, laissé son principal taux directeur, l’OCR, à 0,25%, mais indiqué qu’elle réfléchissait à mettre en place d’autres outils dont des taux négatifs ou des financements à bas coût pour les banques. La banque centrale a justifié ce geste par l’incertitude que fait peser l’évolution de la pandémie de coronavirus sur son scénario économique. Le pays a de nouveau imposé des restrictions, notamment à Auckland après la découverte de nouveaux cas. Il devrait être tombé en récession au deuxième trimestre pour la première fois depuis 2010.
Le rebond de la production industrielle dans la zone euro en juin est ressorti inférieur aux attentes pour le deuxième mois consécutif. Elle a certes progressé de 9,1% d’un mois sur l’autre, après +12,3% en mai, tirée par les biens de consommation durables (+20,2% sur un mois), mais c’est une nouvelle fois moins que prévu par les économistes interrogés par Reuters, qui s’attendaient à une croissance de 10%. La production industrielle reste en outre inférieure à ses niveaux d’avant la crise sanitaire. Sur un an, elle affiche un repli de 12,3%, contre un consensus de -11,5%.
Les investisseurs s’inquiètent de la trop grande complexité de certaines documentations d’émissions d’obligations high yield en Europe qui rendrait difficile l’évaluation du risque pris, relève une enquête menée auprès de 140 investisseurs par l’association professionnelle European Leveraged Finance Association (ELFA). Plus de 90% estiment qu’il est difficile d’évaluer la portée des conditions que les émetteurs doivent respecter, notamment en termes d’endettement et de marges de manœuvre pour payer des dividendes ou émettre plus de dette. L’ELFA, qui souligne également la course à l’innovation ces dernières années qui a rendu plus complexes les documentations, a lancé avant l’été une consultation publique qui devrait se conclure cet automne par la publication de bonnes pratiques en matière de transparence des covenants. Une transparence d’autant plus nécessaire aujourd’hui que les bilans des entreprises risquent d’être sous tension en raison de la crise liée au coronavirus.
Le PIB de la Grande-Bretagne a chuté de plus de 20% au deuxième trimestre, la pire performance parmi les grandes économies. De nouvelles mesures de soutien sont attendues.
Le gouvernement britannique a annoncé hier que les négociations en vue d’un accord commercial post-Brexit avec les États-Unis continueraient à l’automne, rendant ainsi peu probable l’entrée en vigueur d’un accord avant la fin de l’année. Des «progrès positifs» ont été faits lors du récent troisième volet de négociations avec les États-Unis, qui s’est déroulé du 27 juillet au 7 août, a déclaré le ministère du Commerce international britannique, et les deux parties ont réaffirmé «leur engagement à négocier un accord complet et ambitieux».
Le Liban dispose de stocks de farine suffisants pour quatre mois et ne risque pas de pénurie, a assuré hier le ministre libanais de l’Economie, Raoul Nehme, sur Twitter. L’explosion qui a dévasté une partie de Beyrouth le 4 août a détruit le silo du port dans lequel étaient stockées la totalité des réserves de céréales - privées - du pays et a ravagé le principal point d’entrée des importations au Liban. Le pays dispose de 32.000 tonnes de farine en plus des 110.000 tonnes qu’il a déjà reçues ou qu’il doit recevoir au cours des deux prochaines semaines, précise le ministre. Dans un rapport publié mardi par les Nations unies, les réserves de farine du Liban étaient estimées à un niveau permettant de couvrir six semaines de consommation.
Le ralentissement de l’activité économique aux Etats-Unis devrait se poursuivre, alors que plusieurs Etats du pays mettent en place davantage de mesures visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus et la reprise du marché de l’emploi pourrait s’estomper, a déclaré hier le président de la Réserve fédérale (Fed) de Boston, Eric Rosengren. Il estime que les dépenses de consommation pourraient rester limitées par rapport à ce qu’elles étaient, la population américaine évitant toutes activités nécessitant des niveaux élevés d’interaction sociale pour des raisons de santé.
L’Opep a annoncé hier s’attendre pour cette année à une baisse de la demande mondiale de pétrole plus forte qu’estimé auparavant en raison de la pandémie de coronavirus, ajoutant que la reprise attendue l’an prochain restait soumise à de multiples incertitudes, ce qui risque de peser sur les cours. Elle prévoit désormais une chute de la demande mondiale de brut de 9,06 millions de barils par jour (bpj) cette année, précise son rapport mensuel, alors qu’elle tablait le mois dernier sur un recul de 8,95 millions de bpj.