L’Europe cherche toujours un compromis sur son plan de relance
Les dirigeants de l’Union européenne recherchaient toujours dimanche un compromis de dernière minute surle plan de relance européen et le budget pluriannuel de l’UE, après deux journées de négociations infructueuses. La chancelière allemande n’a pas exclu que le Conseil européen se solde par un échec.
Les discussions se heurtent depuis vendredi à l’opposition du camp des frugaux, soit les pays partisans d’une stricte orthodoxie budgétaire, emmenés par les Pays-Bas. Pour tenter de débloquer la situation, le président du Conseil européen, Charles Michel, a proposé vendredi de maintenir le volume global du plan de relance inchangé à 750 milliards d’euros mais de ramener le montant des subventions à 450 milliards au lieu de 500 milliards, et d’augmenter d’autant le volume des prêts.
Discussions bilatérales
«Je ferai tous les efforts possibles mais il est possible qu’il n’y ait pas de résultat», a indiqué dimanche la chancelière allemande Angela Merkel. Le montant du fonds, la répartition entre subventions et prêts ou encore la gouvernance du système font l’objet de délicates négociations. Dimanche après-midi, des discussions bilatérales entre les délégations néerlandaises et italiennes se tenaient à ce sujet. Une réunion plénière des Vingt-Sept est prévue en fin d’après-midi, pas avant 17h30.
Plus d'articles du même thème
-
Michala Marcussen (Société Générale) : «L’Europe pourrait s’inspirer de certaines pratiques chinoises»
Autonomie stratégique et technologique, concurrence avec les Etats-Unis et la Chine, financement des priorités: la chef économiste du groupe Société Générale estime que l’Europe doit restaurer la confiance dans son projet et ses bénéfices. -
L’ampleur du plan allemand peine à convaincre les économistes
Le paquet de 34 réformes annoncées jeudi 2 juillet va de la fiscalité au marché du travail en passant par la compétitivité, l’Etat social et la réduction de la bureaucratie. Promis depuis l’automne 2025, il est avant tout destiné à prouver aux Allemands que le gouvernement de Friedrich Merz peut agir et se mettre d’accord sans susciter de querelles internes. Certains aspects positifs pourraient cependant être contrebalancés par d’autres décisions à venir. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
« Un bras d'honneur à l'ensemble de l'establishment » : Nigel Farage démissionne de son mandat de député
Le patron du parti populiste Reform UK, empêtré dans un scandale de financement étranger, espère remporter la future élection partielle de Clayton, provoquée par sa démission -
Le poids des mots« Quand on est candidat, il faut être libre de ses mouvements » : ce qu’a dit Marine Le Pen sur une campagne sous bracelet
Condamnée à un an de prison ferme sous bracelet électronique mardi 7 juillet, la cheffe de file du RN avait assuré sur LCI quelques jours plus tôt qu’elle ne ferait pas campagne dans ces conditions -
#DigitalCitizenIntelligence artificielle : échange sanctuaire contre boussole
Sacralisant l’humain et éclairant le monde, l’Europe ne saurait rester à l'écart des machines