L’Europe cherche toujours un compromis sur son plan de relance
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Le Premier ministre des Payx-Bas Mark Rutte (au centre) enchaîne depuis quatre mois les déclarations offensives à destination des Etats du Sud.
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Bloomberg
Les dirigeants de l’Union européenne recherchaient toujours dimanche un compromis de dernière minute surle plan de relance européen et le budget pluriannuel de l’UE, après deux journées de négociations infructueuses. La chancelière allemande n’a pas exclu que le Conseil européen se solde par un échec.
Les discussions se heurtent depuis vendredi à l’opposition du camp des frugaux, soit les pays partisans d’une stricte orthodoxie budgétaire, emmenés par les Pays-Bas. Pour tenter de débloquer la situation, le président du Conseil européen, Charles Michel, a proposé vendredi de maintenir le volume global du plan de relance inchangé à 750 milliards d’euros mais de ramener le montant des subventions à 450 milliards au lieu de 500 milliards, et d’augmenter d’autant le volume des prêts.
Discussions bilatérales
«Je ferai tous les efforts possibles mais il est possible qu’il n’y ait pas de résultat», a indiqué dimanche la chancelière allemande Angela Merkel. Le montant du fonds, la répartition entre subventions et prêts ou encore la gouvernance du système font l’objet de délicates négociations. Dimanche après-midi, des discussions bilatérales entre les délégations néerlandaises et italiennes se tenaient à ce sujet. Une réunion plénière des Vingt-Sept est prévue en fin d’après-midi, pas avant 17h30.
Certains décideurs de la Banque centrale européenne (BCE) s’alarment des risques d’effets de «second tour» via une boucle prix-salaires, après la hausse de l’inflation énergétique liée au conflit en Iran. Les hausses de salaires anticipées au travers du «wage tracker» publié mercredi resteraient pourtant a priori modérées.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
La première sous-gouverneure a été nommée par intérim, mais les investisseurs scrutent la désignation du successeur de Perry Warjiyo. Elle sera considérée comme un révélateur du niveau d’indépendance à venir de la banque centrale.
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Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
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