Rassuré. Les tests de résistance menés par l’Esma sur les seize chambres centrales européennes de compensation autorisées (CCP, central clearing counterparties) ont, selon l’Autorité européenne des marchés financiers, confirmé la résilience du système aux chocs et à des défauts liés aux tests sur les risques de crédit, de liquidité ou de concentration. Mieux, si on peut dire, la crise née du Covid-19 a permis à l’Esma de valider ces stress tests à balles réelles. Ce qui, selon le président de l’Esma, Steven Maijoor (photo), « est rassurant étant donné le rôle clé que jouent des infrastructures de marché ». Les CCP « sont au cœur du système financier et la chute de l’une d’elles peut potentiellement avoir un impact systémique sérieux à travers l’Union européenne », rappelle-t-il.
Le gouvernement britannique a abandonné tout espoir de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis avant la présidentielle américaine de novembre, rapporte le Financial Times. Londres impute le peu de progrès dans les discussions à la crise sanitaire liée au coronavirus. «Est-ce que ça va arriver cette année? Tout simplement non», a déclaré un responsable cité par le quotidien. «Nous ne voulons pas qu’on nous force la main», a renchéri un autre responsable. La ministre du Commerce Liz Truss a déclaré le mois dernier que la Grande-Bretagne n’avait pas de date limite pour sceller un accord avec les Etats-Unis, en critiquant l’attitude de l’administration de Donald Trump, encline à défendre le libre-échange tout en restreignant de fait l’accès des importations.
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont bondi de 20,7% en juin par rapport à mai, à 4,72 millions en données annualisées et corrigées, selon l’association nationale des agents immobiliers (NAR) américains. Elles ont été soutenues par la baisse des taux des crédits immobiliers et la réouverture de l'économie à la suite de la pandémie. Les ventes de juin s’inscrivent cependant en baisse de 11,3% par rapport au même mois un an plus tôt. Les logements anciens représentent l’essentiel des ventes sur le marché immobilier. La demande est également tirée par la faiblesse des coûts d’emprunt, le taux d’un prêt hypothécaire à 30 ans aux Etats-Unis étant tombé récemment sous la barre des 3%.
Apple s’est engagé hier à atteindre la neutralité carbone pour l’ensemble de ses activités, y compris sa chaîne d’approvisionnement internationale, dans les dix prochaines années afin de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. Le fabricant de l’iPhone a annoncé que ce nouvel engagement signifiait que chaque appareil Apple vendu d’ici à 2030 sera produit sans émission nette de carbone. L’entreprise prévoit de réduire son empreinte de 75% et de développer des solutions d'élimination du carbone pour les 25% restants.
Le rapport parlementaire sur l'influence de la Russie au Royaume-Uni met l'accent sur les «facilitateurs» qui permettent à l’argent russe d’affluer à Londres.
Washington a ordonné la fermeture du consulat chinois dans la ville de Houston. Les cours des métaux précieux sont soutenus par les querelles qui opposent les deux pays.
Le Japon a lancé mercredi une campagne nationale destinée à relancer le tourisme à l’intérieur de ses frontières mais ce projet «Go To Travel» vite renommé «Go To Trouble» par certains médias, s’est attiré de vives critiques en raison de la flambée du nombre de cas de contamination au coronavirus dans les grandes villes. Le programme propose de financer jusqu'à 50% les voyages touristiques intérieur des Japonais, à l’exception de ceux vers la capitale Tokyo, retirée du programme la semaine dernière en raison des niveaux records de contamination. Alors que l’assouplissement des règles de distanciation sociale dans les stades et les salles de concert, prévu le 1er août, a été reporté à la fin du mois, le public ne comprend plus trop les injonctions contradictoires du gouvernement.
Le Parlement européen s’est dit «très satisfait» du plan de relance paneuropéen adopté mardi par les dirigeants de l’Union européenne mais juge inacceptables certaines réductions de dépenses proposées par les dirigeants des 27 Etats membres sur le prochain budget pluriannuel, a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse à Bruxelles son président, David Sassoli : «Nous ne pouvons pas réduire le budget pour la recherche et le programme Erasmus à destination des étudiants, c’est impossible.» Il a ajouté que les eurodéputés s’efforceraient de rétablir un mécanisme liant le versement des aides européennes au respect de l’Etat de droit et des valeurs fondamentales de l’UE, ce dont plusieurs pays comme la Hongrie ou la Pologne ne veulent pas entendre parler. Tout cela impliquera de nouvelles (longues ?) négociations avant le vote définitif sur le budget et le plan de relance, indispensable pour leur mise en oeuvre.
Le gouvernement soudanais a annoncé mercredi qu’il allait devoir dévaluer sa monnaie en raison de l'énorme déficit dans le budget de l’Etat causé en grande partie par l’arrêt de l’activité économique touchée par le Covid-19. «Les revenus de l’Etat ont baissé de 40% et cela crée un énorme déficit dans le budget», a affirmé la ministre des Finances par intérim Hiba Mohammad, selon un communiqué du gouvernement. Au cours officiel, le dollar s'échange à 55 livres soudanaises contre 140 au marché parallèle. Le taux d’inflation a atteint 136% sur un an, aggravant les difficultés économiques déjà existantes au Soudan. Le coronavirus a contaminé plus de 11.000 personnes dans le pays.
L'économie brésilienne réagirait positivement aux mesures budgétaires et monétaires d’urgence pour amortir le coup de la crise liée au Covid-19, a déclaré mardi soir le directeur de la banque centrale (BCB), Bruno Serra. Les dépenses de consommation augmenteraient doucement, et la consommation d'énergie aurait fortement rebondi. D’autre part, le système bancaire doit encore être surveillé de près, et une relance monétaire extraordinaire pourrait être nécessaire, si la marge de manœuvre pour de nouvelles baisses de taux était probablement limitée, selon sa présentation.
Les investisseurs ne doivent pas s’attarder sur la baisse des volumes d’achat d’obligations de la Banque centrale européenne (BCE) depuis juillet, a expliqué mardi Isabel Schnabel, membre du conseil exécutif, au journal espagnol Expansión : «Il y a généralement moins d’activité sur les marchés primaire et secondaire pendant l'été.» C’est l’une des raisons pour lesquelles le volume mensuel des achats du Programme d’achats d’urgence (PEPP) a pu baisser de 6 milliards d’euros par jour en moyenne en mai et juin à seulement 3,7 milliards en juillet. Elle a confirmé que les volumes devraient reprendre dès septembre, et que la BCE devrait bien utiliser la totalité de cette enveloppe de 1.350 milliards d’ici à mi-2021.
Les prix à la consommation de base ont stoppé leur baisse de deux mois consécutifs au Japon, mais l’indice CPI est resté stable en juin. Cela semble surtout dû à une moindre baisse des prix de l'énergie. Les risques d’une récession prolongée persistent, ce qui fait chuter la consommation et suscite des inquiétudes quant à un retour de la déflation, notamment lié à une réduction des salaires possible en cas de détérioration significative des bénéfices des entreprises, a expliqué à Reuters Takeshi Minami, économiste en chef au Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BOJ) prévoit que les prix à la consommation devraient chuter de 0,5% sur l’exercice jusqu’à mars prochain, et rester bien au-dessous de l’objectif de 2% jusqu'à début 2023.
Les exportations sud-coréennes ont prolongé leur chute du 1er au 20 juillet, de -12,8% par rapport à la même période un an plus tôt, tandis que les importations ont reculé de 13,7%, ont indiqué mardi les douanes locales. En cause, le lent redémarrage de nombreuses économies à travers le monde, ont expliqué les analystes, relevant que c’est vers l’Union européenne (-11,9%) et les Etats-Unis (-2,4%) que les exportations ont le plus diminué (-0,8% vers la Chine), et anticipant une amélioration au second semestre. Les exportations avaient reculé de 7,7% du 1er au 20 juin, et les importations de 11,4%.
Les entreprises espagnoles bénéficiaires d’une aide du gouvernement pour faire face aux conséquences du coronavirus ne seront pas autorisées à verser de dividendes, a déclaré mardi la ministre du budget, Maria Jesus Montero. En outre, elles ne seront pas autorisées à se lancer dans une expansion commerciale agressive ni à verser de primes aux membres de leur conseil d’administration. Début juillet, Madrid a approuvé l’ouverture de nouvelles lignes de crédit garanties par l'État à hauteur de 50 milliards d’euros. Le gouvernement a également fixé un seuil minimum de 25 millions d’euros pour entrer temporairement au capital d’entreprises touchées par la pandémie via la holding industrielle publique SEPI. L’Espagne devrait recevoir 140 milliards d’euros du fonds de relance de l’UE.
Le Royaume-Uni souhaite aussi garantir une meilleure protection des consommateurs en encadrant la promotion et le marketing de ces produits financiers.
Les Français ont placé 2,96 milliards d’euros sur leurs livrets A en juin, selon les chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts, un montant toujours très élevé. Sur les six premiers mois de l’année 2020, le livret A a cumulé une collecte nette de 20,41 milliards d’euros. En mai, ils dépassaient les 5 milliards et atteignaient même en avril 7,39 milliards d’euros, un niveau record. Dans le contexte de pandémie, il a été perçu comme un outil d'épargne de précaution.
La foncière table sur un bénéfice Epra par action de 4,15 euros cette année, au lieu des 5,40 euros anticipés en début d’année. Bureaux et résidentiel résistent.
Le parquet de Milan a requis mardi huit ans de prison contre l’administrateur délégué d’Eni, Claudio Descalzi, et 900.000 euros d’amende chacun contre le groupe pétrolier italien et son homologue anglo-néerlandais Shell, dans un procès pour des soupçons de corruption dans un contrat au Nigeria. D’après l’accusation, Eni et Shell ont acquis en 2011 un gisement pétrolier au Nigeria en sachant que l’essentiel des 1,3 milliard de dollars (1,13 milliard d’euros) du contrat serait reversé en pots-de-vin à des responsables politiques et des intermédiaires. Le parquet milanais a réclamé la saisie de 1,092 milliard de dollars auprès des accusés, montant correspondant selon lui aux pots-de-vin versés.
Le plan de relance économique de l’Union européenne de 750 milliards d’euros sera financé par des recettes fiscales propres à l’UE, et ne reposera pas sur le contribuable français, a déclaré mardi Emmanuel Macron, sur TF1-LCI. Outre une taxe sur le plastique et une taxe carbone aux frontières, le chef de l’Etat a évoqué la création au niveau européen d’une taxe numérique - la taxe Gafa - «pour les grands acteurs internationaux du numérique qui aujourd’hui ne paient pas d’impôts (...) dans les mois et les années qui viennent». Soulignant que l’accord obtenu à Bruxelles était «le fruit d’un travail de trois ans entre la France et l’Allemagne», correspondant à ses engagements de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron a jugé qu’il s’agissait du «moment le plus important de la vie de notre Europe depuis la création de l’euro».
Le département américain du Commerce a ajouté lundi à sa liste noire économique 11 entreprises chinoises impliquées selon Washington dans des violations des droits de l’homme, en lien avec le traitement par Pékin de la minorité musulmane des Ouïghours au Xinjiang. Cette initiative se traduit par l’impossibilité pour des groupes américains de se fournir auprès des entreprises concernées sans avoir au préalable obtenu une autorisation de l’Etat fédéral. La liste noire comprenait déjà 37 organisations. Parmi les 11 entreprises supplémentaires de cette troisième vague figurent notamment un groupe textile dont la maison mère produit des vêtements pour les marques Ralph Lauren, Tommy Hilfiger et Hugo Boss ou encore un fournisseur de composants de l’iPhone d’Apple.
Les indices actions européens progressent mardi, portés par l’accord entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne sur le plan de relance destiné à contrer les répercussions économiques de la crise sanitaire.
La banque suisse a annoncé lundi dans un courrier aux investisseurs cité par Reuters qu’elle avait revu la politique d’investissement de ses fonds Supply Chain Finance, qui financent le besoin en fonds de roulement des entreprises. Les liens de Credit Suisse avec Softbank ont récemment défrayé la chronique: les fonds de la banque ont investi dans des opérations arrangées par Greensill Capital, et financé ainsi le VisionFund de Softbank, qui a lui-même en retour pris un ticket dans les fonds Supply Chain. Les deux groupes ont donc mis un terme à cet accord, ce qui se traduirait par un désinvestissement de 500 millions de dollars de Softbank hors des fonds de Credit Suisse.
Le promoteur immobilier Kaufman & Broad a décidé d’activer son programme de rachat d’actions pour un montant maximum de 8,28% du capital de la société, selon un communiqué publié lundi soir. Une mesure décidée par le conseil d’administration le 17 juillet, «compte tenu des bonnes perspectives et d’une situation financière solide», mais surtout de la montée de son concurrent Promogim au capital de la société depuis plusieurs semaines. Ce dernier détient 13,41% du capital de Kaufman & Broad, non loin de la part du management et des salariés. Une démarche au «caractère non sollicité et non concerté», souligne le communiqué du groupe.