Les marchés saluent un accord historique pour l’Europe
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Julien Marion
euphorie boursière à Wall Street
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Image par Gerd Altmann de Pixabay
Les indices actions européens progressent mardi, portés par l’accord entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne sur le plan de relance destiné à contrer les répercussions économiques de la crise sanitaire.
En clôture, l’indice Stoxx Europe 600 a gagné 0,3% à 376.6 points. A Paris, le CAC 40 a pris 0,2%, à 5.104 points, tandis que le SBF 120 s’est adjugé 0,2%, à 4.019 points. A Francfort, le Dax a progressé de 0,9%, à 13.170 points, et à Milan le FTSE Mib a pris 0,4%, à 20.710 points.
Après de quatre jours de négociations intenses, les chefs d’Etat et de gouvernement européens sont finalement parvenus à un accord sur un plan de soutien pour redresser une économie frappée par la pandémie de coronavirus. Les dirigeants se sont entendus sur un plan d’un montant total de 750 milliards d’euros, comprenant 390 milliards d’euros de subventions et 360 milliards de prêts.
Baisse de la prime de risque
«Grâce à cet accord, nous pensons que le risque d’une rupture européenne a encore diminué et que la croissance européenne devrait être soutenue à moyen terme. La prime de risque sur les actifs européens devrait donc également baisser, ce qui soutiendra les marchés», juge Esty Dwek, responsable des stratégies de marché de Natixis Investment Managers Solutions.
L’annonce de l’accord sur le plan de relance européen permet au rendement de l’obligation italienne à 10 ans de se détendre à 1,054% contre 1,093% lundi soir. Le taux à 10 ans de l’obligation espagnole recule pour sa part à 0,323% contre 0,355% lundi soir.
Certains décideurs de la Banque centrale européenne (BCE) s’alarment des risques d’effets de «second tour» via une boucle prix-salaires, après la hausse de l’inflation énergétique liée au conflit en Iran. Les hausses de salaires anticipées au travers du «wage tracker» publié mercredi resteraient pourtant a priori modérées.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
La première sous-gouverneure a été nommée par intérim, mais les investisseurs scrutent la désignation du successeur de Perry Warjiyo. Elle sera considérée comme un révélateur du niveau d’indépendance à venir de la banque centrale.
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