La confiance des ménages américains a fléchi davantage que prévu en juillet, alors que le regain de cas de coronavirus dans le pays inquiète les consommateurs, selon l'étude mensuelle du Conference Board publiée hier. L’indice de confiance des ménages de l’institut a reculé à 92,6 ce mois-ci, après son rebond à 98,3 en juin. Le consensus des économistes prévoyait un indice plus élevé ce mois-ci, à 94,3. Parmi les deux composantes de l’enquête, le sous-indice des conditions actuelles, qui mesure l'évaluation de la conjoncture par les ménages, a augmenté en juillet, à 94,2 contre 86,7 en juin. Le sous-indice des perspectives, qui évalue les attentes des ménages notamment en matière d’emploi et de revenus, a chuté à 91,5 en juillet, contre 106,1 en juin.
L’activité manufacturière dans plusieurs Etats de la façade atlantique américaine a connu une reprise plus soutenue que prévu en juillet, selon les chiffres publiés hier par la Réserve fédérale (Fed) de Richmond. L’indice composite de l’antenne régionale de la Fed s'établit à 10 en juillet contre 0 en juin. Les économistes tablaient en moyenne sur une reprise moins soutenue dans la région « Mid-Atlantic », avec un indice de 3. L’activité manufacturière dans la région donne des signes de stabilisation depuis la contraction record observée en avril avec un indice de -53. L’indice est revenu en juillet en territoire positif pour la première fois depuis mars.
Le Parti républicain a lancé les premières discussions sur son projet à 1.000 milliards de dollars. Un consensus avec les démocrates va être difficile à trouver.
La pandémie de Covid-19 a détruit plus d’un million d’emplois en Espagne au deuxième trimestre, en grande majorité dans les services et l’industrie touristique, selon les chiffres publiés hier par l’Institut national de la statistique (INE). Le taux de chômage a grimpé à 15,3% au deuxième trimestre contre 14,4% au premier, portant le nombre de chômeurs à 3,37 millions. Mais ce chiffre, qui représente une hausse de 55.000 chômeurs par rapport au trimestre précédent, est très nettement sous-évalué, car environ 1,1 million de personnes ont été classées «inactives», reconnaît l’INE. En outre, le nombre officiel de chômeurs n’inclut pas le nombre massif de personnes ayant été au chômage partiel ou technique durant ce deuxième trimestre. Le nombre de postes de travail a reculé d’un million, dont plus de 800.000 dans les services, secteur où le tourisme joue un rôle majeur. Le nombre d’heures travaillées a de son côté connu «une baisse sans précédent» de près de 23% par rapport au premier trimestre.
Le moral des exportateurs allemands s’est amélioré en juillet, en augmentant de 6,9 points après un repli de 2,2 points le mois précédent, à la faveur de la reprise économique dans de nombreux pays, a annoncé hier l’institut Ifo. «Un optimisme prudent se répand au sein des exportateurs allemands», écrit l’Ifo, ajoutant que le secteur automobile, qui a traversé des mois très difficiles, est l’un des principaux bénéficiaires de ce regain d’optimisme.
L’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu hier coupable de l’ensemble des sept chefs d’accusation de corruption le visant dans le cadre du scandale lié au fonds souverain malaisien 1MDB. Cette affaire est considérée comme un test pour le pays d’Asie du Sud-Est dans ses efforts pour endiguer la corruption et pourrait avoir d’importantes répercussions politiques. Najib Razak était accusé notamment de blanchiment d’argent, abus de pouvoir et abus de confiance pour avoir reçu illégalement près de 10 millions de dollars (8,5 millions d’euros) d’une filiale du fonds 1MDB. Il a nié toute malversation mais encourt des amendes et des peines d’emprisonnement de 15 ans à 20 ans pour chacun des actes d’accusation.
Le Sénat italien a approuvé hier, sur demande du président du Conseil Giuseppe Conte, la prolongation jusqu’au 15 octobre de l'état d’urgence sanitaire face à l'épidémie de coronavirus en Italie, qui accorde à l’exécutif des prérogatives renforcées. La prolongation a été adoptée par 157 voix contre 125, sur les 319 sièges que compte la chambre haute du Parlement italien. L'état d’urgence a été instauré en Italie pour une période initiale de six mois à partir du 31 janvier, après la confirmation de deux premiers cas de contamination à Rome.
L'équipementier automobile a annoncé hier avoir placé avec succès 700 millions d’euros d’obligations de maturité 2028 et 300 millions d’euros d’obligations de maturité 2025. Il a placé les premières à 3,75% et les obligations additionnelles 2025 à 97,50% du pair, soit un taux de rendement de 3,18%. Faurecia affectera le produit net de l'émission au refinancement de la totalité du prêt syndiqué de 800 millions d’euros signé le 10 avril 2020. Les liquidités restantes seront utilisées pour ses besoins de financement. Les obligations ont fait l’objet d’une demande d’admission sur Euronext Dublin. La date d'émission et de règlement-livraison des titres est prévue pour le 31 juillet 2020.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a validé hier le projet d’offre publique d’achat de Worldline sur Ingenico. L’AMF annoncera prochainement la date d’ouverture de l’offre. Celle-ci devra par ailleurs être validée par la Commission européenne. Selon les termes approuvés par les actionnaires de Worldline et par le conseil d’administration des deux groupes, les actionnaires d’Ingenico recevront au titre de l’offre principale 11 actions Worldline et 160,50 euros en numéraire pour sept actions apportées.
Le président chilien Sebastian Pinera a procédé mardi à un vaste remaniement gouvernemental, le deuxième en neuf mois, dans le but de resserrer la coalition au pouvoir après les remous suscités par une loi sur les retraites. Le chef de l’Etat, issu de la droite libérale, a renouvelé six postes ministériels, ceux de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères, de la Présidence, des Communications et des Affaires sociales. Malgré l’opposition de son gouvernement, Sebastian Pinera a promulgué vendredi une loi votée par le Congrès permettant aux Chiliens de retirer par anticipation 10% du capital de leurs fonds de retraite afin de faire face à la crise économique liée à l'épidémie de coronavirus.
Les ETF et ETP cotés en Europe sont repassés au-dessus de la barre des 1.000 milliards de dollars d’encours en juin, selon ETFGI. Ils ont enregistré des souscriptions nettes de 32,65 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année, dont 11,38 milliards de dollars en juin. C’est un montant inférieur aux 44,12 milliards de dollars engrangés au premier semestre 2019, mais cela reste positif alors que le début d’année a été marqué par la crise du coronavirus. Au premier semestre, la collecte a été dopée par les ETF et ETP obligataires, avec des souscriptions de 20,48 milliards de dollars, mais aussi par les produits de matières premières, qui ont drainé 15,16 milliards de dollars (contre seulement 3,13 milliards au premier semestre 2019). En revanche, les ETF/ETP actions ont vu sortir 1,8 milliard de dollars. Fin juin, 2.264 ETF et ETP de 69 fournisseurs étaient cotés sur 28 bourses de 23 pays.
Les républicains ont présenté au Sénat des Etats-Unis un nouveau plan de 1.000 milliards de dollars pour soutenir l’économie américaine dans sa lutte contre le coronavirus. Elaboré avec la Maison Blanche, il devra prendre le relais de plusieurs mesures exceptionnelles qui prennent fin le 31 juillet. Baptisé HEALTH Act, ce plan va devoir être discuté à la Chambre des représentants pour être adopté. Le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a qualifié ce projet de « totalement inadapté » et dénoncé le fait qu’il reviendrait à réduire de 30% les aides fédérales aux chômeurs, a rapporté l’agence Reuters. De son côté le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch Mc Connel a mis en avant le fait que le projet prévoyait le versement direct d’une allocation exceptionnelle de 1.200 dollars pour chaque Américain et contient des incitations pour favoriser la fabrication de matériel de protection pour le personnel soignant aux Etats-Unis, plutôt qu’en Chine. Ce projet propose aussi une protection juridique pour les entreprises, afin qu’elles ne soient pas exposées à des poursuites en cas de contamination de leurs salariés.
Selon la Banque de France, l'endettement brut des entreprises a augmenté de 17,8 milliards d'euros, un chiffre élevé mais bien inférieur aux 42,3 milliards du mois de mai.
Deutsche Bank a annoncé hier qu’elle ne financerait plus aucun nouveau projet d’exploration pétrolière dans la région arctique ni aucun projet d’exploitation de sables bitumineux dans le monde. La banque allemande s’est également engagée à cesser de financer des projets utilisant la fracturation hydraulique dans les pays confrontés à des problèmes d’approvisionnement en eau. D’ici à la fin de 2020, la banque passera en revue l’ensemble de ses activités dans le secteur du pétrole et du gaz, ainsi que les plans de transformation de ses clients énergéticiens actifs dans le secteur du charbon. Deutsche Bank a également annoncé qu’elle mettrait fin à ses activités de financement et de marché liées à l’extraction du charbon au plus tard en 2025.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en juin en France (hors Mayotte), la reprise de l’activité sur fond de poursuite de la levée progressive des restrictions leur ayant permis de retrouver une activité réduite, mais les effectifs cumulés des inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C ont atteint un pic historique, à 6,157 millions. Selon les données publiées hier par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 4,6% le mois dernier, soit 204.700 personnes de moins par rapport au mois de mai. Cette deuxième baisse mensuelle (après -3,3% en mai), la plus forte enregistrée sur un mois depuis le début de cette série statistique en 1996, n’a cependant pas permis d’effacer l’explosion du chômage enregistrée au cours des deux mois précédents sur fond de confinement généralisé en France (+7,1% en mars, +22,6% en avril) et le nombre d’inscrits en catégorie A reste très élevé, à 4,421 millions.
Le spécialiste américain des cartes de crédit a annoncé hier s’être associé à des acteurs industriels dans le développement d’un programme encourageant la fabrication de cartes ‘durables’ par tous les émetteurs de cartes dans le monde. Pour ce faire, un nouveau répertoire des matériaux et fournisseurs de produits de cartes de paiements durables a été élaboré. Il vise à aider toutes les institutions financières à faire le choix du durable, tout en favorisant l’innovation. Les offres de cartes de paiements durables de Mastercard sont désormais proposées aux consommateurs et disponibles dans plus d’une douzaine de pays. Plus de 60 institutions financières ont commencé à émettre des cartes conçues avec des matériaux approuvés, fabriqués à partir de plastiques recyclables, biosourcés, sans chlore et dégradables.
La Chine a annoncé hier avoir pris le contrôle des locaux du consulat américain de Chengdu, dans le sud-ouest du pays, après avoir ordonné vendredi la fermeture de cette représentation diplomatique en représailles à la fermeture du consulat chinois à Houston (Texas) décidée la semaine dernière par Washington. Ce dernier épisode marque une nouvelle escalade dans les tensions opposant les deux premières puissances économiques mondiales, dont les relations se sont détériorées depuis plusieurs mois à propos d’un éventail de sujets, dont le commerce, la pandémie liée au nouveau coronavirus et le contrôle accru de Pékin sur Hong Kong.
Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE), Michel Barnier, a estimé vendredi dernier lors d’une réunion à huis-clos avec les émissaires des Etats-membres qu’un nouvel accord avec la Grande-Bretagne était possible, ont rapporté hier des sources diplomatiques à l’agence Reuters. «Je reste convaincu qu’un accord équilibré et durable reste possible, même s’il est moins ambitieux», aurait-il déclaré. L’UE souhaite qu’un accord soit conclu au plus tard en octobre pour permettre de le ratifier avant fin 2020.
Le climat des affaires en Allemagne s’est encore amélioré en juillet après la progression record du mois précédent, suggérant que les entrepreneurs s’attendent à ce que la première économie d’Europe se remette du choc provoqué par le coronavirus si une deuxième vague d’infections est évitée. L’indice Ifo du climat des affaires, publié hier, est remonté à 90,5 ce mois-ci contre 86,3 (révisé) en juin. Les économistes attendaient une hausse de l’indice moins marquée, à 89,3. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur la situation actuelle a augmenté à 84,5 après 81,3 en juin et celui des anticipations à 97,0 contre 91,6.
Les cours du baril de pétrole brut ont terminé en hausse hier, soutenus par le repli du dollar. La récente faiblesse du billet vert «bénéficie à toutes les matières premières libellées en dollars et particulièrement au pétrole», commente Marshall Steeves, analyste du marché de l'énergie chez IHS Markit. La progression du baril est toutefois restée modeste compte tenu des inquiétudes persistantes sur le niveau de la demande liées à la pandémie et aux tensions avec la Chine. Le contrat sur le baril de brut léger américain WTI pour livraison en septembre a progressé de près de 0,8%và 41,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 7,3% en juin par rapport au mois précédent, à 206,9 milliards de dollars en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département américain du Commerce. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 5,4% par rapport à mai. Les commandes de biens d'équipement hors défense et aéronautique, considérées comme un indicateur des dépenses d’investissement des entreprises, se sont pour leur part inscrites en progression de 3,3% sur un mois en juin. En mai, les commandes de biens durables avaient progressé de 15,1% par rapport à avril, en données révisées, contre une augmentation précédemment estimée à 15,8%.
Worldline a surpris en émettant une Oceane en cours de séance. La société a su profiter d’une fenêtre extrêmement étroite pour s’assurer le succès de l’opération.
Le groupe américain de services et d'équipements pétroliers a annoncé vendredi la suppression d’environ 21.000 emplois suite à la réduction des investissements de ses clients en réponse à la forte baisse du prix des hydrocarbures. Schlumberger a comptabilisé 3,7 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) de charges de restructurations au deuxième trimestre, comprenant environ 1 milliard de dollars d’indemnités de licenciement. Il a enregistré une perte nette trimestrielle de 3,4 milliards de dollars (2,47 dollars par action) contre un bénéfice net de 492 millions (35 cents par action) un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a chuté de 35% sur un an à 5,4 milliards.
A la faveur de l’assouplissement progressif des mesures de confinement, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont augmenté de 13,8% le mois dernier, à 776.000 unités en données annualisées et ajustées des variations saisonnières, à comparer à un nombre révisé de 682.000 en mai, a indiqué vendredi le département du Commerce. Les ventes s’inscrivent en hausse de 6,9% par rapport à juin 2019. Le consensus des économistes prévoyait en moyenne une hausse de 3,8% à 702.000 unités en juin.
Trente milliards d’euros seront consacrés à la transition écologique, sur les 100 milliards du plan de relance de l'économie française qui sera présenté le 24 août par le gouvernement, a déclaré Bruno Le Maire au JDD. «Nous veillerons à ce que toutes les décisions de relance favorisent un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique et les innovations vertes. Le plan de relance sera un plan vert», assure le ministre. Dans son discours de politique générale prononcé devant l’Assemblée nationale le 15 juillet dernier, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé une somme de 20 milliards pour l'écologie.
L’activité économique dans la zone euro a renoué avec la croissance en juillet, selon les résultats préliminaires des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite (industrie + services) a grimpé à 54,8, après 48,5 en juin, repassant la barre de 50 qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. Le rebond est particulièrement marqué pour les services (55,1 après 48,3 en juin), mais aussi pour le secteur manufacturier (51,1 après 47,4). L’industrie allemande est sortie de la contraction pour la première fois depuis dix-neuf mois (PMI à 50,0 après 45,2 en juin), portant l’indice composite à 55,5. La France dépasse toutes les attentes avec des PMI de 57,8 dans les services et de 52,6 dans l’industrie (composite à 57,6).